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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Agression dans le 19e: la thèse du règlement de compte serait privilégiée


Toute cette histoire pour un juif. Quand c'est un français de souche on en parle pas autant ! Cette classe politique me fait vomir. On dirait des chiens rampant devant leurs maîtres.


Agression des Buttes-Chaumont à Paris: «S'ils nous cherchent, on est prêt»

11h30, à la sortie de l’école élémentaire rue Pierre-Girard dans le 19e à Paris. A quelques rues de là, un jeune juif de 17 ans a été grièvement blessé samedi soir dernier. Depuis, les réactions de la classe politique ont unanimement condamné un acte d’antisémitisme. Mais deux jours après l’agression dont a été victime le jeune homme, à la question «Y-a-t-il des tensions intercommunautaires dans le quartier?», la première réponse est «non». «C’est calme ici», indique une mère d’élève musulmane.

«Ceux qui ont fait ça sont des petits cons»

Du point de vue des adultes, ce qui est arrivé à Rudy relève plus d’une bagarre entre bandes rivales que d’un problème lié à la religion. «J’habite ici depuis toujours et il n’y a jamais eu aucun souci entre les différentes communautés, témoigne un jeune homme de 26 ans d’origine maghrébine. Ceux qui ont fait ça sont des petits cons, c’est tout, c’est de la délinquance, pas plus», estime-t-il, soulignant tout de même qu’il est «choqué» par ce qui vient de se passer.

Du côté des ados, la première réaction est également de minimiser. «A Laumière, c’est tranquille, on a le stade, on fait tout le temps du foot, tous ensemble», affirment Medhi* et Jonathan, deux collégiens amis et de confession différente. «C’est vers Ourcq que ça craint davantage.» Un de leurs camarades noirs marmonne tout de même un «bouffon de juif» dans la conversation, avant de refuser d’en dire plus.

Les jeunes filles du quartier sont plus prolixes. Si elles aussi réfutent dans un premier temps l’idée de comportements racistes, les langues se délient et évoquent plusieurs incidents récents. «Ce sont surtout les garçons qui se cherchent, les noirs et les Arabes d’un côté, les «chals» de l’autre (surnom donné aux juifs branchés, ndlr). Ce sont davantage ces derniers que ceux qui arborent des signes religieux qui sont impliqués dans ces rixes», affirme Shanna, 15 ans, juive elle-même et amie de Rudy. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce dernier portait une kippa au moment de l’agression.

«Au moindre regard ou mot de travers, la situation peut dégénérer»

Pour Shanna et ses copines du collège Sonia-Delaunay, les torts sont partagés et les provocations réciproques. «Les bandes se retrouvent devant les Buttes-Chaumont le samedi et au moindre regard ou mot de travers, la situation peut dégénérer», explique Chaïma, 16 ans, évoquant plusieurs bagarres la semaine précédente, qui seraient à l’origine du drame de samedi. Selon les jeunes filles, «le conflit au Proche-Orient» n’est pas étranger à ces tensions.

«S’il n’y avait pas la guerre là-bas, il n’y aurait pas de problème ici», affirme Leïla, 15 ans. Mais les adolescentes accusent surtout les parents de véhiculer des clichés racistes. «J’ai grandi en entendant “les noirs et les Arabes” sont dangereux», déplore Shanna. Quant à ses copines musulmanes, si elles affirment avoir «plein d’amis juifs», une relation amoureuse est impensable.

«Nous, on se mélange, les juifs restent entre eux»

Rue Petit, là où l’agression a eu lieu samedi, un groupe de jeunes garçons confirme cette ambivalence. «Ce n’est pas du racisme, déclare Didier, un lycéen. Avant de poursuivre : «Nous («les noirs et les Arabes», ndlr), on se mélange, mais les juifs restent entre eux.» Et de justifier l’agression en refusant son caractère antisémite. «Il n’a pas été agressé parce qu’il avait une kippa et puis d’abord, il n’était pas tout seul, ils sont descendus à plusieurs et étaient équipés de couteaux», poursuit le lycéen. «Ils nous accusaient de leur avoir volé un scooter», renchérit un camarade.

«Les amis de Rudy ont juré qu’ils allaient se venger, jusqu’à la mort s’il le faut», s’inquiète Shanna, qui croit savoir que Rudy était accompagné d’au moins une personne. «S’ils nous cherchent, on est prêt», répliquent les garçons.

Une situation bien plus explosive que les parents le laissent entendre.

* Les prénoms ont été modifiés






Rassemblement de la commmunauté après l'agression d'un jeune juif aux abords de la synagogue de la rue Petit.
S. ORTOLA / 20 MINUTES ¦ Rassemblement de la commmunauté après l'agression d'un jeune juif aux abords de la synagogue de la rue Petit.


Une information judiciaire a été ouverte ce mardi pour «tentative de meurtre aggravée par le caractère antisémite» de l'agression et «violences en réunion avec circonstances aggravantes», a annoncé le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin. Cette information fait suite à l'agression samedi d'un jeune homme de confession juive de 17 ans. Le jeune homme est sorti du coma mais est toujours hospitalisé.

Mardi en début d’après-midi, l'adolescent n’avait toujours pas été entendu par la police. Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer les raisons de cet acte, déjà qualifié d’antisémite par plusieurs organisations.

