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« J'assume pleinement. » Julien Dray ne retire rien des propos qu'il a tenus en 2006 contre Dieudonné, propos qui lui ont valu d'être attaqué en diffamation par l'humoriste et jugé hier par le tribunal correctionnel de Paris. Le 23 février 2006, lors d'une émission télé, le porte-parole du PS fait part de son émotion après le meurtre antisémite d'Ilan Halimi par le « gang des barbares », intervenu quelques jours plus tôt. Interrogé, il estime qu'il y a dans ce crime un « effet Dieudonné ». « On a les effets différés de tout ce qu'a fait Dieudonné au long de ces mois et de ces années », déclare-t-il, faisant écho aux prises de position provocatrices du comédien. Plusieurs fois relaxé, Dieudonné a été condamné en janvier 2007 pour « diffamation publique à caractère racial » pour des propos sur la Shoah tenus en 2005.
Hier, Julien Dray a « refusé de faire des excuses alambiquées », même s'il a reconnu qu'il n'y a « pas de responsabilité directe, évidemment et heureusement » de Dieudonné dans la mort d'Ilan Halimi. « Je veux parler d'une atmosphère, d'un contexte qu'a nourri avec d'autres Dieudonné à l'époque », a-t-il précisé. De son côté, l'humoriste lui a reproché un « amalgame douteux négrophobe », affirmant que par ses paroles, Julien Dray le mettait « en danger de mort ». « A cause de lui, j'ai été agressé dans mon théâtre, puis dans la rue avec mes enfants, et à chaque fois, on m'a parlé de cet Ilan Halimi », a expliqué Dieudonné. « La seule chose qui me relie à M. Fofana [chef présumé du "gang des barbares"], c'est la couleur de ma peau », a-t-il assuré au tribunal. « Ce qui vous lie, ce sont les a priori que vous avez partagés », lui a rétorqué Julien Dray.
Alors que l'humoriste réclame 10 000 euros de dommages et intérêts, le parquet a requis la relaxe contre le responsable socialiste, arguant que « la liberté d'expression et d'opinion doit prévaloir » et qu'« il n'y a pas deux Dieudonné, l'humoriste et l'homme public ». Délibéré au 17 juin.
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Derrière une banderole proclamant "bavure policière, assassins", les manifestants -entre 500 et 600 selon la police, un millier selon les organisateurs- ont défilé dans le centre de Grasse dans un silence brièvement interrompu par quelques cris "police, assassins" poussés devant le commissariat de la ville.
Une jeune femme, témoin de l'interpellation, a indiqué à la presse, en marge de la manifestation, que Abdelakim Ajimi avait été maintenu à terre lors de son interpellation par plusieurs policiers, dont l'un lui serrait fortement le cou.
"Pendant les vingt minutes où j'étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête", a raconté Layla Picout, 17 ans, étudiante en BEP vente.
"Hakim (son diminutif, ndlr) ne se défendait pas, il était sur le sol, complètement à l'envers, comme s'il était déjà parti, comme s'il acceptait son sort. Quand ils l'ont mis dans le coffre de la voiture, menotté, on aurait dit une guimauve", a ajouté la jeune femme.
Selon sa famille, le jeune était grand mais fluet, il pesait 60 kilos. "Il suffisait de le prendre avec une main pour le mettre dans la voiture", a déclaré son oncle à l'AFP.
La police a démenti que Abdelakim Ajimi, interpellé après une altercation avec les employés d'une banque où il était venu retirer de l'argent, ait été placé dans le coffre de la voiture de police.
Dans un communiqué, le préfet des Alpes-Maritimes Dominique Vian a souligné que le jeune homme s'était violemment opposé à son interpellation durant laquelle deux fonctionnaires de police ont été blessés.
L'un a été hospitalisé avec une fracture de la clavicule.
"Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires", a ajouté le préfet.
Le jeune homme avait été à trois reprises interné dans des hôpitaux psychiatriques. Fumeur de cannabis, il faisait l'objet de poursuites judiciaires pour conduite sous l'emprise de stupéfiants.
Un autre témoin, cité par le quotidien Nice-Matin, a mis en cause les conditions de son interpellation.
