Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Le « Valentia » fait partie de la flotte de l'armement libanais Abou Merhi, basé à Beyrouth. Il peut transporter 750 voitures. : Archives Frank in der Stroh. C'est vers 11 h 10, hier matin, que l'avion des Douanes F406 Polmar a repéré dans le sillage du cargo roulier une trace de pollution par hydrocarbures de 18 kilomètres de long par 50 mètres de large. Le Valentia se trouvait alors dans le golfe de Gascogne, à environ 280 kilomètres au large de Bordeaux. Soit nettement à l'intérieur de la zone économique française qui s'étend jusqu'à 370 kilomètres (200 milles) de la côte.
Les éléments photographiques recueillis par l'avion ont été transmis par la préfecture maritime de l'Atlantique. Au vu de ceux-ci, le procureur de la République de Brest a ordonné le déroutement du navire vers le port de Brest. Cette décision a été notifiée au capitaine du Valentia par l'avion des douanes qui a redécollé de Guipavas dans l'après-midi.
Le bâtiment-école de la Marine nationale Lion, qui se trouvait en opération en mer d'Iroise, a été positionné en attente au large de l'île de Sein pour s'assurer du déroutement effectif du navire à son arrivée par le travers de Brest. Le Valentia était attendu vers 2 h du matin à Brest.
Le cargo se rendait de Santander, en Espagne, vers Le Havre quand il a reçu l'ordre de se dérouter. Lancé en 1983 au chantier CNP Freire, à Vigo, en Espagne, il s'agit d'un navire roulier de 5 400 tonnes qui peut transporter 750 voitures.
Le Valentia fait partie de la flotte de l'armement libanais Abou Merhi, basé à Beyrouth, qui possède sept autres navires rouliers, qui naviguent sous les pavillons du Libéria, du Panama et de Malte.
Le cargo semble assez bien entretenu. Selon la base de données Equasis, sa dernière inspection, à Tyne, au Royaume-Uni, a relevé 8 déficiences en mai 2008 mais sans qu'une mesure de détention soit nécessaire.
Le dernier déroutement d'un navire sur Brest pour pollution maritime remonte au 29 septembre dernier. L'armateur du cargo égyptien Al Esraa avait dû payer une caution de 350 000 € pour pouvoir repartir.
Olivier MÉLENNEC.