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Six autres suspects étaient toujours entendus, hier soir. Au moins trois d'entre eux pourraient passer devant le juge d'instruction, ce matin. Un premier homme a déjà été mis en examen, mercredi, pour infraction à la législation sur les armes, puis remis en liberté.
En marge des douze interpellations menées par la section de recherches de la gendarmerie, lundi et mercredi, une centaine d'armes et d'abondantes munitions avaient été saisies chez les suspects. Le trafic était alimenté en grande partie par des collectionneurs. Reste à savoir à qui était destiné cet armement.
Les enquêteurs ont acquis la conviction qu'une des armes utilisées dans l'assassinat de Toko Botowamungu, en septembre, a transité par le réseau. Le jeune homme avait été tué dans la cité nantaise des Dervallières, en plein jour. Deux hommes, dont l'un reste en fuite, avaient tiré sur sa voiture. Une carabine avait été abandonnée dans un fourré, peu après le drame.
« Les douanescontrôlent à fond »
Dans le milieu des collectionneurs, l'affaire fait du bruit. Un habitué des « bourses d'échanges » sait comment les choses peuvent se passer. « Il est arrivé que des armes de collection servent pour des crimes, par exemple un braquage. Ce sont des armes qui ont été remises en état de tir après une démilitarisation mal faite. Un peu de bricolage, un percuteur, une culasse et ça repart ! »
On trouve aussi sur le marché de vieilles armes qui n'ont pas été démilitarisées. « C'est le cas des héritages, par exemple. Il y a des armes de guerre actives... Mais il est formellement interdit de les posséder ! Les douanes contrôlent à fond, depuis un an et sont présentes dans tous les salons. Un amateur a été pris avec un pistolet-mitrailleur : 750 € d'amende ! »
Un armurier ne s'étonne pas davantage de voir le mot Kalachnikov apparaître sur l'inventaire des saisies de Nantes. « C'est un nom sulfureux, mais on en trouve partout ! C'est l'arme la plus fabriquée et reproduite dans le monde. »
Aujourd'hui, à l'issue des éventuelles mises en examen, le procureur devrait livrer de premières informations officielles sur le fonctionnement du réseau présumé.
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