"Il avait la face contre terre, trois policiers sur lui, j'ai entendu le jeune homme dire qu'il ne pouvait plus respirer, il était violet. Un des trois policiers lui a donné des coups de poing", a affirmé Ludovic Gérard, maître chien à Cannes.
"Il ne pouvait plus parler ni crier. Alors il a tapé contre le sol avec la paume de sa main, à la manière d'un catcheur qui veut cesser le combat", a indiqué un autre témoin, cité par l'avocat de la famille, Me Sylvain Pont.
Une autopsie sera pratiqué mardi à Nice. Des policiers de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) sont arrivés à Grasse.
© 2008 AFP
La fête continue. Après la bénédiction du père Guy Gilbert dans l'Abbaye des Vaux- de-Cernay mercredi dernier, Jamel Debbouze et la présentatrice Mélissa Theuriau ont passé trois jours à Marrakech dans le riad de l'humoriste et comédien pour la célébration musulmane de leur union.
Au menu des festivités du week-end : rédaction de l'acte de mariage par un aâdel - un notaire spécialisé dans le droit musulman -, fête du henné pour la jeune mariée et grand gala pour conclure.
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"Nous sommes en train d'examiner l'ensemble du dossier de façon extrêmement précise" afin "de prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, a affirmé le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants.
"Sur les 600 personnes condamnées à mort, toutes ne l'ont pas été pour l'exemple. Il y a eu un certain nombre de droits communs et tous ceux qui l'ont été pour des raisons de refus de combattre ou de mutinerie n'ont pas été des mutins de 1917. Il y en a qui l'ont été dès 1914", a-t-il ajouté.
"Donc, il y a des situations extrêmement diverses et donc il faut que nous puissions apporter tous les éléments permettant en cours d'année au président de la République, s'il décide de faire ce geste de réconciliation", de prendre une décision.
Selon M. Bockel, la décision sera prise "au cas par cas".
Quant à savoir si les noms de ces soldats pourraient figurer sur les monuments aux morts, M. Bockel a répondu: "ce sont des décisions qui seront prises au plus haut niveau. A chaque jour suffit sa peine. Je n'en suis pas encore au stade des propositions et le président n'en est pas encore au stade de définir précisémment quelles décisons il sera amené à prendre".
En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre de cohabitation, avait proposé la réhabilitation des mutins, mais Jacques Chirac, alors président, avait jugé ses déclarations "inopportunes".
© 2008 AFP
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De son vrai nom Robert Kelly, 41 ans, le chanteur comparaît six ans après son arrestation pour avoir filmé ses ébats avec une adolescente de 13 ans.
Il risque jusqu'à 15 ans de prison s'il est reconnu coupable des 14 chefs d'inculpation qui lui ont été notifiés.
Il plaide non coupable, et la tâche de l'accusation pourrait être compliquée par le fait que la présumée jeune victime, âgée aujourd'hui de 23 ans, refuse d'admettre qu'elle est l'adolescente filmée dans la vidéo, même si sa famille, ses amis et ses professeurs affirment la reconnaître.
Le scandale provoqué par cette vidéo de 26 minutes, dont l'existence avait été révélée par le Chicago Sun-Times avant d'être diffusée sur internet, semble avoir eu peu d'impact sur la popularité du chanteur.
R. Kelly avait sorti un album un an après son arrestation et a collaboré depuis avec de nombreuses stars dont Céline Dion.
Une femme, qui assure avoir participé à des ébats sexuels à trois avec la présumée victime et R. Kelly, devrait témoigner ainsi qu'au moins trois autres femmes, affirmant avoir eu des relations sexuelles avec lui alors qu'elles n'avaient pas l'âge légal.
R. Kelly avait également été brièvement marié, en 1994, avec la jeune star de 15 ans Aaliyah, dont les parents avaient fait ensuite annuler le mariage et qui est décédée depuis dans un accident d'avion.
Le procès du chanteur, qui avait acquis une célébrité internationale en 1997 avec son tube "I believe I can fly" et a reçu depuis un Grammy Award, a été repoussé à plusieurs reprises.
"R. Kelly a hâte de comparaître devant le tribunal et a confiance dans le fait que lorsque toutes les preuves seront apparues, il sera démontré qu'il n'a commis aucun crime", a déclaré à l'AFP sa porte-parole Melissa Erickson.
© 2008 AFP