| ITALIE • Umberto Bossi réécrit l'Histoire à la sauce Ligue du Nord |
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Umberto Bossi l'a voulu et a fini par l'obtenir : la RAI, la télévision publique italienne, est en train de tourner Barberousse, la première fiction pour la télé inspirée par la Ligue du Nord et de sa vision de l'Histoire. Le téléfilm exalte en effet la figure d'Alberto Da Giussano, le légendaire condottiere du XIIe siècle qui aurait mené la Ligue lombarde – une fédération de communes libres du nord de l'Italie qui s'opposaient à l'expansion du Saint Empire romain germanique - lors de la bataille de Legnano (mai 1176) contre les troupes de l'empereur Frédéric Ier Barberousse. Dans le scénario inspiré par les responsables léguistes, le guerrier qui symbolise la Ligue du Nord apparaît comme un héros viril et sans peur, alors que l'empereur, symbole haï de l'Etat italien centralisateur, apparaît bien sûr comme une mauviette. La Repubblica cite une interview que le ministre des Réformes Umberto Bossi a donnée hier à la veille de son départ pour la Roumanie, où il compte assister à la reconstitution de la bataille de Legnano (2 500 chevaux et 20 000 figurants). Dans cette interview il affirme : "Alberto Da Giussano, c'est moi." Le quotidien ironise sur le fait que Bossi a encouragé la troupe du téléfilm à se révolter contre "l'Etat centralisateur" et à ne pas vivre en "esclaves", et sur la réécriture de l'Histoire que le "Senatùr" a entreprise pour justifier l'hostilité de son mouvement vis-à-vis de l'Etat italien. | FINANCES • La colère de Poutine fait trembler la Bourse de Moscou | | Il y a eu le "jeudi noir" à Wall Street en 1929. "A présent, l'histoire retiendra aussi le 'vendredi noir'", affirme Vremia Novostieï en référence à l'effondrement du cours de la Bourse de Moscou, le 25 juillet. En cause : le Premier ministre Vladimir Poutine qui, la veille, a piqué une "colère soudaine" contre l'oligarque Igor Ziouzine, patron de l'entreprise de métallurgie Metchel. Il a critiqué cette société pour "avoir exporté du minerai à des tarifs deux fois inférieurs à ceux du marché intérieur russe", explique le journal financier moscovite Vedomosti. Vremia Novostieï souligne la chute, le 25 juillet, de 5,58 % de l'indice RTS de la Bourse de Moscou. "Les actions de Metchel ont perdu un tiers de leur valeur. Les titres de compagnies du secteur sidérurgique ont chuté de 10 %, Gazprom de 3,52 %, Gazprom Neft de 9,4 %, Norilsk Nickel de 4,69 %, le pétrolier Loukoil de 4,85 %. La capitalisation du marché russe des valeurs a perdu 58 milliards de dollars." | |
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Un Belge accède à la présidence d'Inter Beaujolais

Le viticulteur belge Dominique Capart vient d'être élu à la présidence d'Inter Beaujolais, une association professionnelle chargée notamment de la commercialisation et de la promotion du vin de Beaujolais. C'est la première fois qu'un Belge occupe la présidence de cette association française.
"J'ai été élu à la présidence d'Inter Beaujolais le 21 juillet, un clin d'oeil à la fête nationale belge", a déclaré Dominique Capart. M. Capart occupera la présidence d'Inter Beaujolais pour les deux prochaines années.
Agé de 68 ans, Dominique Capart est installé depuis un peu plus de dix ans en France, et plus précisément à Jullié, une commune de 400 âmes de la région Rhônes-Alpes, où il s'occupe du vignoble dit du "Domaine de la Chapelle de Vâtre". Dominique Capart n'est autre que le petit-fils du célèbre égyptologue belge Jean Capart.
"Mosaïque multicolore" des JMJ (le Pape)
Le pape Benoît XVI est revenu sur son récent voyage à Sydney pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), évoquant avec émotion "la grande mosaïque multicolore formée par les garçons et filles venus de toutes les parties de la terre". Avant de diriger depuis le balcon de sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome, la traditionnelle prière dominicale de l'angelus, le pape s'est attardé sur "l'extraordinaire expérience" qu'il venait de vivre en Australie, où il lui a "été donné de rencontrer le jeune visage de l'Eglise" catholique.
Les étudiants d'Antony veulent une salle de prières
UNE QUARANTAINE d'étudiants musulmans ont protesté, vendredi 25 juillet, sur la pelouse de la résidence universitaire Jean-Zay, à Antony (Hauts-de-Seine), contre la fermeture du local leur tenant lieu de mosquée depuis trente ans. L'avenir de cette importante cité universitaire, très dégradée, est incertain. Le Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) a estimé en janvier que la salle de prières devait être fermée pour des raisons de sécurité, mais aussi par respect de la laïcité. Un autre local a été attribué aux musulmans début juillet.
Réunis pour prier, les étudiants ont été cernés par les forces de l'ordre. "Nous prions dehors car nous n'avons pas le choix. Le local de remplacement que nous a proposé le Crous est trop petit pour accueillir tous les fidèles, et les horaires proposés, de 10 heures à 20 heures, sont inadaptés pour des étudiants", s'indigne Mohammed Ouchem, secrétaire de leur association culturelle. "On nous traite comme des délinquants, alors que nous comptons parmi nous des doctorants et des thésards. Cela ressemble à de la discrimination", ajoute-t-il.
