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"Cette enquête met au jour les actes ignobles d'un petit nombre de personnes qui abusent sexuellement de certains des enfants les plus vulnérables au monde, ces mêmes enfants qu'ils sont supposés protéger", a commenté la directrice générale pour le Royaume-Uni de Save the Children, Jasmine Whitbread.
Les abus sont particulièrement fréquents au Soudan, en Côte d'Ivoire, en République du Congo et Haïti, souligne l'organisation basée à Londres, qui reconnaît être touchée comme beaucoup d'autres ONG. L'ampleur des sévices est "significative" et Save The Children réclame dans son étude la mise en place d'un système permettant de détecter ces sévices et leur donner une réponse appropriée.
"LES DÉCLARATIONS DE PRINCIPE DOIVENT ENCORE SE CONCRÉTISER""Il est difficile d'imaginer un abus de pouvoir plus évident ou une violation flagrante des droits de l'enfance", a déploré Mme Whitbread. "Ces dernières années, l'ONU, la communauté internationale ainsi que les agences humanitaires se sont engagées à s'attaquer au problème mais, même si ces engagements sont bien accueillis, dans la plupart des cas, les déclarations de principe et les bonnes intentions doivent encore se concrétiser par une action internationale décisive et concertée", a-t-elle estimé.
La "vaste majorité" des travailleurs humanitaires ne sont "bien entendu" pas impliqués dans des sévices sexuels ou l'exploitation d'enfants, a-t-elle souligné. "Cependant, l'ensemble des agences humanitaires ou de maintien de la paix travaillant dans les situations d'urgence, dont Save the Children Royaume-Uni, doivent reconnaître qu'elles sont vulnérables et prendre le problème à bras-le-corps", a ajouté la directrice.
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Le Pentagone a décidé de se doter d’une unité spécialisée capables de détruire soudainement l’ensemble des sites internet de ses adversaires en cas de conflit.
La « guerre des réseaux » (Network Warfare) est du ressort de l’Armée de l’Air. Elle est dirigée par le général Keith B. Alexander, le patron de la NSA.
La 67eme brigade de guerre des réseaux dispose déjà de plus de 8 000 hommes sous le commandement du colonel Joseph Pridotkas. L’un de ses esquadrons sera équipé, d’ici octobre, de puissants robots capables de faire tomber des milliers de sites à la fois. Il s’agit d’appliquer le concept du « tapis de bombes » au cyberspace, indique le colonel Charles W. Williamson dans le dernier numéro de l’Armed Forces Journal.
Ces sommes ont fait l'objet de facturations ne permettant pas d'en retracer la destination ou ont été versées sans factures. Un contractant américain, IAP Worldwide Services, a par exemple perçu, à une occasion, 11,1 millions de dollars sur présentation d'un bon, sans que la nature du service rendu soit connue. Le même audit indique par ailleurs que 1,8 milliard de dollars d'avoirs irakiens gelés après la conquête de Bagdad ont disparu. Il n'a pas plus retrouvé la trace de 134,8 millions de dollars versés aux alliés britanniques, polonais et sud-coréens des Etats-Unis en Irak.
Vu le nombre monumental de documents à vérifier, les auditeurs ont sélectionnés 702 contrats représentatifs. La somme sans traçabilité est une extrapolation faite à partir de leur bilan. Le cas le plus exceptionnel consiste en un versement de 320,8 millions de dollars avec la simple mention " paiement de salaires irakiens ", sans aucune indication de l'identité des personnes ou des organismes rémunérés ni du travail qu'ils avaient effectué. Dans la colonne suivante apparaît le chiffre " 1 000 ". Un représentant au Congrès a demandé s'il s'agissait du nombre de personnes payées. Auquel cas chacune aurait perçu 320 800 dollars…
Interrogée par des parlementaires pour savoir si elle avait une idée de la destination de ces sommes, Mary Ugone, directrice-adjointe de l'Inspection générale du Pentagone, a répondu : " nous ne savons pas ce qu'il en est ". La controverse porte autour d'une histoire de la bande dessinée "Jojo's Bizarre Adventure", dont l'action se passe dans un pays arabe et où le méchant consulte un livre lors d'une péripétie.
