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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Pollution à domicile


Un rapport montre les dangers de l’air que l’on respire au quotidien



De la salle de bains à la cuisine, du métro au bureau, l’air que nous respirons est pollué. “Le cocktail détonant” de substances chimiques présent dans l’air intérieur est tel “qu’on se doit d’ouvrir les fenêtres pour faire entrer de l’air de l’extérieur, pourtant réputé pollué” pour le rendre plus respirable, explique la sénatrice (Verts) Marie-Christine Blandin. Celle-ci a présenté hier un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Fruit d'un travail de deux ans, il dresse un état des lieux des risques auxquels nous nous exposons au quotidien.

3% des substances testées

Seules 3 000 substances chimiques sur les 103 000 recensées dans l’Union européenne, c’est-à-dire 3%, ont été testées avant leur mise sur le marché. La directive européenne Reach prévoit que 30 000 substances soient évaluées dans les onze ans à venir. “C’est lent”, déplore Marie-Christine Blandin, et les critères de sélection des 30 000 substances ne sont pas fondés sur leur toxicité, mais sur la date (après 1981) et la quantité (supérieure à une tonne) mise sur le marché. Alors que le nombre de cancers en France a augmenté de 63% ces vingt dernières années et que la cause de 35% d’entre eux reste inconnue, le rapport propose de développer la recherche en santé environnementale.

Prendre ses responsabilités

Pour la sénatrice du Nord, il faudrait notamment créer un registre national des cancers et réformer la “nébuleuse institutionnelle” des organismes qui veillent sur notre santé. Selon l’OMS, 24% des maladies sont causées par des expositions qui peuvent être évitées. Suivant ce constat, elle invite tout le monde à assumer ses responsabilités : les agences de veille, les industriels, mais aussi le citoyen. “Le but n’est pas d’entraîner une psychose, mais de contrebalancer le message de la publicité : les produits que nous utilisons nous facilitent la vie, mais ils ne sont pas anodins, il ne faut pas l’oublier.”




"Nous sommes constamment pollués de l’intérieur"

Stéphane Horel, La grande invasion. Enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne.

 
 

Y a-t-il un domaine de notre vie qui échappe à la pollution ?
Je ne pense pas. Elle est partout : dans l’air, les objets, la poussière, le sang, nos graisses… On en est imprégné. Et même plus, la pollution se transmet. Le bébé dans le ventre de sa mère n’est pas protégé contre la pollution à laquelle sa mère s’expose. La fameuse « barrière placentaire » ne bloque en réalité rien.  

Quels sont ces polluants ?
On compte 100 000 produits chimiques confondus sur le marché. Et seulement 1% dont la toxicité a été testée. Deux produits posent particulièrement problème. Les phtalates, notamment utilisés pour rendre souple le plastique. On les trouve aussi dans les cosmétiques, les jouets, les textiles. Une directive européenne interdit d’ailleurs leur utilisation dans les jouets destinés aux enfants de moins de trois ans. Ensuite, il y a le bisphénol-A, autre composant du plastique, présent dans les biberons pour bébé, les CD, le matériel de cuisine. Mais les composants des détergents, des peintures, des cartes de crédit, des rideaux de douche, des vernis présents dans les boîtes de conserve, des déodorants, des insecticides sont eux aussi toxiques. Plus un pays est riche, plus il est malade de sa richesse : on s’entoure d’objets qui sont autant de nouvelles sources de pollution.  

Quels sont leurs effets sur la santé ?
Ils modifient l’équilibre hormonal des personnes qui les ingurgitent ou qui vivent à leur contact. Soit tout le monde. On dit que ce sont des « perturbateurs endocriniens » qui, en plus, se dégagent dans l’air. On les soupçonne aussi d’être cancérigènes, bien qu’on ait pas de preuves définitives. Excepté l’amiante, les scientifiques n’ont pas fait de lien direct entre la consommation ou l’utilisation de ces produits et les cancers. Il n’en reste pas moins que les cancers, en France, ont augmenté de 63 % en 20 ans.Et les scientifiques évaluent à 35% le nombre de cancers liés à des facteurs environnementaux. Ces 30 dernières années, on a assisté en France à un boom des cancers du sein (une femme sur huit en a un) et des cancers des testicules. C’est même la première cause de cancer chez les hommes de 25-45 ans. De plus, depuis la seconde guerre mondiale, la fertilité des hommes a baissé de 50 %.

