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Claude Lipsky, surnommé l'"escroc du siècle", condamné en juillet 2007 à la peine maximale de cinq ans de prison pour une escroquerie aux faux placements au détriment de centaines de militaires, comparaît à partir de lundi devant la cour d'appel de Versailles (Yvelines).
Surnommé par la presse "l'escroc du siècle" après son implication dans le scandale du Patrimoine Foncier dans les années 70, Claude Lipsky avait été condamné cette fois pour une vaste escroquerie aux faux placements, dont il serait le cerveau, commise au préjudice de 430 militaires français basés principalement en Afrique entre 1987 et 1999.
En plus de la peine de 5 ans de prison, le tribunal correctionnel de Versailles avait infligé à Claude Lipsky, 77 ans, une amende de 375.000 euros, sanction maximale en matière d'escroquerie.
Le tribunal avait enjoint "l'escroc du siècle", ses deux coprévenus, le colonel Claude Derusco et le général Pierre Haubois, ainsi que la banque suisse Sofipriv, à verser solidairement 17,3 millions d'euros d'indemnités aux victimes.
Les militaires, chargés de lancer des souscriptions auprès de leurs collègues en poste à Dakar et Djibouti, ont été sanctionnés respectivement par trois ans de prison et 30 mois d'emprisonnement ainsi qu'à une amende de 150.000 euros.
Les indemnités de 17,3 millions d'euros accordées aux victimes restent toutefois inférieures à l'estimation faite, avant l'ouverture du procès, du montant global de l'escroquerie - 30 millions d'euros - car le tribunal a rejeté les demandes d'indemnisation de plusieurs victimes, faute de preuves.
Claude Lipsky, absent au dernier jour de son procès, avait fait sensation par l'intermédaire de son avocat, Me Raphaël Pacouret, qui avait lu une lettre dans laquelle son client reconnaissait les faits et s'engageait à payer les victimes.
Des mots qui n'ont pas été suivi d'actes.
La banque suisse Sofipriv, alias Société bancaire privée (SBP), reconnue coupable de "blanchiment aggravé" et de "complicité d'escroquerie", a en revanche remboursé une partie des militaires floués.
Désignée par la partie civile comme "l'épine dorsale" du système, la banque a été reconnue coupable d'avoir permis cette arnaque, en fournissant des comptes, des locaux et des sociétés off-shore, et a été condamnée à une amende de 700.000 euros. Le procès en appel doit s'achever le 1er octobre. La cour mettra ensuite son arrêt en délibéré.