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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Revue de presse 19/03/2008


Policiers blessés à la Grande-Borne: 9 suspects déférés, 10 personnes relâchées

Neuf suspects interpellés dans l'enquête sur des heurts dans la cité de la Grande-Borne dans l'Essonne le 2 mars, où des policiers avaient été blessés par des tirs de plombs, doivent être déférés au parquet mercredi, tandis que dix autres devaient être relâchés mardi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Trois majeurs et six mineurs devraient ainsi être déférés au parquet puis présentés à un juge d'instruction, sous réserve de l'évolution des investigations dans la nuit, a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Evry Jean-François Pascal, qui n'a pas souhaité ajouter de précisions sur les faits imputés aux uns et aux autres.

Selon une source proche du dossier, l'un des suspects, majeur, a été désigné comme tireur présumé par l'un des trois témoins sous X. Toutefois, cela reste insuffisant pour une éventuelle mise en examen pour tentative de meurtre car la loi ne permet pas d'engager des poursuites sur la seule foi d'un témoignage anonyme.

La garde à vue de dix autres personnes - neuf interpellées lundi matin, une autre mardi - devait être levée dans la soirée.

Le parquet doit ouvrir mercredi matin une information judiciaire, principalement pour tentative d'homicide volontaire et violences volontaires avec arme sur personnes dépositaires de l'autorité publique, le tout en bande organisée.

L'instruction portera également sur des faits de vol, dégradations, et l'incendie d'une voiture.

Le 2 mars, lors de l'agression, qualifiée de "guet-apens" par le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, cinq policiers avaient été blessés par des tirs de plombs, dont deux superficiellement, selon M. Pascal.

Les affrontements avaient débuté vers 16H00 alors qu'une dizaine de jeunes s'en prenaient à une boulangerie du quartier de la Grande-Borne, à cheval sur Grigny et Viry-Chatillon, tentant d'y mettre le feu. L'un des braqueurs était parti en emportant la caisse enregistreuse.

A l'arrivée de la police, les jeunes braqueurs avaient pris la fuite avant d'être rejoints par une vingtaine d'autres personnes. Deux coups de feu, vraisemblablement de fusil à pompe, chargés avec du plomb, avaient été tirés vers les policiers, qui avaient également été la cible de jets de projectiles dont des bouteilles remplies de graviers. Une voiture avait été incendiée.

Dix-neuf personnes sur les 22 ciblées avaient été interpellées lundi à l'aube lors d'une opération de police qui a mobilisé plus de 300 policiers et CRS.

L'une d'elles avait déjà été relâchée lundi.


© 2008 AFP



Le climat reste très tendu dans le nord du Kosovo

La tension restait vive hier à Kosovska Mitrovica, la ville ethniquement divisée du nord du Kosovo. La communauté internationale a multiplié les appels au calme après les violents affrontements qui ont fait un mort et plus de 150 blessés, dont 42 policiers de l'ONU, 22 soldats de la Kfor et environ 80 Serbes.

Les violences survenues lundi dans cette ville sont les plus graves depuis la proclamation, le 17 février dernier, de l'indépendance du Kosovo, à laquelle les Serbes sont opposés. Elles ont provoqué une vive inquiétude des Occidentaux et tendu leurs relations avec la Russie, qui soutient la farouche opposition de la Serbie à l'indépendance.

Les affrontements ont eu lieu lors d'une opération de la police de l'ONU, menée pour déloger des Serbes qui occupaient depuis vendredi deux tribunaux des Nations unies à Mitrovica, réclamant d'être placés sous l'autorité de Belgrade.


- ©2008 20 minutes



L'Affaire Ouaddou, ou le procès du racisme dans les stades

Un supporteur du club de football de Metz qui avait proféré des insultes contre Abdeslam Ouaddou, arrive au palais de justice le 18 mars 2008 à Metz.
Jean-Christophe Verhaegen AFP ¦ Un supporteur du club de football de Metz qui avait proféré des insultes contre Abdeslam Ouaddou, arrive au palais de justice le 18 mars 2008 à Metz.

