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Le soldat français disparu au Soudan était grièvement blessé lorsqu'il a d'abord été découvert, puis abandonné, par des nomades du Darfour, ne décédant que par la suite, a rapporté jeudi un porte-parole militaire soudanais.
Le sergent français de l'Eufor, la force européenne au Tchad, avait disparu après un accrochage lundi avec l'armée soudanaise, s'étant retrouvé par mégarde au Darfour, dans l'ouest du Soudan, selon l'Eufor.
Selon le porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Khalid al-Sawarmi, le soldat français avait été découvert vivant lundi par des nomades arabes qui l'ont abandonné, faute d'avoir pu communiquer avec lui.
"Il était vivant et il marchait, grièvement blessé. Ils ont tenté de l'aider mais a surgi un problème de langue. C'était le jour de l'affrontement", a-t-il dit à l'AFP.
Ce ne serait que plus tard que ces nomades de l'ouest du Darfour, région en proie à la guerre civile, ont retrouvé son corps, à 4 km à l'ouest du village d'Abou Jaradil, en direction de la frontière tchadienne.
Toujours selon ce porte-parole, quatre nomades qui ont alors tenté de transporter sa dépouille ont été tués dans l'explosion d'une grenade accrochée à son uniforme.
"Ils l'ont retrouvé mort et ont tenté de porter son corps. C'est à ce moment que la grenade a explosé, tuant quatre personnes", a-t-il dit.
La dépouille du soldat a ensuite été transférée à Khartoum.
Le Soudan avait confirmé mercredi qu'un corps retrouvé au Darfour était celui "du soldat disparu".
"Nous pouvons confirmer que le soldat porté disparu a été retrouvé mort près de la frontière commune entre le Tchad et le Soudan", avait annoncé Ali al-Sadiq, porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères.
Le ministère français de la Défense a indiqué jeudi espérer une identification "formelle" du corps dans la journée.
Un diplomate européen a indiqué à l'AFP qu'une équipe de médico-légale de l'Eufor, basée au Tchad, devrait arriver jeudi à Khartoum.
M. Sadiq avait indiqué plus tôt à l'AFP: "oui, c'est un Français (...) et il sera rapatrié vers la France".
Des diplomates européens, qui ont été en contact avec les autorités soudanaises, ont précisé qu'une cérémonie pour le rapatriement était en préparation pour vendredi avant le départ par avion du corps.
Selon l'Eufor, deux militaires français en mission de reconnaissance avaient pénétré par erreur à bord d'un véhicule tout terrain au Darfour, déclenchant un échange de tirs avec les autorités locales. Leur identité n'a pas été révélée.
L'Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de police de l'ONU, des centaines de milliers de réfugiés soudanais du Darfour et de personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique.
En cinq ans, le conflit au Darfour a fait près de 200.000 morts, selon des organisations internationales, et plus de deux millions de déplacés. Khartoum conteste ce bilan et chiffre le nombre des victimes à 9.000.
L'Eufor, dont le déploiement a été retardé par l'offensive de rebelles tchadiens sur N'Djaména en février, doit compter 3.700 soldats dont 2.100 Français. Plus de 700 militaires, en majorité français, sont déjà déployés.
PARIS (Reuters) - Un vote sanction contre Nicolas Sarkozy et sa politique est nécessaire, selon le président du Front national, Jean-MarieLe Pen, qui appelle les électeurs à ne pas s'abstenir au premier tour des municipales dimanche.
"Nous sommes là dans toutes les grandes villes, et ce sera significatif", a-t-il dit mercredi sur France Info et i-Télé.
"J'entends tomber les billes qui tombent du sac de monsieur Sarkozy dans le mien", a-t-il ajouté, en référence à la baisse de popularité duchef de l'Etat.
Prié de dire s'il invitait à un "vote sanction", Jean-Marie Le Pen a répondu : "Je crois que c'est indispensable, non seulement à l'égard demonsieur Sarkozy mais à l'égard de sa politique."
"Ce que je crains le plus, c'est l'abstention", a-t-il ensuite déclaré sur France 2. "Je compte sur les électeurs parce que nous sommes dansune campagne assez pauvre de moyens, il faut qu'ils nous aident."
S'agissant de Marseille, si les candidats FN peuvent se maintenir, "il ne fait aucun doute qu'il se maintiendront", a-t-il déclaré. "Il n'yabsolument aucune raison pour que choisissions entre les deux forces politiques qui ont conduit le pays au désastre."
Dans le reste de la France, "ça se jouera au cas par cas", a-t-il ajouté.
Un restaurant de Bangkok organisera le mois prochain un dîner de 300.000 dollars préparé par des chefs français pour ses meilleurs clients mais seulement après les avoir emmenés voir la pauvreté dans le nord-est de la Thaïlande.
La chaîne des hôtels Lebua qui, l'année dernière, avait organisé un dîner somptueux ayant coûté 29.000 dollars à chaque participant, a annoncé son intention d'emmener le 5 avril 50 clients prestigieux dans la province de Surin pour voir un camp d'éléphants et les difficultés de la vie dans cette région, l'une des plus pauvres de Thaïlande.
Après ce voyage, les participants reviendront à bord d'un jet privé à Bangkok où ils rejoindront 50 autres invités de marque pour un dîner composé notamment de langoustes, de truffes noires et de glaces au roquefort.
Deepak Ohri, directeur exécutif de la chaîne hôtelière organisatrice de l'événement publicitaire, a affirmé que le déplacement à Surin devrait permettre aux fortunés de "voir comment des pauvres vivent et s'occupent de leurs éléphants" et peut-être d'investir dans "l'infrastructure" dans cette région ou ailleurs "dans le monde".
Contrairement au dîner à 29.000 dollars par personne du 10 février 2007, aucune somme ne sera versée cette fois à des organisations caritatives et c'est Lebua qui paiera la note du repas préparé par les chefs français Jean-Michel Lorain, Michel Trama et Alain Soliveres qui totalisent entre eux huit étoiles au guide Michelin.
Certains qualifient de "mauvais goût" le projet de voyage à Surin mais M. Ohri prédit un bon accueil. "Si je suis pauvre et je vois des riches arriver, je me réjouis car, enfin, il y a au moins quelqu'un qui vient me voir."