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Moscou est un des premiers à réagir. La Russie veut que la mission de l'ONU au Kosovo (Minuk) déclare «nulle et non avenue» la proclamation unilatérale d'indépendance de la province, a déclaré dimanche l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine, avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité convoquée à sa demande.
L'indépendance du Kosovo a également fait réagir l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Ces deux régions séparatistes pro-russes de Géorgie, ont immédiatement annoncé qu'elles allaient demander à la Russie et à l'Onu de reconnaître leur indépendance.
Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana a appelé dimanche «tout le monde à agir calmement et de façon responsable», et s'est dit «convaincu» que les dirigeants kosovars seraient «à la hauteur de leurs responsabilités».
La Slovénie, qui assume la présidence semestrielle de l'Union européenne (UE), a appelé dimanche soir toutes les parties impliquées au Kosovo à se comporter «de manière responsable» et à «éviter toute forme de violence». «La déclaration d'indépendance du Kosovo n'était pas une surprise. Elle est intervenue après que toutes les possibilités d'une solution négociée eurent été épuisées», a souligné le Premier ministre slovène, Janez Jansa, dans un communiqué.
Rome «prend acte» de la déclaration d'indépendance du Kosovo, mais «prendra le temps de l'évaluer» avec ses partenaires européens à Bruxelles lundi, appelant Serbie et Kosovo à la «modération». Réaction en termes quasiment identiques pour Washington et Berlin.
Côté français, le PCF a accusé la France et des pays de l'Union européenne de «jouer avec le feu» en s'apprêtant à reconnaître l'indépendance du Kosovo, ce qui fait selon lui «prendre des risques énormes» pour la stabilité en Europe.
"Sur le Kosovo, notre position est que son statut doit être réglé afin que les Balkans soient stables", a déclaré M. Bush lors d'une conférence de presse à Dar es Salaam, où il est arrivé samedi dans le cadre d'une tournée en Afrique.
"Deuxièmement, nous avons fermement soutenu le plan Ahtisaari", a rappelé le président américain en référence au plan du médiateur de l'ONU Martti Ahtisaari, qui avait recommandé une indépendance sous supervision internationale pour le Kosovo. "Troisièmement, nous sommes encouragés par le fait que le gouvernement du Kosovo a clairement proclamé sa volonté et son désir de soutenir les droits des Serbes au Kosovo", a-t-il ajouté.
"Nous croyons également qu'il est dans l'intérêt des Serbes d'être alignés sur l'Europe. Et le peuple serbe peut savoir qu'il a un ami en Amérique", a poursuivi M. Bush. "Les Etats-Unis continueront de travailler avec nos alliés du mieux que nous pouvons pour être sûrs qu'il n'y ait pas de violences". Interrogé par les journalistes sur le point de savoir si les Etats-Unis reconnaîtraient ou non l'indépendance du Kosovo, le président américain a simplement répondu: "je vous suggère d'étudier le plan Ahtisaari".
© 2008 AFP
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Un homme de 37 ans, qui aurait insulté samedi à Metz le capitaine marocain de l'équipe de Valenciennes (L1), Abdeslam Ouaddou, est poursuivi (BIEN: poursuivi) pour "injures publiques à caractère racial" et a été placé sous contrôle judiciaire, a indiqué lundi le parquet de Metz.
M. C.H., un agent d'insertion demeurant à Woippy (Moselle), a également été interdit de stade jusqu'à nouvel ordre par le juge des libertés, a précisé Emmanuel Dupic, substitut du procureur de la République.
Entendu dans la matinée pendant 45 minutes à la cité judiciaire de Metz, cet homme comparaîtra le 18 mars devant le tribunal correctionnel de la ville, a ajouté M. Dupic.
Par ailleurs, deux autres spectateurs, auteurs présumés du caillassage d'un bus de supporteurs nordistes, comparaîtront à 16H00 devant le tribunal correctionnel de Metz, accusés de violences en réunion avec armes et de dégradations, a indiqué une autre source judiciaire.
Abdeslam Ouaddou, défenseur international marocain de Valenciennes, a porté plainte à l'issue du match contre son contempteur présumé qui l'aurait insulté pendant la première mi-temps du match Metz-Valenciennes (2-1), l'affaire soulevant par la suite une vague de protestations.
Le FC Metz, déjà sous la menace d'un match à huis clos après les débordements ayant marqué le 6 octobre le derby de l'Est perdu contre Strasbourg, a porté plainte dimanche.
