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Le procureur, Béatrice Bossard, a également requis un an d'interdiction des droits civiques à l'encontre de ce jeune homme de 26 ans, fondateur d'un groupuscule qui avait été dissout par décret présidentiel du 28 juillet 2006.
Or, d'après l'accusation, Tribu Ka s'est aussitôt rebaptisé "Génération Kemi Seba" et a poursuivi ses activités jusqu'en mars 2007 en appelant ses adhérents à des rassemblements ou en conviant la presse à des réunions.
Stellio Capochichi était poursuivi pour "participation au maintien ou à la reconstitution ouverte ou déguisée d'un groupement dissout en application de la loi du 10 janvier 1936", un texte réprimant les organisations incitant à la haine raciale.
La dissolution de Tribu Ka avait été décidée sur proposition de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, à la suite des incidents à caractère antisémite du 28 mai 2006 à Paris, lorsque quelques membres de Tribu Ka avaient manifesté rue des Rosiers, au coeur du quartier juif.
Le meurtre d'Ilan Halimi en janvier de cette année-là a surgi en toile de fond au procès, lorsque M. Capochichi a expliqué que cette "descente" avait été décidée après les violences dont des jeunes noirs avaient été victimes peu auparavant, selon lui, lors d'une cérémonie en hommage à Halimi.
A en croire le prévenu, ce jour-là rue des Rosiers "il n'y avait eu aucune menace, aucun propos antisémite". "Si cela avait été le cas nous aurions été condamnés pour cela", a soutenu M. Capochichi.
Devant une soixantaine de supporteurs de sa cause, il s'est défendu d'être antisémite mais a affirmé mener un combat contre le sionisme, synonyme selon lui de colonialisme.
Le jugement a été mis en délibéré au 1er avril.
AFP