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Bans publics pour mariages mixtes
Une cérémonie symbolique et « militante ». Le collectif des « amoureux au ban public » met en scène ce soir les mariages fictifs d'une dizaine de couples mixtes. « Il s'agit de mettre un coup de projecteur sur ces étrangers en couple avec des Français, qui vivent des situations administratives de plus en plus insupportables », dénonce la Cimade, association qui a créé le collectif des « amoureux ».
Florence (1), juriste à Vaulx-en-Velin, a fait l'an dernier une demande de mariage à Villefontaine (Isère). Et, à défaut du maire, c'est devant la police que son compagnon algérien s'est retrouvé. « Le mariage n'est pourtant pas soumis à la régularité des gens », rappelle la Cimade. « Mais aujourd'hui, une enquête est presque systématiquement ouverte dès qu'une des personnes du couple est étrangère, en situation irrégulière ou non », constate Sandrine Pedro-Rodriguez. Avocate à Lyon, elle vient de créer un groupe de travail spécifique, au sein de la commission des droits des étrangers. « Mais il ne faut pas croire qu'après le mariage, la galère s'arrête », ajoute Béatrice. Enceinte de neuf mois, elle est restée la journée de lundi à la préfecture avec Medoune, son mari sénégalais, pour l'obtention d'un troisième titre de séjour. « Je dois l'accompagner pour justifier de notre union. On a le sentiment d'être des criminels », résume-t-elle. Ce soir, plusieurs élus de la gauche joueront les témoins des couples. « Aucun élu UMP n'a répondu à l'invitation », précise la Cimade, qui traite en ce moment les dossiers de 70 couples mixtes à Lyon.
Dalya Daoud - ©2008 20 minutes
C'est l'entreprise la plus riche de France. Total a dégagé en 2007 un bénéfice de 12,2 milliards d'euros. Et ce, malgré une devise américaine faible qui a désavantagé les ventes. Comme ses concurrents, le quatrième pétrolier mondial a profité de la flambée du baril, qui a franchi la barre des 100 dollars à New York en janvier. Pourfendeuse habituelle de Total, l'UFC-Que Choisir a immédiatement exigé une hausse de son impôt. « Les consommateurs font face à une inflation continue de la facture de carburant », a dénoncé l'association de consommateurs, reprochant à Total de trop chouchouter ses actionnaires et de ne pas investir suffisamment dans le raffinage, la production, les biocarburants et les énergies propres.
« Si les pétroliers rendent beaucoup leurs profits aux actionnaires, c'est qu'ils n'ont plus accès qu'à 18 % des lieux de production dans le monde à cause de la montée des nationalismes pétroliers et des turbulences géopolitiques », explique Jean-Marie Chevalier, auteur des Batailles de l'énergie. Autrement dit, Total ne peut investir ses bénéfices dans la production car les sites à exploiter sont trop peu nombreux. « On dénonce les profits des pétroliers, mais les banques et les fonds d'investissement gagnent aussi beaucoup d'argent grâce à l'or noir », rappelle par ailleurs Jean-Marie Chevalier.
Angeline Benoit - ©2008 20 minutes
Pour la première interview de la première dame de France, L'Express orchestre une promo de première autour de son exclusivité. Carla Bruni-Sarkozy - qui a choisi pour l'occasion ce double patronyme - s'y livre à son ami de six ans Christophe Barbier, directeur de la rédaction. Le contrôle exceptionnel qu'elle a pu exercer sur l'entretien ne l'a pas préservée d'une belle gaffe.
· Contrôle La semaine dernière, intervieweur et interviewée se sont vus tous les jours. « Cinq heures, plus des textos et des coups de fil pour nuancer », précise Christophe Barbier. Pour lui, « cette minutie s'accepte pour une première interview mondiale. Je suis peut-être trop dans l'empathie, mais la proximité était nécessaire pour obtenir l'interview. » Carla Bruni lui a juré que son président d'époux n'avait pas demandé de droit de regard.
· Gaffe Et la bourde survint : « Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ? », lâche Carla à propos du site du Nouvel Observateur (attaqué au pénal par Nicolas Sarkozy pour avoir publié un texto du Président à Cécilia Sarkozy). Son interlocuteur ne relève pas l'excès - « ce n'est pas mon rôle ». Mais dès mardi soir, Jean-Michel Aphatie s'émeut des mots malheureux sur Canal+. Devant sa télé, Carla s'inquiète, et envoie tout de suite des excuses écrites à L'Obs pour publication sur lexpress.fr. Christophe Barbier s'exécute à minuit quinze.
