Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Selon le communiqué préfectoral, suivi d’un long silence, depuis samedi, les recherches menées par la gendarmerie sont restées sans effet. Le centre spatial de Kourou, alerté, a « effectué des reconnaissances sur tous les sites susceptibles d’être concernés » et tout particulièrement sur le site de Soyouz, fermé pendant trois heures samedi matin pour que des vérifications soient faites pour assurer sa totale sécurité. Le site du barrage du Petit Saut a également été inspecté, afin de vérifier qu’il n’avait pas été visé, ou fragilisé, par les explosions entendues.
Enfin l’observatoire sismologique et vulcanologique de la Martinique a été consulté, sans succès non plus, aucun capteur n’ayant perçu une activité sismique significative (au dessus d’une magnitude de 4). A la demande du Préfet de Guyane, les réseaux EDF, SGDE et la DDE ont effectué samedi et dimanche une série de reconnaissances et de vérifications qui n’ont fait apparaître aucun dommage à leurs installations.
...sans succès !
Reste l’inquiétude, vive, tout au long de la journée de dimanche, durant laquelle la Guyane a vécu au rythme des rumeurs, et à l’écoute des survols aériens de la gendarmerie et, semble-t-il, de l’armée de l’air. En l’absence d’une réponse claire, les supputations vont bon train, de la pluie de météorites à l’explosion de l’arsenal d’orpailleurs clandestins, en passant par des sabotages sur les sites de lancement des fusées…
Dans ces conditions, toute personne étant en mesure d’apporter des précisions sur les causes et les conditions des 2 fortes explosions et des 3 déflagrations un peu plus faibles entendues à Sinnamary samedi matin entre 5h50 et 6h15 est la bienvenue auprès de la rédaction, qui reste sur le qui vive…
Colère et soupçons en Guyane
L’incompréhensible silence de l’Etat
L’inconcevable silence de la Préfecture de Guyane après les cinq explosions entendues samedi 21 juin à l’aube dans les localités les plus proches de Kourou suscite incompréhension et défiance dans la population.
Imaginerait-on un tel silence à Lyon si cinq explosions spectaculaires avaient réveillé les habitants de Feyzin, localité où se trouve une importante raffinerie de pétrole, ou à Grenoble, si les villes de la vallée de la Maurienne avaient été secouées un beau matin par cinq déflagrations successives ?
Inexplicable silence
Comment accepter que les citoyens guyanais soient tenus dans l’ignorance des causes d’un événement grave, qui révèle peut-être des dangers durables ou des défaillances graves des systèmes de protection civile ou militaire, en particulier dans les dépôts de carburants des fusées, au centre spatial de Kourou, ou dans les dépôts d’explosifs destinés aux forces de sécurité qui protègent cette zone sensible ?
Comment accepter que le laconique communiqué du Préfet de Guyane ("circulez, il n’y a rien à voir") soit la seule expression publique des autorités, à la fois localement et nationalement, les médias français pratiquant une parfaite "omerta", cette loi du silence que les mafieux s’imposent ?
Courroux à Kourou
Les Guyanais se sentent actuellement moqués, ou à tout le moins méprisés, par une attitude inexplicable des pouvoirs publics, qui ne sauraient, quarante-huit heures après les explosions, ignorer sérieusement leur origine réelle, le site exact où elles se sont produites et les effets qu’elles ont causés...
Mais sur tout cela, pas un mot d’explication, pas un commencement d’éclaircissement... De quoi a-t-on peur ? Quel linge sale veut-on laver en cachette, quelles traces veut-on effacer ou quelle menace bien réelle veut-on taire ?
Que veut-on cacher aux Guyanais, et au-delà des seuls Guyanais, que veut-on laisser ignorer aux Français, quelle faille dans les systèmes de sécurité, quelle intrusion, quelle agression ? Que redoutent les pouvoirs publics ?
Continuer à faire silence, c’est donner crédit aux plus folles rumeurs. Rares sont les peuples qui sont sauvés par la politique de l’autruche !