Le procès d'un supporteur pour "injures publiques à caractère racial" à l'encontre du capitaine de l'équipe de football de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, a débordé mardi le cadre de l'"affaire Ouaddou" pour se focaliser sur le racisme dans le football.

Le parquet de Metz a requis trois mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve, et trois ans d'interdiction de stade à l'encontre de Christophe H., 37 ans, supporteur du FC Metz. Le délibéré sera rendu le 8 avril à 14h00.

Le prévenu a reconnu avoir crié "sale négro", "sale arabe" et "espèce de singe" lors de la rencontre de Ligue 1 du 16 février opposant Metz à Valenciennes, mais maintenu que ces insultes étaient "dirigées vers un joueur du FC Metz", et non vers Ouaddou.

"Je me suis laissé emporter. Je ne suis pas raciste", s'est-il défendu à l'audience, visiblement très stressé. "Je n'ai pas réfléchi, je le regrette. Je m'excuse sincèrement", a-t-il poursuivi, tremblant.

Son cas est cependant passé au second plan, les parties civiles (un total de neuf associations, fédérations ou individus ont porté plainte) voulant faire de son procès celui du racisme dans les stades

Christophe H. "représente un phénomène de société, même si celui-ci le dépasse", a ainsi observé Me Raphaël Nisand, avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

"Ni le FC Metz ni les autres clubs ne sont tout à fait innocents dans cette affaire. La réaction n'est pas à la hauteur. Le problème n'est pas réglé", a-t-il poursuivi.

L'arbitre de la rencontre, Damien Ledentu, a aussi été mis en cause: il avait mis un carton jaune à Ouaddou, sorti des limites du terrain et monté en tribunes pour s'expliquer avec le supporteur.

Comme l'y invitait l'avocat de Christophe H., le procureur a cependant tenu à recadrer les débats: "Monsieur H. ne doit pas être un bouc émissaire, une victime expiatoire", a-t-il tranché.


© 2008 AFP


Diversité: deux candidats ont accédé à un fauteuil de maire dans une grande ville

A gauche, la socialiste Samia Ghali, élue dans le 8e secteur de Marseille
20 Minutes ¦ A gauche, la socialiste Samia Ghali, élue dans le 8e secteur de Marseille


Avant le deuxième tour, quatre candidats «de la diversité» pouvaient prétendre à un fauteuil de maire dans une grande ville sur dix candidats en ballottage. Résultat des courses: deux ont accédé à une mairie d'arrondissement, Rachida Dati (UMP) dans le 7e à Paris et Samia Ghali (PS) dans le secteur 8 (15e et 16e) à Marseille.

«La stratégie des partis ne pouvait que conduire les candidats de la diversité têtes de liste à l'échec», commente Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran). Et d'énumérer les «parachutages tardifs (Hammadi à Orly), les investitures dans des terres perdues d'avance (Boudjema à Rennes), l'assignation au nomadisme électoral (Jean-Claude Beaujour, passé du 11e au 20e)». Malgré tout, «le corps des listes se diversifie tout de même», observe Patrick Lozès, qui évaluait à 2.000 le nombre de candidats issus de la diversité susceptibles d’être élus en tant que conseillers municipaux. «On le doit à la mobilisation citoyenne, pas à la volonté des partis», conclut-il.

A l'UMP: 1 victoire, cinq défaites

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Rachida Dati, Paris 7e: La liste UMP emmenée par la ministre de la Justice l'a emporté facilement, avec 57, 69% suffrages, face à ses deux adversaires, la socialiste Laurence Girard (27,18%) et Véronique Delvolvé-Rosset du MoDem (15,14%).

