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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Dmitri Medvedev "sur la voie tracée par le président Poutine"


Le prochain président russe Dmitri Medvedev a promis de poursuivre la politique de son mentor, Vladimir Poutine, au lendemain de son écrasante victoire électorale, que les observateurs occidentaux jugent entachée d'entorses aux règles démocratiques.

Sitôt les résultats officiels proclamés, le lauréat, flanqué de celui auquel il succédera le 7 mai, s'est engagé à "poursuivre sur la voie tracée par le président Poutine", avec lequel il formera un attelage inédit.

Après dépouillement de 99,45% des voix, Medvedev était crédité de 70,23%, selon la commission électorale. Du fait d'une mobilisation plus importante, il a ainsi recueilli davantage de suffrages que son prédécesseur. La participation a atteint 69,65%.

Le Suisse Andreas Gross, chef de file de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a vu dans ce résultat "le reflet de la volonté d'un électorat dont le potentiel démocratique n'a malheureusement pas été exploité".

"Nous pensons que cette élection n'a pas été libre", a a-t-il insisté lors d'une conférence de presse.

Soucieux d'améliorer leurs relations avec Moscou après le coup de froid de ces dernières années, les pays occidentaux se sont globalement abstenus de toute critique.

"Il est de l'intérêt de la Russie et des Etats-Unis de travailler ensemble dans des domaines d'intérêt commun tels que la non-prolifération, le contre-terrorisme et la lutte contre la criminalité transnationale", a déclaré Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison blanche, ajoutant que les Etats-Unis étaient impatients de mettre cette position en pratique.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, s'est dit convaincu que la Russie de Medvedev saurait renforcer ses liens avec Bruxelles.

L'Allemagne a toutefois regretté quelques entorses aux critères démocratiques et constitutionnelles et a déploré l'incapacité des observateurs étrangers à opérer librement.

"Que devrais-je faire ? Dois-je demander aux membres de la CEC de travailler nus ?", s'est interrogé Vladimir Tchourov, président de la commission électorale (CEC), balayant les critiques.

"PROLONGEMENT DIRECT"

Medvedev, qui deviendra à 42 ans le plus jeune dirigeant russe depuis le tsar Nicolas II, a formellement demandé à Poutine de prendre la tête du gouvernement. La constitution lui interdisait de briguer un troisième mandat consécutif.

"Je pense que (mon mandat) sera un prolongement direct", a déclaré le futur chef de l'Etat, évoquant la présidence de Poutine, qui a notamment été marquée par une concentration des pouvoirs et une fermeté accrue à l'égard des puissances occidentales.

"Je suis convaincu que Dmitri Anatolievitch (Medvedev) sera fidèle aux attentes et fera tout pour poursuivre notre travail de consolidation du pays et de son économie", a quant à lui déclaré Poutine, s'adressant lundi aux membres du gouvernement.

Signe que Moscou n'a pas l'intention d'assouplir sa politique énergétique, le géant russe Gazprom, dont le conseil d'administration est présidé par Medvedev, a réduit lundi d'un quart ses livraisons de gaz à l'Ukraine, en raison d'une dette contractée par cette dernière.

Gazprom s'est engagé à ce que ses exportations vers l'Europe ne soient pas affectées. Un quart des livraisons de gaz vers l'Europe transitent via l'Ukraine.

"PRÉSIDENT APPARENT"

Les deux têtes de l'exécutif procèderont ensemble au remaniement du gouvernement, mais la politique étrangère restera du domaine du chef de l'Etat, a assuré Medvedev, écartant l'idée selon laquelle Poutine continuera à tirer les ficelles.

Certains observateurs, comme Georgui Satarov, conseiller de l'ancien président Boris Eltsine et membre du groupe de réflexion Indem, parient d'ailleurs sur son effacement à terme.

"Une fois qu'ils seront convaincus que tout est stable, Poutine laissera sa place à quelqu'un d'autre", prédit-il.

Les détracteurs de ce nouvel attelage, qui n'ont pu bénéficier de la même couverture médiatique que Medvedev crient, quant à eux, à la mascarade et ont invité leurs partisans à manifester lundi dans la capitale et à Saint-Pétersbourg.

La police russe anti-émeutes a arrêté plusieurs dizaines de manifestants qui tentaient de participer à un rassemblement non autorisé dans la capitale, ont rapporté des journalistes de Reuters.

Guennadi Ziouganov, candidat du Parti communiste et plus proche rival de Medvedev, crédité de 17,76% des suffrages, s'est dit satisfait de son score, mais a annoncé qu'il allait engager une action en justice en raison des fraudes qui ont selon lui entaché le scrutin.

La presse salue pour sa part une victoire sans surprise, que les titres proches de l'opposition considèrent comme une simple formalité.

"Jamais nous n'avons eu campagne moins imaginative", déplore Pavel Vochtchaniov, éditorialiste de la Novaïa Gazeta. "On peut seulement dire qu'une apparence d'élection a eu lieu pour élire un apparent président", ajoute-t-il.

L'Express.fr

Version française Jean-Philippe Lefief

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