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Alors que l'annonce de la candidature aux sénatoriales de Charles Millon avait été accueillie plutôt fraîchement en juin dernier par l'UMP, qui ne lui a d'ailleurs pas accordé son investiture officielle, il a finalement été élu à la primaire d'hier à une majorité très confortable par les grands électeurs de l'Ain, composés d'élus de l'UMP, du Nouveau centre et de divers droite non-inscrits. Les élections sénatoriales auront lieu le 21 septembre prochain.
A 62 ans, et après dix ans de traversée du désert contrainte, l'ex ministre de la défense d'Alain Juppé semble avoir enfin réussi à se trouver une porte d'entrée dans cette société politique qui avait mis au ban l'embarrassant depuis l'épisode de 1998. Le résultat d'une certaine détermination.
En dix ans, Charles Millon, n'a en effet jamais voulu renoncer. Dès 2001, il se présentait à la mairie de Lyon, contre le RPR et l'UDF, apportant au socialiste Gérard Collomb, une victoire aisée. Deux ans plus tard, Jacques Chirac l'exfiltrait en lui offrant un poste d'ambassadeur de la FAO à Rome. Une bien vaine mesure d'éloignement puisque Charles Millon conservait ses mandats lyonnais et, surtout, prenait un malin plaisir à continuer de jouer le trublion de la droite locale. Rôle que ses partisans ont tenu à la perfection toute la campagne des dernières municipales lyonnaises, faisant presque tourner en bourrique Dominique Perben. En s'alliant avec les millonistes, le candidat de l'UMP, pensait faire l'union de la droite. Raté. Il a surtout fait entrer les loups dans la bergerie, créant ainsi de fatales divisions dans son propre camp. La droite modérée considérant toujours Charles Millon et ses amis comme infréquentables.
LibéLyon