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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Espagne/ETA: une voiture piégée fait 17 blessés sur un campus


PAMPELUNE (Espagne) (AFP) — Une voiture piégée a explosé jeudi sur le campus de l'université de Navarre, faisant 17 blessés légers, une explosion attribuée à l'ETA, deux jours après l'annonce du démantèlement d'un commando du groupe basque armé prêt à commettre un attentat dans cette région.

La voiture piégée était garée sur un parking proche du bâtiment central de l'université de Navarre à Pampelune et a explosé vers 10H00 GMT. Dix-sept personnes ont été légèrement blessées.

"Une immense tragédie aurait pu se produire aujourd'hui à l'université de Navarre", a déclaré le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba.

L'attentat avait été précédé d'environ une heure par un appel anonyme passé à la société basque d'assistance routière DYA "au nom de l'ETA", qui annonçait l'explosion d'une "Peugeot blanche" sur un campus mais sans préciser lequel, a expliqué M. Rubalcaba.

L'appel anonyme ayant été reçu par la DYA de la province d'Alava, la police a inspecté, en vain, le campus de l'université la plus proche, celle de Vitoria, et l'université de la région voisine de Navarre n'a donc pas été évacuée avant l'explosion.

"Ou bien il (l'interlocuteur, ndlr) n'a volontairement pas donné tous les détails ou bien il s'est trompé", a estimé M. Rubalcaba.

"Nous avons eu de la chance dans la malchance" puisque personne ne se trouvait vraiment près de la voiture au moment de l'explosion, a-t-il ajouté.

"J'ai ressenti que l'immeuble tremblait, j'ai même pensé à un tremblement de terre", a témoigné Ramon Salaverria, professeur de l'université, sur le site internet du journal 20 Minutos.

"Ensuite j'ai vu par la fenêtre une colonne de fumée de 30 à 40 mètres de haut", a-t-il raconté.

Cet attentat a eu lieu deux jours après l'annonce du démantèlement d'un commando de l'ETA en Navarre prêt à commettre un attentat dans cette région, selon le gouvernement espagnol.

L'attentat "est peut-être une réponse à ces arrestations, ou peut-être pas, je préfère ne pas me prononcer", a déclaré M. Rubalcaba.

Le roi d'Espagne Juan Carlos et le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero ont exprimé leur "ferme condamnation" de l'attentat depuis San Salvador où ils participaient jeudi et vendredi au 18e sommet ibéro-américain.

M. Zapatero s'est dit convaincu que "la plus grande force de l'Etat de droit, de l'unité des démocrates (parviendrait) à en finir avec ce fléau qui dévaste notre pays et nos pays".

Le rattachement au Pays Basque de la Navarre, région autonome distincte où une partie de la population parle basque, constitue l'une des revendications des indépendantistes radicaux.

Le feu provoqué par l'explosion s'est rapidement propagé aux véhicules garés à proximité, provoquant quelques petites déflagrations lorsque les flammes sont entrées en contact avec les réservoirs d'essence.

La voiture avait été volée mercredi soir à Zumaia au Pays Basque, a précisé le ministre de l'Intérieur.

Créée en 1952, l'université de Navarre, qui compte 12.000 étudiants, est une émanation de l'organisation catholique espagnole Opus Dei. Elle avait déjà été visée à cinq reprises par des attentats de l'ETA, dont le dernier en mai 2002 lorsqu'une voiture piégée avait fait trois blessés légers, sur le même parking.

L'ETA, qui est inscrite sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 824 personnes en 40 ans de violences pour l'indépendance du Pays Basque.

L'organisation armée a repris sa campagne d'attentats depuis la rupture formelle de son dernier cessez-le-feu, en juin 2007, tuant au total cinq personnes: trois gardes civils, un militaire et un ex-élu socialiste basque.

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