· Buzz Communiqué de presse, « making-of » vidéo sur le site, la promo a été en grande partie assurée par Christophe Barbier, qui a couru les télés (« Grand Journal » et « Edition spéciale » de Canal+, Fogiel sur M6, plateaux sur LCI, Direct 8 et France 2, interview dans son bureau pour « C dans l'air » sur France 5). L'Express, qui a aussi avancé sa date de parution à hier au lieu d'aujourd'hui, devrait se vendre comme des petits pains : au moins 100 000 exemplaires en kiosque, contre 82 000 en moyenne.
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"Les actes et les activités des autorités intérimaires du Kosovo qui proclament l'indépendance unilatérale sont annulés (par le gouvernement) parce qu'ils violent la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Serbie", a indiqué le gouvernement.
Cette annulation à l'avance intervient alors que le Parlement kosovar doit se réunir vendredi pour approuver une procédure d'adoption rapide des lois liées à l'indépendance.
Elle revêt toutefois un caractère symbolique et n'aura, à l'évidence, aucune conséquence sur la décision des dirigeants kosovars albanais de proclamer, dimanche ou lundi, l'indépendance de la province du sud de la Serbie, dont la population est en grande majorité albanaise.
Belgrade a manifesté aussi son opposition au projet de l'Union européenne (UE) d'envoyer une mission au Kosovo pour "encadrer" la prochaine indépendance le qualifiant d'"illégal".
"Les décisions (de l'UE) n'ont aucun fondement légal et n'imposent pas d'obligations à la Serbie à l'égard de l'Union européenne", a souligné le gouvernement serbe.
"Nous avons des relations saines avec l'UE et notre querelle ne porte que sur un point concret", a toutefois précisé le Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica au cours d'une conférence de presse.
Le gouvernement s'est réuni alors que la Serbie et son alliée traditionnelle, la Russie, ont obtenu une réunion jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Kosovo.
Avant cette réunion, le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'"immoral et illégal" tout soutien à une indépendance "unilatérale" du Kosovo que les Etats-Unis et les principaux pays de l'UE devraient rapidement reconnaître.
"Nous avons déjà des réponses toutes prêtes, et nous savons ce que nous ferons", a mis en garde M. Poutine sans donner de précisions.
"Nous ne sommes pas très optimistes sur l'issue de la réunion du Conseil de sécurité", a toutefois admis le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Avant la réunion du gouvernement serbe, M. Kostunica avait indiqué que les autorités serbes travaillaient "constamment" sur les mesures que la Serbie va prendre après la proclamation de l'indépendance du Kosovo.
Le Parlement serbe a adopté récemment un "plan d'action" dont les détails sont toutefois restés secrets.
La Serbie ne devrait avoir recours ni à l'option militaire ni à un blocus économique contre un Kosovo indépendant, a indiqué sous couvert de l'anonymat une source proche du gouvernement. Contournable par les autorités kosovares, le blocus risquerait surtout de frapper les Serbes (environ 100.000) qui vivent dans la province, a expliqué cette source.
Mais la Serbie devrait revoir ses relations diplomatiques avec les pays qui reconnaîtront l'indépendance du Kosovo et une rupture avec les Etats-Unis, n'est pas écartée, selon la même source.
"La Serbie fera tout ce que ferait n'importe quel pays qui a un minimum de dignité", a dit M. Kostunica.
Comme pour apaiser à l'avance la colère serbe, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a tendu la main à la Serbie et déclaré que les Etats-Unis souhaitaient "être de bons partenaires" de la Serbie.
Alors que des incidents sont à craindre après la proclamation d'indépendance, Belgrade a voulu rassurer les Serbes restés au Kosovo après le conflit de 1998-1999.
"La Serbie fera tout pour protéger tous les aspects de leur vie, y compris leur sécurité", a dit M. Kostunica.
La partie nord du Kosovo, où les Serbes sont majoritaires, devrait faire sécession ou demander son rattachement à la Serbie après la proclamation d'indépendance.
© 2008 AFP
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"Le soutien à une déclaration unilatérale du Kosovo est immorale et illégale", a-t-il déclaré lors de sa dernière conférence de presse annuelle avant son départ du Kremlin en mai.
La Russie a demandé une réunion d'urgence du Conseil pour jeudi, sur l'indépendance imminente du Kosovo, en se disant toutefois peu optimiste sur son issue, après une rencontre avec l'Union européenne en Slovénie marquée par les "divergences radicales" des deux camps.
© 2008 AFP
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