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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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JO - ESCRIME Équipe masculine : les sabreurs brillent encore


L'équipe de France a conclu hier ses Jeux en beauté avec une deuxième médaille d'or grâce à son équipe de sabre qui a conservé le titre conquis en 2004.

A Athènes, Boris Sanson avait connu une cruelle désillusion. Alors qu'il croyait son heure venue en demi-finale contre les Etats-Unis après la blessure à la main de Damien Touya, Sanson était resté spectateur du triomphe des frères Touya et de Julien Pillet. Il n'avait pas reçu de médaille d'or en sa qualité de remplaçant.
Quatre ans plus tard, Sanson a tenu cette fois le premier rôle. C'est lui qui a relancé la France, au bord de la déroute, dans la demi-finale contre l'Italie (45-41). C'est encore lui qui a écoeuré définitivement les Etats-Unis en finale (45-37). "Ce n'est pas une revanche, car j'ai très mal vécu l'après 2004. J'essaye toujours de chercher ce qu'il y a de positif dans chaque chose", martèle "Bobo".
Si le triomphe des épéistes si soudés et souverains depuis plusieurs années était attendu, celui des sabreurs vient de beaucoup plus loin et brille d'un éclat d'autant plus singulier. Car leur histoire s'est bâtie dans la douleur, l'incompréhension parfois.

Un doublé pour Pillet

"Ce qu'ils ont fait est rare et beau", insiste Michel Sicard, le directeur technique national de l'escrime français qui, grâce à cette deuxième médaille d'or, a vu juste dans ses prévisions d'avant-JO où il tablait sur quatre podiums.
Cette histoire, Pillet, le seul survivant de l'historique titre d'Athènes _le premier par équipes depuis 1896_ la résume le mieux. "Quand on arrive après une équipe comme celle qui a gagné à Athènes, ce n'est pas évident. Chacun devait trouver sa place au sein du collectif", reconnaît celui qui, à 30 ans et avec deux titres mondiaux, fait figure de leader.
Un collectif entraîné à partir de 2005 par Jean-Philippe Daurelle, avec qui Pillet avait été sacré champion du monde par équipes en 1999. "J'ai été dans l'ancienne équipe. Quand Jean-Philippe Daurelle est passée de l'autre côté de la barrière, il y a eu quelques accrocs, car chacun a un ego surdimensionné et il a fallu trouver sa place", résume le sociétaire du puissant Lagardère Paris Racing.

Un collectif qui a de l'avenir

Pillet a servi de trait d'union, permettant à cette équipe qui n'affiche par la sérénité et la tranquillité des épéistes articulés autour des frères Jeannet, de monter sur le podium des trois derniers Championnats du monde (bronze en 2005, or en 2006, argent en 2007). Si Pillet s'interroge sur sa présence à Londres en 2012, le collectif français _jeune et expérimenté_ a de beaux jours devant lui.
"C'est encore trop tôt pour se projeter dans l'avenir, aujourd'hui, c'est surtout la fin de 17 mois de galère pour se qualifier puis pour briller à Pékin", balaye Lopez, impatient de partir en vacances.


ledauphine.com

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