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Le parquet général s'est opposé mercredi à la cour d'appel de Versailles à la jonction de deux enquêtes concernant Jacques Chirac, ce qui ralentira la procédure censée conduire au procès de l'ancien chef de l'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer
Le parquet général s'est opposé mercredi à la cour d'appel de Versailles à la jonction de deux enquêtes concernant Jacques Chirac, ce qui ralentira la procédure censée conduire au procès de l'ancien chef de l'Etat.
La chambre de l'instruction a mis sa décision en délibéré au 12 novembre. Il s'agit de savoir si deux enquêtes visant des emplois fictifs présumés à la mairie de Paris, dirigée entre 1977 et 1995 par Jacques Chirac, ne feront ou non plus qu'une.
Dans le premier, instruit à Paris par la juge Xavière Simeoni, Jacques Chirac est mis en examen pour "détournement de fonds publics" depuis novembre 2007 pour les 35 emplois présumés fictifs de "chargés de mission" recensés par la police à son cabinet.
Dans le second, instruit à Nanterre (Hauts-de-Seine) par le juge Alain Philibeaux, qui concerne des personnes payées par la mairie de Paris et qui travaillaient pour le RPR, Jacques Chirac a le statut de "témoin assisté" depuis juillet 2007.
Le juge Philibeaux s'est dessaisi de l'affaire en février 2008 au profit de sa collègue parisienne Xavière Simeoni, mais le procureur de Nanterre, Philippe Courroye a fait appel. C'est ce litige qu'a examiné la chambre de l'instruction.
L'effet pratique de cet appel est de retarder l'issue finale des poursuites judiciaires visant l'ancien chef de l'Etat. Ces affaires gâchent la semi-retraite de l'ancien président, qui veut garder un rôle public de "sage" avec une fondation pour le "développement durable et le dialogue des cultures", son siège au Conseil constitutionnel et ses amitiés politiques.
Une fois l'arrêt rendu à Versailles le 12 novembre, en cas de jonction des affaires, Jacques Chirac, qui va avoir 76 ans, pourra saisir la Cour de cassation d'un pourvoi, ce qui prolongerait encore la procédure de six mois à un an.