Battus:
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Karim Boudjema, à Rennes: le chirurgien, qui confiait à 20minutes.fr refuser d’être limité à «ses origines», a largement perdu dans ce bastion socialiste, avec 27,44% des voix contre 60,4% Daniel Delaveau (PS).
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Linda Asmani, Paris 10e: elle a été battue à plat de couture (25,4%) par le candidat PS Rémi Ferraud, qui a remporté 74,96% des suffrages en ballottage très défavorable avec 15,91% des suffrages contre 48,54% pour Rémi Ferraud (PS).
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Kamel Hamza, La Courneuve: le candidat (UMP-MoDem-NC-PR) n'a récolté que 12,06%, derrière le candidat PS Alain Troussel (38,17%) et le maire sortant PC (49,23%).
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Nouredine Nachite, à Creil: en troisième position, il n'obtient que 22,44%, contre 39,40% pour le candidat divers gauche et 42,66% pour le candidat PS (Jean-Claude Villemain).
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Fayçal Menia, Aubervilliers: Malgré son faible score au premier tour, il s'était maintenu (11,84%). Au deuxième, il est tombé à 7,79% des suffrages, derrière le MoDem (12,19%), le PCF (38,53%) et le PS (41,48%).

Au PS: 1 victoire, trois défaites

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Samia Ghali, 8e secteur de Marseille: elle est la seule candidate de la diversité à avoir gagné dès le premier tour, avec 52,30% des voix contre 25,21% pour Bernard Susini (UMP). Elle devait laisser son fauteuil au PCF Frédéric Dutoit si Jean-Noël Guérini (PS) remportait la ville. Etant donné que Jean-Claude Gaudin (UMP) a gardé Marseille, elle sera bien maire d'arrondissements (15 et 16e).

Battus:
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Hussein Mokhtari, Garge-lès-Gonesses: il était le seul à pouvoir espérer décrocher une mairie parmi les candidats de la diversité au PS. Il a perdu à 39,57% contre le maire sortant UMP Maurice Lefevre (44,27%). Selon le Bondy Blog, le PCF, qui s'est maintenu au second tour (16,15%) et le racisme ont eu raison de Hussein Mokthari.
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Seybah Dagoma, Paris 1er: la candidate avait fait une belle performance au premier tour, en recueillant 37,36% des voix, contre 43,10% pour Jean-François Legaret (UMP). Elle n'a recueilli que 47,24% des voix au second, contre 52,76% pour le maire sortant.
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Rachid Mammeri, Evreux: c'est la dégringolade au deuxième tour. Il tombe à 3,12%, contre 14,73% au premier. Le PS avait décidé de lui retirer son investiture pour soutenir la liste du candidat de gauche arrivé en tête, Michel Champredon. Une stratégie payante puisque ce dernier a gagné 49,99% contre le maire sortant UMP Jean-Pierre Nicolas 46,89%.



Le PC et le racisme ont eu raison de Hussein Mokthari


A Garges-lès-Gonesse, le sortant UMP a été réélu face au favori socialiste. La faute au candidat communiste et à un tract anti-arabe.

Garges-lès-Gonesse reste à droite. Le maire sortant Maurice Lefèvre (UMP) conserve son siège de premier magistrat, tout heureux d’avoir pu profiter de la division de ses opposants. Lui-même a fait face à une liste UMP dissidente au premier tour, mais qui s’est désistée au second en sa faveur. La droite était donc unie pour la bataille finale. La gauche, elle, a fait tout faux. Elle s’est présentée divisée au second tour avec une liste socialiste emmené par Hussein Mokhtari (photo) et une liste communiste dirigée par le fougueux Francis Parny. Hier, Mokhtari a réalisé 39%, Parny, 16%. Alors que la victoire était théoriquement à portée de main...

Selon nos informations, il semblerait que Parny (17% au 1er tour) exigeait 17 élus au sein du futur conseil municipal, requête à laquelle Mokhtary (28%) n’a pas voulu donner suite. Le candidat socialiste était tout de même d’accord d’attribuer un certain nombre de sièges aux communistes, mais cela devait correspondre, selon lui, strictement à l’expression du vote des citoyens de la commune.

Devant ce refus, le candidat communiste a décidé de ne pas se désister, appliquant ainsi la politique de la terre brulée. En se présentant, il a fait réélire le maire UMP sortant. Les socialistes ont péché par excès de confiance, persuadés qu’ils étaient que les sympathisants communistes voteraient utiles au deuxième tour.