"La salle servait aussi à dispenser des cours d'arabe et de soutien, fait valoir Hosni Maati, avocat de l'association. Elle n'entrait donc pas en contradiction avec le règlement intérieur du Crous, qui garantit les libertés religieuses, de réunion et d'association tant qu'elles ne relèvent pas du prosélytisme."
Après deux heures de sit-in, les fidèles ont rejoint la salle exiguë allouée par le Crous pour prier. Ils prévoient une nouvelle manifestation vendredi 1er août. Le conflit dure depuis six mois.
Irak: l'exportation accrue du pétrole, afin de financer les occupants
Le "New York Times" a fait part de l'augmentation de l'exportation du pétrole irakien en vue d'assurer les frais faramineux de l'occupation de l'Irak. Dans sa dernière édition, le "New York Times", citant l'office de recherches spéciales sur la reconstruction de l'Irak, a écrit que l'exportation du pétrole du nord de l'Irak avait augmenté passant d'un million à 13 millions de barils par jour. Selon le journal, Israël est l'un des principaux acheteurs du pétrole irakien. Plusieurs analystes politiques, notamment américains, estiment que les Etats-Unis avaient attaqué l'Irak, dans le but de faire main basse sur les ressources pétrolières de ce pays.
Traité de Lisbonne : 7 Irlandais sur 10 contre un 2e vote
En juin, plus de la moitié d'entre eux (53,4%) ont rejeté le traité réformant les institutions européennes.
Presque trois Irlandais sur quatre (70%) refusent de revoter sur le traité de Lisbonne, et 62% voteraient "non" en cas de nouveau référendum, selon un sondage de dimanche 27 juillet.
Le 12 juin dernier, 53,4% des Irlandais ont rejeté le texte réformant les institutions européennes, faisant plonger l'UE dans une crise.
C'est le seul pays à avoir organisé un référendum pour ratifier ce texte, les autres pays membres ayant choisi la voie parlementaire.
Open Europe pour un référendum en Grande-Bretagne
Un tiers des Irlandais (38%) voteraient "oui" en cas de nouveau scrutin sur le traité de Lisbonne censé remplacer le projet de constitution rejeté en 2005 par une majorité d'électeurs en France et aux Pays-Bas.
"Cela signifierait que l'avance du 'non' augmenterait de 6 points lors du récent référendum à une avance de 24 points", affirme le groupe de pression britannique Open Europe, qui a commandé l'enquête. Ce dernier refuse une "union toujours plus proche" et milite pour un référendum sur le traité en Grande-Bretagne. Il n'est pas seul à soutenir cette position: il bénéficie notamment du soutien des dirigeants de Tesco (distribution) ou de la banque Citigroup.
L'enquête a été réalisée par l'institut Red C entre le 21 et le 23 juillet, auprès de 1.000 électeurs irlandais.
3.000 militaires déployés pour assurer la sécurité des grandes villes
La gauche et des syndicats de policiers qualifient de "démagogie sécuritaire" cette mesure, très controversée, qui fait partie du "paquet sécurité" voulu par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, et qui prendra effet le 4 août pour six mois.
Soldats italiens lors du défilé (AP)
Avec l'objectif affiché de renforcer la sécurité, les ministères de l'Intérieur et de la Défense italiens ont validé mardi 29 juillet le décret controversé autorisant le déploiement dès lundi de 3.000 militaires dans les grandes villes.
Cette mesure, qui fait partie du "paquet sécurité" voulu par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, prendra effet le 4 août pour une durée de six mois renouvelable une fois. Ces militaires proviendront majoritairement du corps des carabiniers (gendarmes) mais aussi de la marine ou de l'armée de l'air.
Un seul précédent
Un tiers sera affecté à la protection de sites dits "sensibles" ou "stratégiques" (ambassades, monuments....). Un autre tiers effectuera des patrouilles conjointes avec les policiers dans les grandes villes et le dernier tiers sera déployé dans les Centres de permanence temporaire, où sont acheminés les immigrés clandestins une fois arrêtés.
La gauche et des syndicats de policiers dénoncent cette mesure accusant le gouvernement Silivio Berlusconi de "démagogie sécuritaire" et de chercher à "militariser" les grandes villes.
Le déploiement de l'armée italienne dans les villes n'a connu qu'un seul précédent.
Après les attentats mafieux qui ont coûté la vie aux juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, en 1992, le gouvernement avait envoyé les soldats dans les rues des principales agglomérations de Sicile. Baptisée "Vêpres siciliennes", l'opération, avait duré de juillet 1992 à juillet 1998.
Bretagne Mariage druidique dans la forêt de Névez
Des druides, dont le grand druide de Bretagne Per-Vari Kerloc’h, ont investi hier la forêt de Névez, près de Concarneau, pour marier selon les rites druidiques Morgane et François, tous deux âgés de 27 ans. La cérémonie s’est déroulée au bord d’une fontaine « génératrice de vie », selon un rite ancestral celtique qui fait appel aux forces de la nature — la terre, l’eau, l’air et le feu — pour protéger le mariage. Une douzaine de bardes (littéraires), ovates (scientifiques) et druides (sacerdoce et enseignement), ont formé un cercle autour des jeunes mariés, arborant bannières, drapeaux bretons et bouquets de fleurs.