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IDENTITE : Au bout de la route du mensonge…
Le 22 Février 2006
Par Pierre CHATOV
C’est dans l’indifférence quasi-générale que la manifestation en mémoire d’Ilan, le vendeur de téléphones portables torturé à mort par les nouveaux barbares que produit ou importe toujours en plus grand nombre notre magnifique société « libre, égale et fraternelle », a dégénéré en « chasse à l’arabe » et en passage à tabac de plusieurs jeunes maghrébins par les juifs radicaux composant la majorité du cortège…
On imagine sans peine l’émoi national, le scandale horrifié et la stupeur révoltée qui se seraient emparés du pays si les responsables de cette « ratonnade » avaient été des sympathisants du front national, des skinheads ou plus généralement n’importe quel type de franchouillards forcément fachos… Une grande manifestation nationale, menée par le président de la République lui-même, aurait rassemblé des centaines de milliers de français hautement citoyens et forts inquiets, toujours prêts à un courageux acte de résistance face à la pieuvre sans cesse renaissante du fascisme.
Seulement là, curieusement, on préfère se taire ou parler hâtivement de « fait divers » et passer sans attendre à autre chose car cette explosion de violence raciste et de haine inter-communautaires ne rentre pas dans le beau modèle républicain qu’on nous rabâche depuis des lustres, ni dans le schéma binaire d’un racisme unique et unilatéral produit par une majorité d’ignobles français moyens à l’encontre de pauvres minorités souffrantes aussi pures qu’innocentes par nature…
Ainsi ce nouvel exemple éclatant de l’échec fondamental et tragique du « multi-ethnisme » bienheureux fait-il exploser en vol les chimères simplistes et manichéennes de « l’anti-racisme » idéologique et les dogmes culpabilisateurs avec lesquels on a cherché depuis 40 ans à bâillonner ceux qui tentaient de prévenir les catastrophes que nous subissons et d’éviter l’impasse dans laquelle nous nous précipitons si joyeusement.
On a voulu nier la réalité des différences et des incompatibilités ethnico-culturelles en les mettant sur le compte du refus frileux et obtus de « l’autre » par un peuple français qu’il fallait « éduquer » à la tolérance (comprendre « acceptation de tout à commencer par l’abject et l’intolérable »). On a refusé de prendre en considération les attachements communautaires et le besoin d’identité des différentes populations formant ce puzzle de plus en plus fragile et atomisé que devient la France. On a fait semblant de ne pas comprendre que le fait de mettre en évidence l’incompatibilité viscérale voir l’opposition ontologique de certaines cultures n’induisaient en rien une hiérarchie entre celles-ci et n’était pas plus un acte de mépris ou de haine envers l’une ou l’autre de ces entités. On a scandaleusement assimilé le différentialisme au racisme. On a voulu faire croire qu’être fier de ce que l’on était et ne pas vouloir le laisser disparaître était un acte de défiance et de rejet de la différence alors que c’est bien au contraire le préalable indispensable à l’existence d’un monde multiple, riche et différencié. On a tut le fait, pourtant démontré mille fois par le passé, que pour vivre ensemble dans un minimum de paix et de compréhension il fallait partager un socle commun minimal de culture, d’histoire, de valeurs et de référents.
On a menti et on triché.
Mais les refus du réel ne sont jamais éternels et aujourd’hui le carcan du mensonge et de l’irresponsabilité craque de tous côtés. On s’empresse donc de minimiser et de taire les événements qui en font la démonstration, ces nouvelles (et énièmes) preuves. C’est ce qu’on appelle « l’éthique citoyenne » des médias.
Lu sur http://www.les-identitaires.com/aff_doc.php?id=982&idrub=4