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La consommation, le standing, le mythe le plus dangereux des temps modernes.
Avant toutes choses définissons ce terme, qu’est la « consommation » ?
C’est une course et comme toutes les courses sans fin, un artefact menant à l’essoufflement de notre civilisation. En fait l’ultime avatar du progressisme, le but de l’homo economicus de Nietzsche, la consommation est l’avoir, l’avoir remplaçant l’être dans la quête de l’Homme.
Alors pourrait-on décider de ne plus consommer ? Remplaçant un excès par un autre ?
Dû au tropisme naturel généralisé, il en est bien sûr hors de question, mais alors doit on mélanger une naturelle volonté de puissance qui en découle à la représentation sociale acquise grâce au standing ? En d’autres termes a-t’on réellement besoin des bassesses matérialistes pour se réaliser ? La réponse est évidente, notre vision du monde nous intime de trouver notre épanouissement dans l’être, par une amélioration de notre être, et pas dans l’avoir, dans une quelconque capitalisation.
Alors sachons résister à une conception de la vie où l’être humain n’est que moyen et où la chose en tant que bien est sacralisée.
Mais comment vivre sans participer à cette orchestration mondialiste ? En consommant, mais avec un fin discernement ; qu’importe son niveau d’engagement, cela ne se fera pas sans un grand effort, mais rappelons nous que notre idéal ne nous mène pas à un paradis d’assistés incapables.
Des exemples ? S’habiller reste l’un des besoins les plus primaires, mais cela ne signifie nullement le besoin de financer des marques, qui en délocalisant, signent l’arrêt de mort des manufactures européennes et par la même votre propre mise au ban de la société ou celui de l’un ou l’une des vôtres.
Autre exemple tout aussi pragmatique, pour l’Homme se nourrir est essentielle, mais est il aussi nécessaire d’apporter de l’eau au moulin des sociétés exportant la production vivrière en exploitant le Tiers Monde et favorisant par la même leur pauvreté, ainsi que les flux migratoires concomitants ?
Après avoir vu les pièges dans lesquels ne pas tomber, des solutions apparaissent, bien sûr cela ne fera pas tomber le système consumériste, mais si nous tous participons, cela y contribuera.
Pour exemple, je reprendrai les deux thèmes précités.
Pour ce qui est de la nourriture, en premier lieu il faut préciser que de consommer avec discernement est un service que vous rendez à votre santé et à l’environnement, ainsi la production biologique est une étape majeure dans la bataille pour une vie saine. Pour ce qui est de choisir à qui l’on permet de survivre, il faut recentrer ses achats sur des « petits producteurs », pendant les marchés par exemple, vitrine, pour certains, de la diversité et de la richesse de notre terroir. Au lieu de participer une fois par semaine au grand bal des hébétés dans une grande surface sans vie, participer au lien charnel que les producteurs établissent avec la terre est un grand bon en avant.
En ce qui concerne les grandes marques du cosmopolitisme apposées sur les vêtements que nous portons, je n’ai sûrement plus besoin de vous les critiquer, donc je passerai directement à l’idée de se procurer des vêtements produits en Europe, dans des marques de notre mouvement si le besoin de s’identifier par une marque est trop fort, ou chez des artisans vivant de leur production, tout simplement bannir le « made in china » et le « made in le Sentier », repaire de travailleurs clandestins.
Ainsi il en est de notre avenir, il revient à nous, consommateurs éclairés, de montrer le chemin à la masse formatée. Nos efforts ne seront pas vains, il nous faudra revoir beaucoup de nos principes éculés, beaucoup de notre mode de vie sur lequel nous nous reposons, mais nous sommes finalement les seuls à pouvoir mettre à genoux le Système.
EIRR