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Francois Lo Presti AFP ¦ Le lycée Pierre de Coubertin de Calais, le 28 mars 2008, où un jeune homme a été grièvement blessé d'un coup de couteau la veille.Les jours de la victime, hospitalisée à Dunkerque (Nord) dans un état grave et opérée dans la soirée de jeudi, ne sont plus en danger, selon le procureur adjoint de la République de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) Philippe Muller. L'agresseur présumé, rapidement interpellé après avoir pris la fuite, a reconnu les faits.
Opéré dans la soirée
«Nous considérons qu'il y a des éléments de préméditation», justifiant sa mise en examen pour «tentative d'assassinat» et non de meurtre, a précisé le magistrat.
Jeudi, vers 16H00, le jeune homme de 18 ans, ancien élève du lycée professionnel Pierre-de-Coubertin, aurait été agressé après être entré avec son scooter dans l'enceinte de l'établissement où il venait chercher son amie.
En l'apercevant, le lycéen, qui avait «un différend» avec lui, serait allé dans sa direction, aurait sorti un «couteau à lame dépliable» et l'aurait poignardé, selon le procureur adjoint.
Dans la chair
«Il dit que lui-même a été surpris de son geste, il a plutôt voulu menacer, il a tendu le bras et puis le couteau est rentré dans la chair», a-t-il ajouté, en précisant que l'élève «commen(çait) à se rendre compte de la gravité de son acte».
«Il évoque l'altercation qui a eu lieu il y a une huitaine de jours concernant un scooter (...) comme élément de dispute, mais il ne donne pas plus d'éléments là-dessus. C'est à prendre avec beaucoup de précaution», a poursuivi le magistrat, en précisant que ni l'auteur ni la victime ne sont connus des services de police.
Chef d'atelier
Interrogé par l'AFP, le proviseur du lycée, Jean-François Claisse, a déclaré que «tout le monde a été surpris» par l'identité de l'agresseur présumé. «Son professeur principal, son chef d'atelier, me dit que c'est un gamin qui ne bougeait pas, qui était gentil. C'était totalement imprévisible», a-t-il souligné. Scolarisé en CAP mécanique, il avait «quelques difficultés», a-t-il précisé.
«Ils avaient un contentieux extérieur. Cela s'est produit dans l'enceinte de la cité (scolaire), mais c'est un hasard, ils se sont croisés», a-t-il estimé. D'après le proviseur, son lycée est «un établissement tranquille», avec «des incivilités» mais sans violence ou bagarre.
Vendredi matin, 200 à 300 lycéens se sont rassemblés devant l'établissement pour manifester leur désarroi face à la violence et leur soutien à la victime, avant de reprendre leurs cours vers 09H30. «Il y a une émotion de la part des lycéens (...) C'est vraiment un élément totalement exceptionnel qu'il va falloir gérer dans le temps», a déclaré le proviseur. En début de soirée vendredi, il soulignait que «les choses repren(aient) doucement leur cours normal».