Le constat est terrible pour la gauche en général et pour les communistes en particulier. La droite est reconduite malgré une donne politique défavorable, et les partisans du « marteau et de l’enclume » n’auront que trois sièges dans le futur conseil municipal, alors qu’ils en réclamaient 17 aux socialistes.

La rue Solferino et la place du Colonel Fabien peuvent bien se targuer de faire l’union de la gauche en France et en Navarre, les barons locaux n’en font qu’à leur guise. Ils n’hésitent pas à faire échouer leur propre camp, n’écoutant que leurs aspirations personnelles. Le slogan « l’union fait la force », ils ne connaissent pas.

Ajoutons une pièce au dossier : un tract anonyme intitulé « Ne votez pas pour un Arabe, ne votez pas pour Mokhtari », a été distribué dans toutes les boites aux lettres de Garges-lès-Gonesse ce samedi. Il visait directement le candidat socialiste. Ce dernier à décidé de faire un recours, afin d’invalider l’élection. La politique comme on l’aime : magouilles et règlement de comptes.

Chaker Nouri



Partez à la découverte des richesses humaines de l'Afrique occidentale


Double ambition pour ce musée. Donner tout d'abord à l'Afrique une vitrine pour mieux se faire connaître et apprécier dans ce monde multiculturel. Plus de 2 500 objets, collectés par des prêtres missionnaires, décrivent ainsi les facettes de la vie quotidienne, sociale et spirituelle des populations. Mais aussi, offrir aux personnes issues de l'immigration, un espace où elles pourront facilement se retrouver et s'épanouir (sic, qu'ils s'épanouissent dans leur pays !).

> Musée africain 150, cours Gambetta Lyon 7e. Ouvert du mercredi au dimanche de 14 à 18 heures (billetterie fermée à 17 heures). 6 euros (étudiants 3 euros et enfants 1,50 euro). Rens. 04 78 61 60 98



Beynost : un an de prison pour lynchage


«Un essaim d'abeilles qui se disperse » (invasion de criquets, ça vous rappelle quelque chose ??). Témoin d'une scène d'une violence inouïe, une mère de famille avait décrit les coups de pieds et les coups de poings portés à un homme à terre. Et puis la quinzaine d'agresseurs qui s'étaient évanouis dans la nature. Une agression d'une particulière lâcheté qui avait laissé sur le carreau un homme de 28 ans. La tempe sanguinolente, victime d'un traumatisme cranien et de multiples fractures.
Au moment de rechercher ses agresseurs, les gendarmes s'étaient heurté à un mur. Une sorte de loi du silence des cités. Quand les témoins ne subissaient pas des pressions à peine dissimulées.
Malgré tout, les enquêteurs avaient reconstitué le scénario des violences de ce 13 octobre 2006 au soir. Au départ, il y avait un banal différend entre collégiens. Deux frères jumeaux âgés de 15 ans s'étaient attablés devant le Mc Donalds de Beynost quand un téléphone avait sonné. Un garçon réclamait des comptes à propos de son jeune frère qui aurait été « embêté » au collège de la Boisse. Avant de débarquer avec des copains. Une altercation avait alors éclaté et un des garçons était reparti la lèvre en sang, en jurant de revenir avec du renfort. De leur côté les jumeaux avaient prévenu leur beau-frère, la victime du lynchage.
Ce dernier était en voiture avec les jumeaux quand il avait vu venir vers lui une quinzaine de jeunes. En descendant pour s'expliquer, il avait reçu un violent coup par derrière. Puis ce fut la curée. Les jeunes s'étaient acharnés comme des bêtes sauvages.
Au final, seuls deux agresseurs présumés seront mis en examen et renvoyés devant le tribunal correctionnel après plusieurs mois de détention préventive. Mais le 31 octobre dernier, Mickaël Diabate, avait été jugé seul, en l'absence de Mohamed Wahid Koudri. Il avait été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis et mise à l'épreuve, et Koudri à un an avec mandat d'arrêt.

