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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Et toujours les clandés...

327 travailleurs sans papiers sont en grève, soutenus par les syndicats hôteliers

Plusieurs milliers de personnes manifestent le 2 février 2008 à Paris pour réclamer la régularisation des sans-papiers
François Guillot AFP ¦ Plusieurs milliers de personnes manifestent le 2 février 2008 à Paris pour réclamer la régularisation des sans-papiers

Le mouvement des sans-papiers grévistes s’étend. D’après la CGT, «327 travailleurs sans papiers sont maintenant en grève et occupent leur entreprise». Plusieurs organisations politiques ou patronales demandent la régularisation de ces travailleurs déclarés.

Un rendez-vous prévu dans la journée au cabinet du Premier ministre François Fillon avec le Synhorcat, qui regroupe près de 20.000 entreprises de l'hôtellerie-restauration et qui demande la régularisation des salariés sans papiers du secteur, a finalement été annulé par Matignon. Vendredi après-midi, aucun nouveau rendez-vous n'avait été fixé.

L'Umih soutient aussi le mouvement

Le président du Synhorcat, Didier Chenet, avait souligné mercredi que «face à la multiplication des actions des travailleurs étrangers sans papiers employés dans des entreprises, dont certaines relèvent de la restauration, le Synhorcat est déterminé à s'engager aux côtés de ses adhérents pour obtenir la régularisation des travailleurs étrangers».

Une autre organisation patronale, l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), qui revendique 80.000 adhérents, s'est également prononcée jeudi en faveur de la régularisation des salariés sans papiers embauchés avant juillet 2007 et déclarés par leur employeur.

«Une forme d'esclavage d'aujourd'hui»

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a de son côté estimé jeudi que les arrêts de travail des sans-papiers, observés depuis mardi dans une vingtaine d'entreprises franciliennes de plusieurs secteurs d'activité, mettaient en lumière «une forme d'esclavage d'aujourd'hui».

«Ce n'est pas admissible que dans un pays comme le nôtre on ferme les yeux, qu'on s'installe dans cette espèce de situation d'hypocrisie, où des entreprises et pas des moindres, ont une part importante de leur main d'oeuvre en situation irrégulière», a-t-il déclaré sur France Inter.

Des secteurs qui manquent de main

La CGT demande l'ouverture de négociations avec le ministère du Travail sur l'application par les préfets d'une circulaire parue en janvier qui autorise des régularisations à la demande des employeurs dans les secteurs «en tension», qui connaissent des difficultés de recrutement.

Une centaine de grévistes sans papiers occupaient toujours jeudi les locaux de la Fédération des entreprises de propreté (FEP) à Villejuif (Val-de-Marne), pour demander leur régularisation.




Les salariés sans-papiers et certains patrons brisent le tabou du travail clandestin

Un salarié sans-papiers est en grève sur un chantier de démolition, le 18 avril 2008 à Paris
Joel Saget AFP ¦ Un salarié sans-papiers est en grève sur un chantier de démolition, le 18 avril 2008 à Paris

Une grève de 338 salariés sans-papiers déclenchée de façon coordonnée pour la première fois en France dans une vingtaine d'entreprises franciliennes de la restauration, du bâtiment ou du nettoyage, a obligé une partie du patronat à s'engager pour obtenir leur régularisation.

"On veut faire ouvrir les yeux sur une réalité", explique à l'AFP Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, à l'initiative du mouvement commencé 15 avril.

Il y aurait en France entre 200.000 et 400.000 étrangers en situation irrégulière. Son immense majorité travaille, notamment dans les petites entreprises de secteurs en pénurie de main d'oeuvre, comme la restauration, le bâtiment ou le nettoyage.

Devant cette mobilisation inédite, certaines organisations patronales ont révélé au grand jour leur dilemme, partagées entre la nécessité de trouver de la main-d'oeuvre et le risque de sanctions judiciaires pour emploi de clandestins.

Un décret de juillet 2007 fait obligation aux employeurs de s'assurer auprès des préfectures de l'authenticité des papiers des travailleurs étrangers.

S'il existe des employeurs qui embauchent en connaissance de cause des sans-papiers et "doivent être sanctionnés", "certains" ne le savent pas et "d'autres sont obligés d'en faire travailler sinon ils fermeraient leur entreprise faute de main-d'oeuvre", a déclaré à l'AFP Jean-François Veysset, vice-président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).

Le Medef n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Deux syndicats du patronat de l'hôtellerie-restauration, le Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs), qui regroupe près de 20.000 entreprises, et l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), 80.000 adhérents, se sont joints jeudi aux sans-papiers pour interpeller le gouvernement.

"Il n'y a pas d'autre solution que de régulariser les sans-papiers (embauchés avant juillet 2007) déclarés par les employeurs", a déclaré vendredi le président de l'Umih, André Daguin.

L'article 40 de la loi du 20 novembre 2007 et une circulaire du 7 janvier 2008 offrent la possibilité de régularisation sur demande de l'employeur, à condition que le salarié travaille dans un secteur "en tension" (qui subit des difficultés de recrutement) et soit sous contrat ferme d'un an minimum.

"Pour les métiers comme l'hôtellerie, le bâtiment, ou l'environnement de la santé, si les salariés sont là depuis longtemps, il faut au moins examiner leurs situations, en respectant nos textes législatifs", estime Jean-François Veysset.

Le patronat du bâtiment ne s'estime pas concerné par le problème et renvoie au gouvernement. La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui réunit 356.000 entreprises, n'a pas souhaité réagir. La Fédération française du bâtiment (FFB), 56.000 adhérents soit "deux-tiers des salariés" de la profession, a estimé que "c'est aux pouvoirs publics de prendre position".

La Fédération des entreprises de propreté juge elle aussi qu'il s'agit d'un débat politique et que "chaque entreprise est libre de sa politique sociale".

Très sollicité, le gouvernement s'est pour l'instant contenté "d'un rappel des principes" de la loi de novembre 2007 qui permettent une "ouverture mesurée et sous conditions", a indiqué vendredi à l'AFP le ministère de l'Immigration.

La CGT demande à discuter directement avec le ministère du Travail ou de l'Emploi, pour que des directives claires soient envoyées aux préfets, afin de procéder aux régularisations.


© 2008 AFP

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E
C'est une forme d'esclavage, sauf que ce sont eux qui sont venus directement dans la plantation, hein.
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