C’est un scénario qui a fait couler beaucoup d’encre… En 1961, JFK supervise une opération militaire destinée à renverser Fidel Castro. Les troupes sont composées de 1.400 anticastristes entrainés par l’armée et qui débarquent le 17 avril dans la baie des Cochons. Mais l’opération est un fiasco. Craignant un conflit ouvert avec l’URSS, JFK ne cautionne pas l’opération et refuse d'apporter un soutien aérien. Résultat : la plupart des mercenaires sont faits prisonniers et une centaine sont tués. Cet échec cuisant a considérablement terni l’aura des Kennedy auprès des Cubains exilés et nourri la thèse d’une vengeance des milieux anticastristes - en photo, des otages anticastristes. Fidel Castro Cette fois-ci, les faits sont les mêmes mais le point de vue est différent. L’assassinat de JFK aurait été orchestré par Fidel Castro en personne ! Harcelé par les Etats-Unis, le "lider maximo" n’aurait pas apprécié la tentative de coup d’Etat de la baie des Cochons. Envisagée peu après l’assassinat, l’hypothèse du complot castriste est aujourd’hui considérée comme peu vraisemblable…
La CIA
Le fiasco de la baie des Cochons aurait également eu des conséquences sur les relations entre JFK et la CIA. La thèse d’un assassinat couvert par l’agence de renseignement est régulièrement montrée du doigt par les tenants de la théorie conspirationniste. N’ayant pas digéré l’échec du débarquement à Cuba, la CIA aurait également craint une réduction de ses pouvoirs. La démission forcée d’Allen Dulles, patron historique de l’agence, sous la pression de la Maison Blanche, a largement contribué à alimenter cette rumeur.
L’Union soviétique
La crise du Mur de Berlin et la baie des Cochons en 1961, la crise des missiles de Cuba en 1962, la guerre contre le Vietnam… A chaque fois, l’ennemi des Américains est le même : le communisme. Ces épisodes de tension extrême entre les Etats-Unis et l’URSS nourrissent régulièrement la thèse d’un complot ourdi par Moscou – Photo : Nikita Khrouchtchev, dirigeant de l’URSS à l’époque de JFK.
Le complexe militaro-industriel
Kennedy voulait-il mettre un terme à la présence américaine au Vietnam ? Si les historiens ne sont pas tous d’accord là-dessus, c’est en tout cas ce que laissent supposer les décisions prises par le président peu avant sa mort. Désirant inaugurer la détente avec Moscou, JFK a ainsi ordonné le retrait de 1.000 soldats avant la fin de l’année 1963 et un retrait définitif des troupes américaines avant 1966. De nombreux sceptiques attribuent donc au complexe militaro-industriel (le Pentagone et la droite dure) l’assassinat de Kennedy. Craignant de perdre la guerre au Vietnam et de voir leurs crédits à la baisse, les militaires (soutenus par les faucons de Washington) auraient organisé la mort du président – Photo : le bâtiment du Pentagone.