Dans le dessin animé tiré de ce manga, les producteurs ont voulu par soucis d'authenticité ajouter des caractères arabes sur les pages du livre utilisé par le méchant. Et ils ont inséré par mégarde un passage du Coran, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'éditeur du manga, la maison Shueisha.
Elle a précisé que la bande dessinée d'origine, dont la série s'est vendue à 70 millions d'exemplaires au Japon, ne montrait le Coran en aucune manière. Elle a ajouté toutefois que le manga montrait une scène de bataille dans une mosquée.
L'éditeur du manga et la maison de production du dessin animé ont stoppé la vente des bandes dessinées, DVD et vidéos concernés.
"Nous avons pris des mesures après cet usage inapproprié du Coran dont nous connaissons le caractère sacré", a ajouté la porte-parole.
L'éditeur Shueisha s'est excusé "sincèrement auprès des musulmans pour les avoir offensés", dans un communiqué commun avec la maison de production du dessin animé.
Des albums de la série "Jojo's Bizarre Adventure" ont été publiés dans de nombreux pays du monde, en Amérique du Nord, Europe et Asie.
Aucune traduction officielle n'existe en arabe mais la maison Shueisha a eu vent de critiques récentes émanant du monde arabe, selon sa porte-parole.
Une version pirate de la série animée, sous-titrée en arabe, circule toutefois sur Internet, a affirmé l'agence Kyodo.
L'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie avait déjà accordé un feu vert à deux équipes scientifiques, mais la recherche sur les embryons hybrides est désormais autorisée par principe en Grande-Bretagne. Lundi soir, les députés britanniques ont en effet rejeté à une écrasante majorité (336 pour, 176 contre) un amendement visant à interdire totalement ces « chimères », du nom donné aux organismes dotés de deux patrimoines génétiques distincts.
On trouve quelques chimères naturelles, et des recherches sur chimères génétiques créées par l'homme ont été menées de longue date. Mais il s'agit ici d'embryons hybrides issus d'ovules animaux dans lesquelles les chercheurs intègrent de l'ADN humain. Objectif : faciliter les recherches sur certaines maladies dont Alzheimer, Parkinson ou la mucoviscidose, dont souffre le fils cadet du premier ministre Gordon Brown. Ce dernier soutenait personnellement ce texte sensible pour lequel, comme le veut la tradition parlementaire britannique, les députés bénéficiaient d'une totale liberté de vote. Le chef de file des conservateurs, David Cameron, avait également défendu les embryons hybrides, face aux opposants, au premier rang desquels les catholiques, qui dénoncent des « expériences à la Frankenstein ».
Ce feu vert parlementaire pose néanmoins des limites : Les hybrides seront réservés à des fins exclusivement scientifiques. Ils doivent être détruits au plus tard au bout de 14 jours de développement et il est interdit de les implanter dans l'utérus d'une femme ou d'un animal.
Un autre amendement, qui devait interdire les « vrais hybrides » (ovule animal fécondé par du sperme humain et vice-versa, et non par l'intégration directe d'ADN dans le noyau), a été rejeté, mais avec une moindre marge (286 contre 223).
Ce texte était une des mesures phares du projet de loi dit «Fécondation humaine et l'embryologie» (lire le texte du projet et les débats en anglais), déjà approuvé par les Lords, qui remet à jour des lois de bioéthique datant de 1990. Il prévoit également la possibilité de donner naissance par fécondation in vitro (FIV) à des « saviour siblings », des « bébés donneurs » censés sauver la vie de leurs frères ou sœurs malades. Un amendement pour les interdire a été rejeté quelques heures plus tard par 342 voix contre 163. Mardi, les députés doivent se prononcer sur deux mesures tout aussi polémiques : l'accès des couples lesbiens et des femmes célibataires à la FIV via la suppression du « besoin de figure paternelle » dans les textes, et le raccourcissement des délais d'avortement, de 24 à 22 ou 20 semaines.