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Le prix du baril est tombé à 62 dollars, hier, à Londres. Son plus bas niveau depuis un an et demi (voir l'infographie). Les raisons de cette dégringolade sont, évidemment, moins réjouissantes. C'est la récession économique, non seulement en Europe, mais également en Asie, qui fait chuter la demande et donc les cours.
Les pays exportateurs (Opep) se sont réunis en urgence, à Vienne, pour tenter d'enrayer le tarissement de leurs revenus. L'Opep, qui pèse moins de la moitié de la production mondiale, a décidé de réduire son offre, actuellement de 28,8 millions de barils par jour, à 27,3, soit 1,5 million de moins. Il n'est pas sûr que cela suffise à freiner la baisse des cours.
L'Opep doit, en effet, faire face à son plus gros défi depuis la crise asiatique de 1997. Les exportateurs avaient alors trop tardé à diminuer leur production. Et le prix du baril s'était effondré à moins de 10 dollars. Aujourd'hui, l'Opep doit stopper la chute des prix pétroliers sans aggraver pour ses clients, l'impact de la crise.
Les pays occidentaux, eux, espèrent qu'une énergie meilleur marché pourra relancer leurs économies chancelantes. Et les automobilistes un peu de pouvoir d'achat en plus. Malheureusement, l'euro est au plus bas face au dollar. Un euro vaut 1,26 dollar contre 1,60 mi-juillet. Et comme on paye le pétrole en dollars, le bénéfice se fait moins sentir à la pompe. Décidément, en économie, rien n'est simple...
Ouest France