Au Danemark désormais, 6% des enfants sont conçus par aide médicale.
On note aussi des problèmes de développement du cerveau liés à la présence de plomb et de mercure dans certains produits qui nous entourent. C’est un véritable problème de santé publique.  D’autant qu’on ne connaît pas les effets sur notre corps du cocktail de substances toxiques présentes dans notre organisme...  

Peut-on purger notre corps de ces substances ?
Les phtalates par exemple sont éliminés par notre organisme en quelques jours. Mais comme l’exposition à ces substances est constante, nous sommes constamment pollués de l’intérieur !  

Quels gestes accomplir au quotidien pour diminuer son exposition à la pollution ?
Ouvrir ses fenêtres et jeter ses détergents, eau de javel comprise, pour utiliser des nettoyants écologiques ou -plus simple et beaucoup moins cher- du vinaigre blanc. C’est un excellent désinfectant et détartrant. Pour les cosmétiques, il faut utiliser des produits bio, sans parabens, autres perturbateurs endocriniens toxiques pour le système reproducteur, qui passent directement à travers la peau dans le sang.  

De quand date la prise de conscience de la dangerosité de ces produits ?
Ça remonte à 1962, quand est paru « Printemps silencieux » de Rachèle Carson. Dans ce livre, l’Américaine pointait du doigt le DDT, pesticide très répandu à l’époque et qui a stérilisé des populations entières d’animaux aux Etats-Unis. Ensuite, en 1991, des scientifiques ont annoncé que les polluants trouvés dans les produits de consommation courante avaient un impact sur notre système hormonal. En France, aucun organisme ne teste la toxicité des produits.


"La liste des ingrédients suspects est très longue"

Laurence Wittner, auteur du Palmarès 2008 des cosmétiques, revient sur les ingrédients toxiques contenus dans les produits de beauté.


Laurence Wittner est journaliste, auteur du Palmarès 2008 des cosmétiques
 
Laurence Wittner est journaliste, auteur du Palmarès 2008 des cosmétiques
 

Le Palmarès 2008 des cosmétiques passe à la loupe plus de 1 500 produits d’hygiène et de beauté. Un critère « principe de précaution » basé sur une liste d’ingrédients toxique a notamment été pris en compte. Editions Leduc.s, 23 euros.

 

 

Quels sont les principaux ingrédients nocifs utilisés dans les cosmétiques ?
Les parabens - des conservateurs ­- ont beaucoup été incriminés. Une étude anglaise avait relié leur utilisation à des cas de cancers du sein. Ils auraient également une activité de type hormonal et agiraient donc sur le système de reproduction. Cependant, cette étude a été décriée et ce ne sont pas eux que j’incriminerais en premier. Un autre conservateur, le formaldéhyde, cancérigène par inhalation, est bien plus dangereux. Son utilisation est interdite sauf pour quelques produits comme les durcisseurs d’ongle. Le problème est que les libérateurs de formaldéhyde, des composants qui produisent du formaldéhyde au contact de l’eau, sont, eux, toujours autorisés. Il s’agit des substances suivantes : 2-bromo-2-nitropropane-1.3-diol, diazolidinyl urea, DMDM hydantoin, Imidazolidinyl urea et Quaternium-15. On les trouve essentiellement dans les gels douches, les shampoings et les produits pour bébé. Les sels d’aluminium utilisés dans les anti-transpirants sont aussi sur le banc des accusés. Ils bouchent les glandes sudoripares, qui ont une fonction essentielle dans l’organisme. De plus, il y a des doutes sur une éventuelle relation avec l’apparition de la maladie d’Alzheimer. La liste des ingrédients suspects est très longue. Cependant, il ne faut pas être trop anxiogène non plus. On ne va pas mourir de l’utilisation de cosmétiques.

Quel type de cosmétique concentre le plus de produits toxiques ?
Les teintures capillaires sont particulièrement agressives. Pour tenir, les couleurs font appel à des composants allergènes, cancérogènes et toxiques. Il y a d’ailleurs beaucoup de cas de cancers chez les coiffeurs. Tous les colorants capillaires sont actuellement en cours de réévaluation au niveau des risques sanitaires.

