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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Le PS se déchire à nouveau et ça grogne dans la majorité présidentielle


Ségolène Royal et François Hollande à Paris, le 29 mai 2007
Eric Feferberg AFP/Archives ¦ Ségolène Royal et François Hollande à Paris, le 29 mai 2007

A qui profitera la victoire du PS aux municipales et cantonales? Cette question provoque visiblement une certaine tension dans le parti. Le ségoliste Vincent Peillon a ainsi appelé vendredi François Hollande, potentiel candidat à la présidentielle de 2012, à ne pas utiliser la victoire à des fins personnelles. Il reproche au numéro un du PS d'avoir fait signer, à l'appui de sa stratégie, un texte par plus de quarante premiers secrétaires fédéraux.
 
«Cette victoire, c'est celle de tous les socialistes, il ne faut pas l'utiliser à titre personnel, a déclaré le député PS. Ségolène Royal ne le fait pas, Bertrand Delanoë ne le fait pas, il ne faudrait pas que le Premier secrétaire le fasse. Il est le Premier secrétaire de tous les socialistes, pas de 45 premiers fédéraux. (…) C'est un texte de fraction», a ajouté l'élu, remonté.
 
Vincent Peillon a affirmé par ailleurs que le calendrier choisi par François Hollande et fixant le congrès chargé de désigner son successeur au début novembre ne gênait pas Ségolène Royal, même si ses proches espéraient une date plus avancée, avant l'été.
 
Jospin à la rescousse de Delanoë
 
Et tandis que Vincent Peillon monte au créneau pour que Ségolène Royal puisse prendre la tête du parti, Lionel Jospin s’exprime dans une tribune dans «Le Monde». «Parmi leurs dirigeants actuels, les socialistes doivent choisir pour la porter à leur tête une personnalité dotée d'une culture et d'une expérience politiques indiscutables», écrit-il. Une critique implicite contre Ségolène Royal. Pour ce proche de Bertrand Delanoë, il faut au contraire «un chef de file reconnu qui mette chacun au travail». Il affine le portrait du leader souhaité «qui connaisse le PS et respecte ses militants. Qui ait la volonté de redonner à tous le sens de la réflexion et de l'action collectives pour faire des propositions cohérentes au pays». «Il faut au prochain Congrès, sans déchirements, mais après débat, choisir un leader, une équipe, une orientation», écrit-il, réfutant «un Premier secrétaire de transition».
 
Dans «Le Monde» daté de mercredi, Jean-Christophe Cambadélis, un des chefs de file du groupe des «reconstructeurs», alliance de strauss-kahniens, de fabiusiens et d’amis d'Arnaud Montebourg et de Martine Aubry, avait déjà tendu la main à Bertrand Delanoë «s'il ne fait pas de sa candidature un préalable».




A l'UMP :

«On a connu des lendemains de défaite plus difficiles, où tout le monde s'aboyait dessus. Ce n'était pas le cas», a noté avec soulagement Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, à la sortie de la réunion des députés, mardi 18 mars.

Tout est pourtant loin d'être paisible dans les rangs de la majorité, loin s'en faut. Ces derniers jours, les piques et critiques, plus ou moins acerbes, fusaient au sein de l'UMP, notamment sur les actions gouvernementales, tour à tour qualifiées de «réformettes» ou de «réformes à la hâche».

Des «bouts de réformes»

Pour le député de la Marne Renaud Dutreil, la défaite de la droite est imputable à la mollesse des réformes: «des réformettes, des quarts de réforme, des bouts de réforme», qui n'ont rien à voir avec «ce que notre pays exige en termes de modernisation (...) dans la compétition mondiale dans laquelle nous sommes» a-t-il estimé.

Autre ton, autre vision: Jean-Luc Reitzer, réélu maire à Altkirch(Haut-Rhin), s'en prend aux «réformes à la hache», notamment la refonte de la carte judiciaire.

Pour Claude Goasguen, député de Paris, c'est davantage la politique d'ouverture qui pose problème: «Quand on a parlé aux Français de rupture, ils ne s'attendaient pas à voir revenir les vieux barbons du mitterrandisme», rappelle-t-il.

Rivalités

D'autres ont critiqué les rivalités qui ont entaché la campagne. Selon le député Alain Joyandet, réélu dès le premier tour à la mairie de Vesoul (Haute-Saône), l'UMP a perdu aux municipales et cantonales un «paquet de villes et de cantons, où elle était en position de l'emporter, pour des questions de rivalités ou de dissidences».

Des rivalités qui ne sont pas enterrées si tôt le scrutin terminé. Ainsi à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Sébastien Broucke, colistier de l'UMP Philippe Perrot aux municipales, a expliqué que Françoise Boulet, secrétaire de circonscription, aurait selon des rumeurs qui semblaient fondées, téléphoné «à tout le monde pour dire de ne pas voter Perrot.»

Grincements de dents également du côté des perdants aux municipales. Souhaitant couper court aux dissensions, Alain Gest (Somme) a rappelé qu'il ne «faudrait pas que les perdants oublient qu'ils ne seraient pas là pour se plaindre d'avoir perdu si Nicolas n'avait pas été là pour les faire élire.»

Les villepinistes souhaiteraient, quant à eux, être davantage associés à la politique gouvernementale et à «la réflexion politique de l'UMP», selon le député UMP Jean-Pierre Grand. Ce dernier a critiqué le remaniement
gouvernemental, jugeant que « l'ouverture s'est faite avec les sarkozystes.»
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