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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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L’opposition nationaliste soutient Radovan Karadzic



Quinze mille personnes environ se sont rassemblées hier soir dans le centre de Belgrade, à l’appel de l’opposition nationaliste, pour exprimer leur soutien à Radovan Karadzic, qui attend son départ pour La Haye, et dénoncer en termes très durs le président Boris Tadic.

Ils étaient 15 000, selon les estimations de la police, à occuper la place de la République, dans le centre même de la capitale serbe, pour protester contre le transfert vers le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye de Radovan Karadzic, l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie. La manifestation était organisée par le Parti radical serbe (ultranationaliste), dont le numéro deux, Tomislav Nikolic, était présent parmi la foule.
« Merci à vous d’être venus en aussi grand nombre pour montrer que la Serbie n’est pas morte », a lancé aux manifestants l’un de ses adjoints, Aleksandar Vucic, dans une courte allocution, interrompue par les cris de « Tadic, traître ». Le frère de Radovan Karadzic, Luka, était également là.

D’importants effectifs des forces de l’ordre avaient été déployés pour éviter tout débordement, mais aucun incident n’a été signalé. Plusieurs ambassades du quartier, en particulier celles des États-Unis et de Croatie, faisaient l’objet d’une protection spéciale des forces de l’ordre, ainsi que le siège de la télévision d’État serbe.

La tension fut toutefois palpable place de la République, lorsqu’un groupe de 100 à 150 jeunes gens très agressifs est arrivé, agitant un immense drapeau serbe et un portrait de Radovan Karadzic. « Nous vous tuerons tous », proclamait une banderole tandis qu’une autre menaçait : « Boris Tadic, la Serbie te prépare des funérailles, tu es fini. » Les manifestants interrogés ne ménageaient pas leurs propos contre le président serbe. « Tadic est payé par l’Occident », pour Radmila Djelic, une retraitée, âgée de 57 ans. Selon elle, le transfert de Radovan Karadzic constitue « le dernier acte de la dictature de Tadic ». Une femme gardant l’anonymat a estimé que le prochain départ de Radovan Karadzic vers La Haye était « avant tout une honte pour notre peuple. Nous sommes furieux de l’injustice » perpétrée à l’encontre des Serbes, car le Tribunal de La Haye est « un tribunal politique ».

Les manifestants devaient défiler dans la soirée dans les rues du centre de la capitale, après le rassemblement place de la République, et prendre la direction du Parlement serbe. Cette manifestation était la première d’importance de l’opposition nationaliste depuis l’annonce de l’arrestation de l’ancien chef des Serbes de Bosnie, le 21 juillet. Radovan Karadzic est inculpé depuis 1995 par le TPI de La Haye de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre pour son rôle pendant la guerre de Bosnie (1992-1995). Mais il est considéré encore par beaucoup en Serbie comme un « héros ». Le président Tadic a estimé « incroyable » hier que l’on puisse organiser des manifestations contre le départ de Radovan Karadzic vers La Haye, soulignant qu’un tel transfert vers le TPI était prévu par la loi serbe. « Si nous ne respections pas nos lois, cela équivaudrait à adresser un message à nos citoyens et au monde que la civilisation ne règne pas » en Serbie, a poursuivi le président proeuropéen, cité par la radio B-92. Entre-temps, la procédure légale pour le transfert de Radovan Karadzic semblait au point mort, plus d’une semaine après son arrestation. Le Tribunal serbe pour les crimes de guerre n’avait toujours pas reçu hier le recours de Radovan Karadzic, rendant la situation quelque peu confuse.

Parallèlement, sept Serbes bosniaques ont été condamnés hier à des peines allant de 38 à 42 ans de prison pour leur implication dans le massacre de quelque 8 000 musulmans de Srebrenica en 1995, dans le cadre du premier procès pour génocide devant la justice bosniaque.

Parallèlement, une semaine après l’arrestation de Radovan Karadzic, l’Union européenne a une nouvelle fois reporté hier sa décision sur la mise en œuvre d’avantages commerciaux prévus par l’Accord de stabilisation et d’association (ASA) signé avec la Serbie, ont rapporté des diplomates. Selon ces diplomates, les ambassadeurs des 27 États membres sont convenus à Bruxelles d’attendre le transfert de Karadzic au Tribunal pénal international et l’intervention de son procureur en chef, Serge Brammertz, qui doit dire si Belgrade coopère pleinement avec le tribunal. Un diplomate européen a expliqué que les représentants des Vingt-Sept s’étaient mis d’accord sur ces deux conditions la semaine dernière et qu’aucun fait nouveau n’était intervenu entre-temps.

L'Orient le Jour
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