Un an de prison dont six mois avec sursis

Finalement retrouvé et écroué ce dernier a donc été rejugé hier. Il n'aura guère été plus loquace que son copain. Voulant juste jouer son rôle « d'aîné », il était sur place mais sans avoir « donné de coups » ni bien sûr reconnu qui que ce soit. Nanti d'un gros casier judiciaire, mais revenu sur le droit chemin selon son avocate Me Lebartz qui a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, il a écopé de la même peine que son copain, un an dont six mois avec sursis et mise à l'épreuve.


Le Progrès


Vénissieux : l'expulsion de l'imam Benchellali confirmée


C'est sans surprise qu'hier la cour administrative d'appel de Lyon a confirmé l'arrêté d'expulsion vers l'Algérie, pris en en janvier 2004, de l'ancien imam de Vénissieux, Chelali Benchellali. Cette décision met fin à une longue bataille juridique, mais ne change pas grand-chose à la réalité actuelle, puisque cela fait de longs mois que l'ancien prédicateur de la mosquée des Minguettes a quitté le sol français.
Sur le plan du droit en revanche, la cour a jugé bien fondé l'arrêté du ministère de l'intérieur s'appuyant sur une note des renseignements généraux. Il y était fait état de « prêches belliqueux appelant à la violence en cela la mort des Américains en Irak, des juifs en Palestine et des Russes en Tchétchénie ».
Benchellali avait d'ailleurs été condamné en novembre dernier dans le procès des filières tchétchènes à 5 ans de prison par la cour d'appel de Paris.
Une peine assortie d'un mandat d'arrêt et d'une interdiction définitive du territoire
.


Braqueurs à la moto : cousins à couteaux tirés

Assises du Rhône. Si le premier ne fait plus de difficultés pour reconnaître trois vols à main armée, le second mis en cause par son copain fait de la « résistance »

Le gérant de la station-service de Feyzin s'avance à la barre un sourire un peu désabusé sur les lèvres : « depuis les faits j'ai été braqué trois fois. La dernière remonte à quinze jours ». Dans le box, l'un des accusés s'excuse mollement : « pour nous c'était des petits délits, des faits divers commis à la va vite ». Des braquages vécus comme des vols à l'étalage avec il est vrai des gains dérisoires, 200 euros chez BP boulevard des canuts (Lyon 4e), 60 euros au petit « Casino » de la route de Margnolles à Caluire et coup de maître 1 000 euros précisément à la pompe de Feyzin.
Mais si dans le box de la cour d'assises, Amine Mebarki, 28 ans, reconnaît trois expéditions les 19 et 21 mai en tant que co auteur et pilote de la moto volée, son cousin Mounir Foukia et complice désigné n'en avoue qu'un seul, le dernier. Difficile effectivement de le nier puisqu'il a été interpellé par hasard à Vénissieux avec le butin quelques minutes après les faits.
Les inséparables d'hier auraient aujourd'hui tendance à se regarder en chiens de faïence. On évoque des pressions, des intimidations en prison lors des promenades. Finalement, les mêmes « chicaillas » qui durant leur jeunesse ont valu aux deux garnements de sérieuses remontrances de la part de leurs professeurs.
Pourtant malgré des casiers judiciaires à peine voilés de petites anicroches, ils jouent cette fois dans la cour des grands et pas question pour les psychiatres de trouver dans leur personnalité une quelconque atténuation de responsabilité. On est dans l'absence de pathologie mentale et plutôt dans celui « du libre abrite ».
Celui « d'emprunter » à des jeunes du quartier à Vénissieux, une moto volée, de s'armer d'un pistolet acheté dans des circonstances douteuses au Cap d'Agde quelques mois auparavant et de faire comme les grands : « on avait besoin d'argent, pas beaucoup et de toute façon j'allais arrêter » jure sur le coeur Mebakri. Foukia plus réservé ne sent pas concerné. Il reste sur la même ligne de défense.
De son côté, le président Cathelin tente de faire oeuvre de pédagogie : « « derrière chaque braquage, il y a toujours des gens.
Qui s'en remettent plus ou moins bien ». Un sujet de méditation pour deux garçons qui s'apprêtent à entendre les réquisitions de l'avocat général.


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