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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Le Pen, Galic et Bourbon lourdement condamnés !

LE 8 février la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris présidée par Jean-Philippe Draeher rendait son jugement dans l’affaire de l’interview accordée à notre journal le 7 janvier 2005 par le président du Front national qui confiait notamment qu’”en France du moins, l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 km2”. Les condamnations sont lourdes et correspondent presque exactement aux réquisitions du substitut Anne de Fontette (RIV. du 21 décembre 2007). Qu’on en juge: échappant à la prison avec sursis réclamée par le parquet, Camille Galic a été condamnée à 5 000 euros d’amende pour apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l’humanité (à l’audience 5 000 euros avaient été requis et deux mois de prison avec sursis contre notre directrice). Pour complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l’humanité, Jean-Marie Le Pen a été condamné à 10 000 euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis (le substitut avait requis la même amende et 5 mois de prison avec sursis) et Jérôme Bourbon à 2 000 euros d’amende (3 500 euros avaient été demandés).

Les dommages et intérêts sont encore plus exorbitants même si les sommes obtenues sont moindres que ce que réclamaient les parties civiles. Galic, Le Pen et Bourbon sont ainsi condamnés à verser solidairement 10 501 euros de dommages et intérêts et indemnités dues au titre de l’article 475-1 (remboursements des frais d’avocats) ainsi répartis: 3 001 euros à l’association des Fils et Filles de déportés juifs de France de Serge Klarsfeld (qui n’avait pourtant réclamé que l’euro symbolique!), 2 500 euros au MRAP de Mouloud Aounit, 2 500 euros à la Ligue des droits de l’homme et 2 500 à la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP). Enfin, Galic, Le Pen et Bourbon sont condamnés à insérer la publication du jugement dans les journaux Le Monde, Le Figaro, Libération dans la limite de 5 000 euros par insertion, soit 15 000 euros supplémentaires. Le communiqué du jugement doit également être publié dans RIVAROL. En revanche, la mairie de Villeneuve d’Ascq est jugée irrecevable en sa constitution de partie civile. Au total, l’ensemble des amendes, dommages et intérêts, frais d’insertion et d’avocat pour les trois condamnés dépasse donc 42 500 euros (soit près de 280 000 francs) dont 27 001 euros à la charge de RIVAROL. Même si ce total est inférieur au montant des exigences exprimées lors de l’audience du 14 décembre (150 000 euros), nous faisons évidemment appel, ce qui suspend les peines.


Le tribunal dit l’histoire et non le droit

Quant au jugement lui-même, il s’agit d’un cours d’histoire. Les juges ne disent plus le droit comme l’avait déploré notre avocat Eric Delcroix à l’audience, ils écrivent l’histoire. Dans leur pétition “Liberté pour l’histoire” du 12 décembre 2005 qui demandait l’abrogation des lois mémorielles dont la loi Fabius-Rocard-Gayssot, dix-neuf intellectuels dont Alain Decaux, Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter avaient expliqué que “l’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique”. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé dans notre affaire et l’on peut regretter que ces personnalités soient restées silencieuses comme elles l’avaient déjà été dans l’affaire Gollnisch. Le Pen — et nous avec lui — sommes condamnés pour “falsification historique délibérée”. Ce dont s’est aussitôt félicité Me Richard Sebban, l’avocat du MRAP, pour qui cette “condamnation très lourde, rarissime en droit de la presse, est à la hauteur de la falsification gravissime” répercutée par notre journal.

Le tribunal a en effet estimé qu’en tenant les propos incriminés, le président du Front national avait “réécrit l’Histoire, se gardant bien d’évoquer les pires exactions (sic) commises par la Gestapo à l’encontre des juifs français, des résistants et des otages civils mais tentant au contraire de minimiser les crimes de celle-ci”, et qu’il a “donné de la Gestapo une image positive, l’érigeant en autorité protectrice de la population française, occultant les crimes dont elle s’est rendue coupable”.

On se souvient que dans l’affaire des disques de la SERP sur le IIIe Reich, la justice en première instance, en appel et en cassation, avait déjà condamné Le Pen pour apologie de crimes de guerre en lui faisant grief d’avoir publié un texte sur les conditions d’arrivée d’Hitler au pouvoir et où il n’était pas fait mention des crimes du national-socialisme. Mais si l’on ne peut plus parler d’Hitler, de la NSDAP ou de la Gestapo sans être contraint de systématiquement faire mention de tous les crimes qui leur sont attribués, autant dire qu’il devient quasiment impossible d’aborder ces sujets.

Quant à “ériger la Gestapo en autorité protectrice de la population française”, c’est mot pour mot ce qu’avait très abusivement reproché à Le Pen Christiane Chombeau dans son article vipérin du Monde le 13 janvier 2005, celui-là même qui avait lancé l’affaire et qui nous a conduits sur les bancs du tribunal correctionnel. Que les juges prennent leurs ordres ou leurs inspirations dans le “quotidien de référence”, au lieu de faire du droit, est symptomatique des dérives de l’institution judiciaire.

Gardiens de l’Historiquement Correct, les magistrats de la XVIIe ont considéré qu’en évoquant une “occupation allemande pas particulièrement inhumaine” le chef du FN “occulte ou à tout le moins tente d’instiller un doute sur ce qui a pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des Juifs ou les persécutions contre les résistants et qui constituent autant de crimes contre l’humanité”. Tous les mots employés par Le Pen et que nous avons reproduits sont comptés à charge: ainsi le terme “bavures” “tend à renforcer le caractère négationniste du propos en ce qu’il vise à minimiser les exactions commises, qui seraient des actes de personnes isolées, agissant sans ordre préalable et sans la moindre programmation, et donc seraient dépourvues de l’organisation telle que le prévoit l’article 9 du statut du Tribunal militaire international de Nuremberg”. Lequel est érigé en nouvel Evangile.


Une guerre qui continue

En 1948, il y a tout juste soixante ans, Maurice Bardèche publiait Nuremberg ou la terre promise, le premier ouvrage révisionniste très critique sur la justice des vainqueurs et sur la version officielle de la Seconde Guerre mondiale. Au bout d’une bataille judiciaire de six années, le beau-frère de Brasillach — qui nous a quittés en 1998 — était condamné à un an de prison ferme pour apologie de crimes de guerre. Mais qui eût imaginé que deux générations plus tard, la liberté de parole, d’expression et de recherche sur tout ce qui touche la période de la guerre serait encore plus réduite que trois ans après la cessation des hostilités?

On le voit chaque jour davantage, si les armes se sont tues en 1945, la guerre continue encore sous d’autres formes: intellectuelle, morale, spirituelle, idéologique, judiciaire. Et celle-là ne semble pas près de s’achever.

Fabienne BALLARIN


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