Cinq mineurs ont été déférés lundi soir au parquet de Paris pour «non-assistance à personne en péril». Agés de 14 ans à 17 ans, d’origine africaine et maghrébine, ils auraient assisté à l’agression «sans y jouer un rôle actif», selon les informations obtenues par «le Figaro».

Le règlement de compte de plus en plus probable

Du côté de la police, la piste d’une «attaque antisémite visant délibérément un juif isolé» semble s’éloigner au profit d’un règlement de compte entre communautés rivales. Un témoin du drame affirme que le jeune homme n’était pas seul, ce qui confirmerait un peu plus l’idée d’une bagarre entre bandes, selon «Le Monde».

Mardi, un témoignage recueilli par l’AFP révèle que deux rixes ont précédé samedi après-midi l'agression du jeune Rudy. Un premier jeune juif a été agressé par une bande «de jeunes noirs», dont le nombre n'a pas été précisé, vers 16h30 rue Laumière (XIXe), la victime se faisant arracher sa chaîne de cou avec sa croix de David dans la bagarre.

Deux rixes ont précédé l'agression du jeune Rudy

Une demi-heure plus tard, vers 17h00, une rixe aurait opposé un groupe de jeunes juifs à une «bande de jeunes afro-maghrébins» non loin de là dans le secteur du parc des Buttes-Chaumont (19e), affrontements au cours desquels un jeune juif sera blessé au bras par un coup de machette.

Deux heures plus tard un groupe de jeunes juifs, «assez nombreux» selon la source, affronte de nouveau un «groupe afro-maghrébin». C'est au cours de cette bagarre que Rudy 17 ans, qui n'aurait pas participé à la précédente rixe des Buttes-Chaumont, aurait été laissé au sol grièvement blessé.



La victime serait connue des services de police

Selon la police, Rudy a été interpellé «après des incidents à caractère intercommunautaire» le 9 décembre 2007. Son nom «apparaît plusieurs fois dans le champ pénal». La victime avait été mise en examen pour violence «avec arme par destination» et était depuis placée sous contrôle judiciaire, selon «Le Monde». Une information confirmée par son avocate, Francine Berrebi-Freoa. «Le fait de l’avoir mis sous contrôle judiciaire l’avait sensibilisé au fait qu’il devait se tenir tranquille», a-t-elle déclarée à l’AFP.
Une information sans «aucun rapport avec l'agression», selon le Grand rabbin de France. «Je veux être d'une clarté absolue là-dessus, ce garçon était à terre, ce garçon a été non seulement frappé, mais quasiment écrasé par des pieds, des coups de poing», a ajouté Gilles Bernheim, citant notamment la famille de la victime. «Ce garçon a protégé un ami, peut-être a-t-il commis une maladresse à ce moment-là, peut-être dans un mouvement de foule s'est-il passé des choses qui dépassent le cadre de l'intention de ce garçon», a-t-il ajouté.
Le Grand Rabbin de France a dit «adresser des prières» pour qu'il n'y ait «pas de séquelles irréversibles chez ce garçon» et souhaiter que cet acte ne soit suivi «d'aucune autre violence» ou «vengeance».




Le Grand rabbin de France confirme le caractère antisémite de l'agression de Rudy


Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a jugé mardi sur Radio J que l'agression contre un jeune juif de 17 ans survenue samedi à Paris était «notoirement antisémite» après avoir estimé la veille que le caractère antisémite était «probable» mais «pas certain».

«En un premier temps j'ai répondu probable, mais pas certain», a expliqué Gilles Bernheim, élu Grand rabbin de France dimanche, au lendemain de l'agression, en remplacement de Joseph Sitruk.

«Quelque chose d'immonde, notoirement antisémite»


«Nous étions dimanche soir, je sortais d'une journée d'élection où rien n'avait filtré», a-t-il poursuivi. «On ne peut employer certains mots qu'en pleine connaissance de cause c'est-à-dire avec des communiqués du ministère de l'Intérieur», a-t-il estimé. «Aujourd'hui, cet acte est antisémite, cela a été confirmé hier soir lundi».

«Je voudrais que les choses soient parfaitement claires pour nos auditeurs ce matin, ce qui vient de se passer ce week-end est quelque chose d'immonde, notoirement antisémite, d'une rare violence», a martelé Gilles Berheim, qui a indiqué qu'il s'était rendu au chevet de la victime lundi après-midi.

«Aucune légitimation à cet acte»

Il a jugé que l'évocation du passé du jeune homme, interpellé «après des incidents à caractère intercommunautaire» le 9 décembre 2007, selon une source policière, n'avait «aucun rapport avec l'agression». «Lorsque l'on veut tuer un juif, lorsqu'on veut le massacrer», a-t-il dit, «il n'y a aucune justification, aucune légitimation à cet acte».

«Je veux être d'une clarté absolue là-dessus, ce garçon était à terre, ce garçon a été non seulement frappé mais quasiment écrasé par des pieds, des coups de poing», a ajouté Gilles Bernheim, citant notamment la famille de la victime. «Ce garçon a protégé un ami, peut-être a-t-il commis une maladresse à ce moment là, peut-être dans un mouvement de foule s'est-il passé des choses qui dépassent le cadre de l'intention de ce garçon», a-t-il ajouté.




20 Minutes

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