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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Les retrouvailles des ex-squatteurs de Cachan


Deux ans après l’évacuation du plus grand squat de France, une partie des anciens se sont retrouvés hier dans la ville. Pour eux, l’heure n’est plus à la lutte, mais ils reconnaissent que celle-ci a changé leur vie. En mieux.
A LA QUESTION « comment ça va ? », la réponse fuse : « Ça va mieux qu’il y a deux ans ! » Hier, tout l’après-midi et durant une grande partie de la soirée, les anciens du plus grand squat de France ont commémoré l’évacuation du site, le 17 août 2006. Aujourd’hui, sur 440 ex-squatteurs qui ont obtenu de l’Etat le réexamen de leur dossier, seuls cinq n’ont pas encore de titre de séjour.

Pour les anciens du squat disséminés dans des logements de toute l’Ile-de-France, voire en province , l’heure était aux retrouvailles teintées de joie, mais aussi d’amertume. « La lutte n’est pas encore terminée, explique Fofana. Des sans-papiers qui font pourtant tourner l’économie française vivent dans la crainte. Ce n’est plus mon cas et c’est à Cachan que je le dois. Même si le lien entre nous se distend, nous resterons unis à jamais par ce qui nous est arrivé. » Cet Ivoirien habite aujourd’hui dans un foyer à Villejuif (Val-de-Marne) et travaille pour une entreprise de nettoyage. « C’était aussi ma profession au temps du squat, mais, bien sûr, je travaillais au noir. »

Un de ses compagnons de lutte, toujours habitant de Cachan mais désormais dans un deux-pièces, ajoute : « Je circule désormais librement sans avoir peur d’un contrôle d’identité. Ça change votre quotidien et ça vous permet de voir le vrai visage de la France. » L’ancien squatteur est devenu agent dans la sécurité incendie.

«Nous resterons unis à jamais par ce qui nous est arrivé »

La fête d’hier, à l’initiative de Fidèle Nitiéma, porte-parole des squatteurs au moment de la crise, était destinée à remercier tous ceux qui les ont soutenus. Parmi leurs défenseurs d’alors, revenus hier à Cachan, l’actrice Josiane Balasko, l’acteur Charles Berling, l’urgentiste Patrick Peloux, Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile ou encore Richard Moyon, porte-parole de Réseau éducation sans frontières. Leur hôte, Fidèle Nitiéma, habite aujourd’hui Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) dans un ancien appartement de la gendarmerie. A 37 ans, cet imprimeur à la mairie de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) se souvient de ses années de « doutes et d’espoir » aux côtés des « 1 000 de Cachan ». « Je sais que je suis en mesure d’aider les gens, je l’ignorais avant tout cela. Toutefois, pas question de créer une association avec le label squat de Cachan . Il existe suffisamment d’associations qui aident les personnes démunies sans créer de nouvelle concurrence. »

Le Parisien


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