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| Rien ne va plus à la police de Londres : son chef, Ian Blair, est accusé de racisme par l'un de ses principaux adjoints. Etalée sur la place publique, l'affaire fragilise une institution au rôle aujourd'hui très politique. | |||||||||
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Tarique Ghaffur, né en Ouganda de parents pakistanais, reproche à Ian Blair d'avoir refusé de le choisir comme commissaire adjoint, c'est-à-dire numéro deux de Scotland Yard. Il lui reproche également de l'avoir plusieurs fois contredit ou contourné, notamment au sujet de la préparation du plan de sécurité des Jeux olympiques de 2012, dont Tarique Ghaffur est en théorie responsable. "La plainte rendue publique révèle que les relations entre les deux officiers se sont détériorées au point que le commissaire ne parle à M. Ghaffur qu'en présence d'une tierce personne qui prend des notes", raconte le Telegraph. Cette querelle entre chefs n'est pas anecdotique. "Scotland Yard étant responsable de la protection du pays contre le terrorisme, du maintien de l'ordre dans la capitale et de la protection des membres du gouvernement et de la famille royale, des hauts responsables craignent que ce conflit ne laisse l'institution dans un état de quasi-paralysie", explique le journal. Ian Blair, en poste depuis 2005, est depuis longtemps controversé, notamment après la mort de Jean-Charles de Menezes, ce Brésilien tué par des policiers qui le soupçonnaient à tort d'être un terroriste. Plus généralement, rappelle The Independent, il a toujours été considéré comme un chef de la police très politique, "diabolisé pour ses références égalitaristes et libérales par beaucoup de ses critiques de droite et surnommé 'le policier préféré du New Labour' et le 'PC PC' [‘politically correct police commissionner', le commissaire politiquement correct]". Pour l'instant, note The Independent, "sir Ian a le soutien de Jacqui Smith, la ministre de l'Intérieur", mais "la défaite de [l'ancien maire de Londres] Ken Livingstone face à Boris Johnson l'a rendu beaucoup plus vulnérable. Le maire ne cache pas son désir de détrôner sir Ian". Johnson n'a pas le pouvoir de se débarrasser de lui", mais "ces allégations préjudiciables pourraient conduire le gouvernement à l'écarter". | |||||||||
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| E.M. Courrier International | |||||||||
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