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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Pays-Bas: devant l'afflux de touristes, les coffee shops de Roosendaal ferment


Jonathan, un étudiant belge qui vient se fournir en cannabis du côté néerlandais de la frontière, au coffee shop Liberty II de Roosendaal, ne craint pas sa fermeture prochaine. "On ira dans une autre ville, il y des coffee shops partout!", affirme-t-il.


Un Congolais roule un joint, le 19 novembre 2008 à Brabant (Pays-Bas)



Excédé par les nuisances provoquées par 13.000 touristes de la drogue belges et français qui chaque semaine envahissent Roosendaal (sud), le maire a décidé de fermer d'ici deux ans les quatre coffee shops de sa ville de 67.000 habitants.

Il espère ainsi mettre fin au ballet incessant des voitures étrangères et aux activités de quelque 75 rabatteurs qui, selon lui, tentent d'écouler drogues dures et douces.

Au comptoir du Liberty II, les habitués néerlandais sont atterrés. "Il faudrait mettre un autocollant sur la porte disant +Interdit aux Belges et aux Français+", fulmine l'un d'eux, en tirant à pleins poumons sur son joint.

Au fond du bar, les clients attendent leur tour pour commander au guichet herbe ou résine, à 8 euros environ le gramme. La drogue est pesée et livrée dans des petits sachets en plastique.

Certains restent boire un jus de fruit ou un café à l'une des tables en bois, et goûter l'herbe en écoutant la musique ou en nouant un brin de conversation.

Jonathan vient chaque semaine d'Anvers (nord de la Belgique) avec un ami acheter la quantité maximale autorisée, 5 grammes par personne. "Ca nous fait une petite sortie en bagnole, on s'achète notre +beu+, on se roule un joint en buvant tranquillement un thé, puis on repart", raconte-t-il en mélangeant herbe et tabac sur une feuille de papier à rouler.

"Je préfère venir jusqu'ici au lieu de payer de petites frappes bruxelloises qui te vendent un truc pourri", explique Christophe, un ingénieur du son de 30 ans.

Le patron du Liberty II est révolté. "On a proposé au maire de déplacer les coffee shops en dehors du centre, mais il n'a rien voulu entendre", s'énerve-t-il : "il ne fait que repousser le problème, les gens iront à Etten-Leur", à quelques kilomètres de là.

"Le déplacement des coffee shops ne réglerait pas le problème de la criminalité, générée par l'afflux de touristes. Les sommes d'argent qui circulent sont gigantesques", se défend le maire de la ville Michel Marijnen. Il se plaint aussi de nuisances "inacceptables".

"Les touristes se fichent de bloquer la circulation, ils sont agressifs et il y a de petits dealers qui font la loi", confirme Toon, un habitant du quartier, qui se dit "ravi" de la fermeture.

De janvier 2007 à juillet 2008, 1.300 personnes commettant un délit en relation avec les coffee shops ont été arrêtées à Roosendaal, et des stupéfiants, d'une valeur estimée à 35 millions d'euros, ont été saisis.

Depuis quelques années, des organisations criminelles contrôlent la culture du chanvre, la vente de cannabis en dehors des coffee shops et le transport, explique à l'AFP Inge Rijgersberg, porte-parole de la police régionale.

Les Pays-Bas ont décriminalisé en 1976 la consommation et la possession de moins de cinq grammes de cannabis, vendus dans des coffee shops titulaires de licence. Mais leur approvisionnement se fait dans l'illégalité : la culture et la vente en gros de cannabis sont interdits.

Vendredi, les maires d'une trentaine de communes néerlandaises affrontant des problèmes similaires devaient se réunir à Almere (nord-est d'Amsterdam) pour appeler le gouvernement à agir.


AFP

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