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Dix personnes ont été interpellées mardi matin au Pays Basque français, a-t-on appris de source policière. Elles ont été placées en garde à vue à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).
Selon les premiers éléments de l'enquête, les suspects sont liés à trois bars de Ciboure, Bayonne et Hendaye sur la côte basque. Ils sont suspectés de participer au financement du terrorisme basque.
De son côté, l'association de soutien aux prisonniers basques Askatasuna faisait état d'au moins six interpellation mardi matin dans les milieux indépendantistes basques.
Selon l'association, dont l'un des membres a également vu son domicile perquisitionné tôt dans la matinée de mardi, ces interpellations interviennent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après l'attentat perpétré le 11 juin 2006 contre l'établissement du chef Alain Ducasse à Bidarray (Pyrénées-Atlantiques) et le financement présumé d'actes de terrorisme par plusieurs bars.
Parmi les six personnes interpellées figure Zigor Goieaskoetxea, membre du parti indépendantiste basque Batasuna, déjà entendu le 13 octobre dans le cadre de cette enquête et sur commission rogatoire de la juge antiterroriste Laurence Le Vert, selon l'association.
Le 24 septembre dernier, 14 membres du parti indépendantiste basque Batasuna avaient été placés en garde à vue puis remis en liberté sans charge dans le cadre notamment de cette affaire.
Zigor Goieaskoetxea fait également l'objet d'un mandat d'arrêt européen puisqu'il avait refusé de se rendre à Madrid le 9 septembre dernier où il devait être entendu par l'Audience nationale dans le cadre de l'enquête sur des transferts de fonds du Parti communiste des Terres basques (EHAK), récemment interdit en Espagne pour des liens présumés avec l'organisation séparatiste basque ETA.
Askatasuna a dénoncé "la suite du montage policier qui depuis un an semble être un outil bien pratique dans le travail de harcèlement des militants par les juges anti-terroristes parisiens" et appelé a plusieurs rassemblements "dans les heures et les jours qui viennent".
Vingt-et-une personnes ont été interpellées, placées en garde a vue puis laissées libres sans charge dans le cadre de cette affaire depuis un mois et demi. AP