La garde des Sceaux, Rachida Dati, a fustigé lundi sur Canal+ un comportement "absolument inacceptable, de surcroît dans une enceinte sportive".
Mme Dati a rappelé avoir "créé des pôles anti-discrimination" et "donné des instructions claires à tous les parquets" pour que ce type d'infraction soit réprimé.
© 2008 AFP
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Trente-trois personnes sur les 37 "ciblées" par les enquêteurs, ont été interpellées à Villiers, Sarcelles, Arnouville-lès-Gonesse et en Seine-Saint-Denis, selon un bilan de la police, confirmé en fin de matinée par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.
"Je n'ai jamais vu une opération de police de cette envergure", a commenté la procureure de Pontoise Marie-Thérèse de Givry devant la presse. "Je ne pense pas qu'il y aura trop de traumatisme dans la cité", celle de "derrière les murs de Monseigneur" à Villiers, cible principale des policiers.
"J'espère, a-t-elle ajouté, que les habitants comprendront que nous sommes là pour rétablir l'ordre et la paix".
Environ 1.000 policiers du RAID, de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), de la police judiciaire de Versailles et d'Ile-de-France, notamment, ont participé à cette opération, suivie par de nombreux médias .
Si Mme Alliot-Marie a salué cette "très belle opération" de police, elle a regretté devant la presse "que des fuites aient conduit à (sa) médiatisation importante".
L'Unsa-police (premier syndicat de police) a dénoncé lui aussi la "surmédiatisation" et ses conséquences qui "mettent en danger la sécurité des fonctionnaires intervenant pour faire leur travail".
Le maire de Villiers-le-Bel Didier Vaillant (PS) a vivement regretté n'avoir été prévenu qu'"après les médias" et seulement à "06H02".
L'ancienne candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal s'est elle aussi insurgée contre cette "opération policière médiatisée" avant les municipales, tandis que François Bayrou, président du MoDem, a appelé à "ne pas mélanger la justice et la mise en scène".
A 6H00, des membres des CRS, du RAID et de la PJ ont pénétré dans une dizaine d'immeubles à Villiers, par petits groupes de trente, selon un journaliste de l'AFP. Quatre à cinq d'entre eux attendaient au pied de chaque immeuble, tandis que leurs collègues montaient dans les étages.
Ce déploiement massif s'est déroulé silencieusement. A la sortie des immeubles, ceux qui partaient à leur travail étaient éberlués de tomber nez à nez avec des policiers.
Le véhicule de la brigade de recherche et d'intervention (BRI -"anti-gang") de la police judiciaire, surnommé "Robocop", n'était pas sur les lieux, a-t-on affirmé de source policière, contrairement à de premières informations en ce sens données par d'autres sources policières.
Du 25 au 27 novembre 2007, Villiers avait connu des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre après la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini moto et une voiture de police.
Ces violences avaient fait 119 blessés parmi les policiers, dont cinq graves, selon le ministère de la Justice. Plusieurs dizaines d'entre eux avaient été blessés par du plomb et de la grenaille tirés notamment avec des fusils de chasse.
Selon des sources proches de l'enquête, au moins trois témoignages anonymes ont permis aux enquêteurs de cibler dans un premier temps deux frères, domiciliés à Villiers. Ils ont été surveillés, mais, selon ces mêmes sources, ces deux suspects, qui feraient partie des objectifs de l'opération de lundi, ont été très discrets.
"Mettez les moyens que vous voulez (...) ça ne peut pas rester impuni", avait lancé aux policiers Nicolas Sarkozy.
© 2008 AFP
Ils dénoncent les interpellations de sans-papiers à proximité de leurs locaux. Vendredi matin, une trentaine de militants de la Cimade et du Casas, deux associations d'aide aux étrangers en situation irrégulière, ont manifesté quai Saint-Nicolas à Strasbourg. « La police profite de nos permanences pour contrôler les gens qui viennent nous voir, peste Françoise Poujoulet, déléguée régionale de la Cimade. Quand on en parle aux autorités, on nous répond qu'il n'existe pas de zones de non-droit. »
Au moins 26 personnes auraient été arrêtées ainsi au cours des derniers mois. Résultat : « Les gens ont peur et hésitent à nous voir, explique Françoise Poujoulet. Nous sommes obligés de traiter leurs dossiers par téléphone, ce qui est moins efficace qu'un entretien. »