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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Deux marins bretons otages au Cameroun


Image Bourbon
Le Bourbon Sagitta sur lequel les marins du groupe Bourbon ont été faits prisonniers. : Image Bourbon


Deux marins bretons font partie des dix otages retenus par les rebelles de la péninsule de Bakassi. Les rebelles ont renoncé à les tuer, mais ils réclament une rencontre avec le gouvernement camerounais.

« Nous avons décidé de changer de stratégie, nous ne les tuerons pas. » Les rebelles camerounais qui détiennent en otage les dix marins du Bourbon Sagitta, attaqué au large du Cameroun, ont heureusement changé d'avis hier. Une bonne nouvelle pour les familles des six otages français. Parmi eux se trouvent Julien Méheust, originaire du Pléneuf-Val-André, et Pascal Le Costoec, habitant Moëlan-sur-Mer.

« Les otages sont précieux »

Le navire, appartenant au groupe français Bourbon, assurait le remorquage et l'ancrage de plateformes pétrolières, à 180 km au large du port camerounais de Douala.

Les rebelles, qui l'ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi, avaient annoncé vendredi qu'ils tueraient les otages un à un d'ici trois jours si le gouvernement camerounais ne répondait pas à leurs demandes. Hier, ils ont changé d'avis estimant que les otages français « sont précieux » dans leur « rapport de force avec le gouvernement », avant de déclarer qu'ils les retiendraient prisonniers jusqu'à obtenir ce qu'ils veulent, c'est-à-dire « parler avec le gouvernement camerounais. »

C'est pour l'instant la seule requête précise des rebelles. Car les Bakassi Freedom Fighters, comme ils se présentent, ont des revendications plutôt floues. Ils disent agir « au nom des gens de Bakassi ». En août, le Cameroun a retrocédé la péninsule de Bakassi au Nigeria, après quinze années de différend frontalier.Cette péninsule, dont les eaux sont a priori riches en pétrole et en gaz, est une région de mangrove instable truffée de nombreux groupes armés actifs. Mais, selon des sources proches des militaires camerounais, les rebelles chercheraient surtout des « compensations financières ».

Les dix otages seraient à l'heure actuelle détenus dans la péninsule de Bakassi. Joint par téléphone, le commandant Ebi Dari, chef des rebelles, a affirmé : «  Les otages sont bien traités et nous continuerons à bien les traiter. » Il a aussi précisé n'avoir encore eu aucun contact avec le gouvernement camerounais, ni avec le gouvernement français. Cette dernière déclaration a été confirmée par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères.

Le Quai d'Orsay prudent


Porte-parole du Quai d'Orsay, Éric Chevallier, explique : « On vérifie qui sont les ravisseurs, où sont les otages et quelles sont exactement les revendications. » Il a aussi confié son « soulagement » après les dernières déclarations des ravisseurs, précisant néanmoins : « On était prudent sur la réalité de ces revendications hier, on reste prudent aujourd'hui. »

Pour sa part, Jean-Paul Hellequin, porte-parole CGT des marins de Brest, qui a longtemps travaillé pour le compte du groupe Bourbon ne dispose d'aucun élément « malgré d'excellentes relations » avec Bourbon. « Cela signifie qu'il y a des tractations, estime-t-il. Et croyez-moi, Bourbon va faire tout ce qu'il faut pour les libérer. »


Ouest France
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