Quelle est la réponse des fabricants ?
On peut constater une vraie évolution des marques. La plupart travaille à l’amélioration de leur formule pour trouver des alternatives aux ingrédients toxiques. On va dans le bon sens. Mais, ces solutions demandent des efforts considérables aux industriels. Il est très compliqué d’assurer la stabilité d’un produit et les solutions peuvent s’avérer très coûteuses.

Les cosmétiques labellisés biologiques sont-ils exempts de tout risque ?
Prendre des cosmétiques bio permet d’échapper à un certain nombre de risque. Il reste toujours des ingrédients critiquables mais les marques bio s’interdisent d’utiliser les plus toxiques. C’est un bon repère pour les consommateurs même si le label bio ne garantit pas l’efficacité d’une crème.


Les plantes dépolluantes

Ajouter une touche de vert chez soi peut aider à améliorer la qualité de l'air que l'on respire tous les jours


Le spathiphyllum a une grande capacité à filtrer l'air.
 
Le spathiphyllum a une grande capacité à filtrer l'air. Photo: Dessins de D. Klecka, dans "Les plantes dépolluantes".
 "Les plantes dépolluantes", par Geneviève Chaudet et Ariane Boixière, rustica éditions, 15 euros.
"Les plantes dépolluantes", par Geneviève Chaudet et Ariane Boixière, rustica éditions, 15 euros.


La nature ne finira jamais de nous étonner. Depuis le milieu des années 1970, quand la Nasa (l’administration spatiale américaine) a commencé à étudier la qualité de l’air à l’intérieur des engins spatiaux habités, les chercheurs se sont très vite intéressés aux qualités dépolluantes des plantes. Les feuilles et surtout les racines et les microorganismes présents dans le substrat terreux fonctionnent en effet comme des filtres. On parle alors de bioépuration : « c’est une façon d’améliorer la qualité de l’air grâce aux phénomènes biologiques », explique Geneviève Chaudet, paysagiste d’intérieur, à l’origine de l’association Plant’airpur. Benzènes, trichloréthylènes, formaldéhydes, monoxyde de carbone et ammoniac sont parmi les milliers de substances toxiques que nous inhalons dans nos maisons alors que nous nous croyons à l’abri de la pollution de nos villes. Ces substances sont partout, dans les peintures, les colles, les meubles, les moquettes, les produits d’entretien…. « Même si on ne sent pas forcément la différence, introduire des plantes chez soi est un geste parmi d’autres qui contribue à améliorer la qualité de l’air que nous respirons chez nous ».

A chaque pièce sa plante
Chaque sorte de plante a sa spécialité : il y en a qui absorbent bien le benzène, d’autres l’ammoniac ou les formaldéhydes. « Selon leurs usages, les pièces de nos habitations contiennent des polluants différents », explique Geneviève Chaudet. On peut alors essayer de choisir la plante la plus adaptée à chaque pièce. La Gerbera sera par exemple adaptée à la cuisine pour lutter contre la pollution engendrée par les produits d’entretien, la fumée de cigarettes et les parfums d’ambiance. Puis il y a les champions de la dépuration, comme la Dracena marginata, l’Aréca et le Spathiphyllum, qui sont extrêmement actives. Et dans la chambre à coucher ? « La plante respire comme un être humain, la nuit elle rejette du gaz carbonique, mais c’est une quantité infime, explique Geneviève. Par contre, grâce à la photosynthèse, avec la lumière du jour, elle absorbe le CO2 et rejette de l’oxygène, ce qui est un vrai plus, surtout quand on n’aère pas suffisamment nos pièces.»

Avez-vous la main verte ?
Si vous doutez de votre capacité à vous occuper de ces bijoux de la nature, Geneviève se veut rassurante : « La main verte dépend de la connaissance que nous avons des plantes. Il suffit de connaître les besoins en eau, en lumière et la température adaptée à chaque plante pour bien réussir ». La bonne santé des plantes est par ailleurs très importante : « Si vous constatez qu’une plante a des parasites il est parfois plus indiqué de s’en séparer, même si l’on y tient beaucoup, plutôt que d'essayer d’y remédier à tout prix par des pesticides, par exemple », conclut-elle.

 

 



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M
Eh oui, Spathiphyllum trône déjà dans mon salon depuis un an. En plus, c'est une brave plante.
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