Simon Katin a émigré en Israël avec sa famille en 1992, il était alors âgé de 8 ans. Il est informaticien et enseigne bénévolement le judaïsme à des enfants d'immigrés russes.
Ce qu'ils ont fait est épouvantable. C'est terrible pour les immigrés russes, car ces jeunes appartiennent à notre communauté. On ne pensait pas que cela pouvait exister chez nous. La communauté russophone ne se distingue pas des autres, mais comme nous sommes suffisamment nombreux, nous avons réussi à sauvegarder nos traditions culturelles à côté de notre nouvelle identité israélienne. Nous ne sommes pas pour autant fermés, nous vivons et travaillons avec des Israéliens. Nous avons des amis israéliens. Seule la langue nous différencie. Manifestement, tout le monde n'a pas réussit à s'intégrer. Les jeunes qui ont fait ça croyaient peut-être qu'en venant en Israël, la société leur devrait tout. Mais ça ne se passe pas comme ça ici, même si ce pays aide beaucoup les siens, notamment dans le domaine social. Ces néonazis ne devaient pas se sentir intégrés. Je pense que leur condamnation servira d'exemple pour ceux qui pensaient venir déverser leurs frustrations de cette manière."