Rixe entre jeunes à Clichy-sous-Bois : un blessé grave
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Damien Meyer AFP/Archives ¦ Une rue de Clichy-sous-bois en 2006
La rixe opposait «une dizaine de jeunes», selon la police. Trois mineurs ont été blessés, dont l'un grièvement à proximité de la colonne vertébrale, vendredi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) au cours d'une bagarre devant le lycée Alfred-Nobel.
Une source proche de l'enquête avait auparavant indiqué que les violences opposaient les jeunes de deux cités en conflit larvé depuis plusieurs mois.
Un jeune âgé de 16 ans et demi a été transporté «dans un état sérieux» à l'hôpital après avoir été blessé près de la colonne vertébrale par un ou plusieurs coups de couteaux. «Il pourrait être touché à la moëlle épinière», a confié une source judicaire à l’AFP.
Les violences se sont produites à 15h30 à proximité du lycée, cité du Bois-du-Temple, où des jeunes de ce quartier et de la cité voisine des Bosquets, à Montfermeil, auraient eu l'intention de régler «un différend», dont la nature reste à éclaircir, selon la source proche de l'enquête.
Selon la source judiciaire, trois jeunes gens, dont l'un était porteur d'un couteau, sont recherchés. Ils avaient, peu avant la bagarre, «tenté de s'introduire dans le lycée», sans semble-t-il y parvenir.
Cinq morts dans l'explosion d'un dépôt de l'armée albanaise
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REUTERS/Arben Celi ¦ Un policier albanais contemple la base militaire touchée par une forte explosion, le 15 mars 2008.
Cinq personnes ont été tuées et 200 autres blessées samedi par de puissantes explosions dans un dépôt d'armes près de Tirana, la capitale de l'Albanie, qui ont contraint les autorités à évacuer des villages voisins. «Il y a encore des parties du site de l'incident qui ne sont pas sous contrôle, les explosions se poursuivent et leur intensité par moment est très forte», a indiqué la porte-parole du Premier ministre Sali Berisha, Juela Meçani. Elle a précisé que 110 personnes se trouvaient sur le site au moment de l'explosion. Des personnes ont été blessées en dehors du site.
Des éléments d'unités spéciales de l'armée ont été dépêchés sur place avec des blindés pour secourir les victimes. Les secouristes ont évacué 25 habitants de la région indemnes qui «s'étaient réfugiés dans un bunker datant de la période communiste».
Le ministre albanais de la Santé, Nard Ndoka, a déclaré qu'au moins 200 personnes, des civils pour la plupart, avaient été blessées, dont douze grièvement, selon un nouveau bilan provisoire. «Le nombre de morts est considérable», avait déclaré Sali Berisha après une visite à l'hôpital militaire de Tirana, où étaient hospitalisés des dizaines de blessés.
La première explosion, très puissante, a eu lieu peu après 12h00 heure locale (11h00 GMT) dans un dépôt d'armes de l'armée albanaise situé à proximité du village de Gerdec, proche de la localité de Vora. Elle a été fortement ressentie à Tirana, la capitale albanaise.
Au moment de la première explosion, des experts militaires albanais procédaient au démontage d'obus dans le dépôt. Ils étaient assistés par des employés d'une compagnie américaine sous contrat avec l'OTAN pour aider l'armée albanaise à éliminer ces munitions.
L'ambassade des Etats-Unis à Tirana a annoncé dans un communiqué qu'elle apporterait son aide aux autorités albanaises. L'Italie, la Macédoine, la Turquie et le Kosovo ont également offert leur assistance aux autorités de Tirana. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a téléphoné au Premier ministre Sali Berisha pour lui adresser ses condoléances et offrir l'aide de Paris.
Des explosions en série continuaient d'être entendues à intervalles plus ou moins réguliers plus de sept heures après la première déflagration.
Le bâtiment de l'aéroport de Rinas-Tirana, situé à un peu plus d'un kilomètre du dépôt, a été endommagé par les déflagrations et fermé pendant plusieurs heures. Il a été rouvert en fin d'après-midi. Les explosions ont été clairement entendues dans la Macédoine voisine. Des dizaines de citoyens se sont même adressés à la police macédonienne.
Le ministre albanais de la Défense Fatmir Mediu a déclaré à la presse que «100.000 tonnes de munitions datant de l'époque communiste se trouvent en Albanie» et «représentent un grand danger pour la population».
Le braqueur voulait lancer son commerce
Il cherchait des fonds, mais il l’a bien touché (le fond). Un homme de 44 ans est jugé depuis ce jeudi par la cour d’assises de Loire-Atlantique, pour le braquage raté du Lidl du quartier République (île de Nantes) le 30 mai 2006. Lui et son complice, dont il n’a jamais donné le nom, avaient menacé deux caissières à l’aide d’un pistolet automatique vide, avant de prendre la fuite à l’arrivée de la police.
