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La dégradation de la situation enregistrée ces derniers jours en Ossétie du Sud et de nouveaux accrochages armés ont suscité la crainte d'une véritable guerre impliquant la Géorgie, voire la Russie.
"Les assauts viennent de toutes les directions" a indiqué dans une brève déclaration le gouvernement séparatiste sur son site web. Interfax avait auparavant précisé que les tirs en direction de Tskhinvali venaient de secteurs contrôlés par la Géorgie. Les responsables des gouvernements d'Ossétie du sud et de Géorgie n'ont pas répondu aux appels de l'Associated Press.
Le président d'Ossétie du sud, Eduard Kokoity a indiqué dans un communiqué que ses forces affrontaient l'armée géorgienne près de la ville de Tckhinvali. "Il y a des violents accrochages en cours et des dommages importants ont été infligés à l'ennemi", a-t-il affirmé.
L'agence Interfax, qui rapporte les événements depuis Tckhinvali, a cité Vladimir Ivanov, un représentant des forces de maintien de la paix en Ossétie du Sud, qui fait état de tirs de missiles Grad lancés depuis des plateformes mobiles.
Interfax affirme que selon le président de l'Ossétie du nord, située du côté russe de la frontière, des centaines de volontaires font marche pour venir participer aux combats. " Nous ne pouvons rien faire pour les arrêter" a-t-il déclaré. Un millier de volontaires, en provenance de l'Abkhazie, une autre région qui veut faire sécession de la Géorgie, se rendraient également sur les lieux des combats, selon le président abkhaze, Sergei Bagapch.
En réponse à l'appel au cessez le feu, les séparatistes ont commencé à pilonner intensivement les villages géorgiens près de Tckhinvali, dans la soirée de jeudi, a affirmé le gouvernement géorgien dans un communiqué repris par ITAR-Tass et Interfax. "En conséquence, afin de garantir la sécurité de la région, la Géorgie était obligée de prendre des mesures adéquates" indique le texte.
Le ministre russe des affaires étrangères a déclaré que "les agissements de la Géorgie en Ossétie du Sud traduisent le fait que le gouvernement de ce pays ne peut plus être considéré comme fiable." Le président d'Ossétie du Sud Eduard Kokoity a qualifié le cessez le feu proposé par le président Saakhashvili de "ruse minable et traîtreuse". AP