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| Les récents faits d'armes de pirates somaliens ont rappelé au monde entier que ceux-ci pullulent dans l'océan Indien. Mais la lutte contre ce fléau s'organise, explique le quotidien El-Watan. | |||||||||
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Plus de 924 000 personnes ont reçu en 2007 des vivres du PAM en Somalie, principalement dans le sud et dans le centre du pays. Le Bureau maritime international (BMI) recommande ainsi aux navires de rester à une distance minimale de 200 milles nautiques des côtes somaliennes. En termes quantitatifs, la situation est encore plus grave au Nigeria, où 19 incidents ont été signalés depuis le début de l'année. Au moins 15 navires ont été pris d'assaut par les pirates, qui ont kidnappé 40 marins. Selon le BMI, "ces attaques semblent être organisées par quelques groupes locaux affirmant que leurs actions ont des buts politiques". Dans une première phase, les pirates nigérians attaquaient surtout les navires de ravitaillement des plates-formes pétrolières. Mais, selon le BMI, ils "ont commencé à attaquer des pétroliers pendant des opérations cruciales, ce qui représente un risque accru de morts et de dégâts énormes pour l'environnement". L'autre menace que fait peser la piraterie en Afrique est liée à la sécurité alimentaire : 50 % des ressources halieutiques sont pillées chaque année, l'équivalent de 4 millions de tonnes de poisson, par les pirates, avaient dénoncé les 22 pays africains riverains de l'océan Atlantique réunis à Abidjan en juillet 2007. Pour faire face à ces pillages, les ministres africains ont adopté un projet de surveillance satellitaire devant se "réaliser par étapes d'ici à 2012". La société française Collection localisation satellitaire (CLS, spécialisée dans la surveillance satellitaire des grands espaces), dont le siège est à Toulouse, va mettre en place ce projet pour un coût de 20 millions d'euros, dont le financement devrait être en partie fourni par l'Union européenne (UE). | |||||||||
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