Ce jeudi, Farid H. a expliqué qu’il avait à l’époque un besoin pressant d’argent: la veille, il avait signé chez un notaire l’acte d’achat d’un fonds de commerce dans le quartier Bellevue. Il voulait y ouvrir «un commerce de traiteur, sandwicherie, friterie et salon de thé». Problème: lui et son associé devaient verser 15.000 € sous quinze jours, au titre de garantie.
Un lourd casier judiciaire
Farid repense alors à cette idée de braquage que lui a suggéré, un mois auparavant, un «copain de la cité». Une proposition pas innocente: délinquant alors repenti, son casier judiciaire est connu de tout le quartier.
A 22 ans, Farid a en effet été condamné une première fois pour «vol avec arme» par la cour d’assises de Maine-et-Loire. Et, à 29 ans, il a écopé de quinze ans de réclusion criminelle par cette même cour d’assises de Loire-Atlantique pour «vol avec arme et séquestration». Il est sorti de prison en 2002, avec un brevet d’éducateur sportif en poche.
«J’ai revu ce copain le dimanche avant les faits, lors d’un tournoi de foot vétérans», explique posément l’accusé dans son box. «Je lui ai dit qu’il fallait faire ce coup ce matin-là ou jamais.»
«J’étais morte de trouille»
Un matin qui reste gravé dans la mémoire des deux caissières. Traumatisées, elles ont témoigné ce jeudi à la barre.
«J’étais morte de trouille», raconte Nathalie, 36 ans. «Mon cœur battait comme un tambour, j’ai cru qu’il allait exploser.» Sa collègue, en larmes, débite à toute vitesse son récit, encore marquée par la pression du revolver dans sa nuque.
«Je regrette profondément», assure l’accusé, profil bas dans le box, d’un ton calme et posé qui contraste avec son casier judiciaire. «Je suis pleinement conscient du mal que j’ai fait.»
Les jurés décideront de son sort ce vendredi.
L'action de Taser foudroyée par le juge
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Carl de Souza AFP/Archives ¦ Une personne tient un pistolet Taser X26
L'importateur français du pistolet Taser à impulsions électriques a été débouté mardi par le juge des référés de Paris de son action contre Amnesty International, qu'il accusait d'avoir porté «atteinte à sa réputation». Depuis 2004, la société SMP Technologies équipe l'armée, la police nationale et la gendarmerie du Taser X-26, une arme très controversée.
Le 10 mai 2007, la section française d'Amnesty International publiait un communiqué de presse sur lequel figurait deux informations: d'une part, il faisait état de la mise en vente d'un Taser sur le site d'enchères eBay, d'autre part, il affirmait qu'à ce jour, 220 personnes étaient mortes aux Etats-Unis après avoir été touchées par cette arme incapacitante.
Demande de démenti
Le 25 mai, SMP Technologies sommait Amnesty de publier un démenti, sans préciser sur laquelle des deux informations il devait porter. Amnesty reconnaissait alors que le communiqué avait été envoyé à la suite d' «une erreur de manipulation» et s'engageait, sans plus de précisions, à «publier dans les plus brefs délais un démenti».
Huit mois plus tard, SMP Technologies a assigné l'organisation de défense des Droits de l'homme pour la contraindre à honorer ses engagements, car finalement Amnesty International n'a jamais publié ce démenti.
Mardi, le juge des référés Jacques Gondran de Robert lui a donné tort, considérant que «le fait pour Amnesty International de ne pas avoir publié un démenti ne saurait constituer un trouble illicite».
Claude Brasseur et Fabien Onteniente témoins dans une affaire de drogue
De simples témoins. Finalement, le comédien Claude Brasseur et Fabien Onteniente, le réalisateur de «Jet Set», «3 zéros», ou «Disco», qui va sortir en avril, ont été entendus comme témoins dans une affaire de drogue. De premières informations avaient fait état d'une mise en garde à vue au siège de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), à Nanterre.
Claude Brasseur et Fabien Onteniente sont repartis libres de l'OCRTIS.
Pas de saisie
L'affaire concernerait une enquête sur un trafic présumé de cocaïne, selon l’AFP, citant des sources proches du dossier. L'OCRTIS aurait établi une liste de consommateurs présumés, parmi lesquels figureraient le comédien et le réalisateur de «Camping», ont ajouté des sources proches du dossier citées par l'AFP, affirmant qu'il n'y avait pas eu de saisie de stupéfiants.