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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Blanchiment d’argent. Prison ferme et fortes amendes requises


Le tribunal de Lorient s’est plongé, hier, dans une affaire de blanchiment d’argent. Direction d’entreprise malgré une interdiction de gérer, prêt illégal de main d’œuvre, travail dissimulé... étaient reprochés à trois membres d’une famille turque du bâtiment.

Quatre gérants de société étaient poursuivis pour leur avoir fourni des salariés. Jugement attendu le 19 janvier. En juin 2005, le parquet de Lorient reçoit un signalement de « Traque-Fin ». Ce service du ministère de l’Économie et des Finances a pour mission de surveiller les flux financiers. Or, les 583.000 € crédités sur le compte d’une entreprise de maçonnerie d’Auray sur la seule année 2005, interpellent Traque-Fin. « Soit une moyenne mensuelle de 48.000 € pour une entreprise d’un seul salarié, sachant qu’en même temps, 132.000 € sont retirés en espèces et de nombreux virements faits vers la Turquie », observe la procureure adjointe.

« Des appartements à Istanbul »

Les gendarmes d’Auray s’intéressent, alors, aux comptes et chantiers de l’artisan de 38 ans qui a repris l’entreprise de son frère de 47 ans après qu’il ait été condamné, en novembre 2006, pour faillite personnelle. Frappé d’une interdiction de gérer de dix ans, il ne dirige plus et est salarié de son cadet.
Les investigations menées révèlent que l’entreprise a réalisé 38 constructions d’avril 2004 à avril 2006. Sur cette période, plus de 440.000 € ont été retirés du compte professionnel. Pour la représentante du parquet, il s’agit « de blanchiment d’argent ». Elle évoque « des appartements à Istanbul »...

Père, frère, fils se succèdent...

En février 2007, la société alréenne est placée en liquidation judiciaire, avec un passif de 300.000 €. Le fils de l’aîné des deux frères reprend le flambeau de la société fondée par son père. Comptable de formation, il gère l’administratif, son oncle en devient salarié et son père suit les chantiers. Pour la procureure adjointe, « c’est lui, le gérant de droit de la société dirigée par son frère, puis par son fils ». Pour ses chantiers, le trio s’assure le concours de professionnels du pays Vannes-Auray qui « prêtent » leur main d’œuvre. « Une façon comme une autre d’éviter d’embaucher », observe l’avocate de la Fédération morbihannaise du bâtiment (FMBTP). « Quand on ne déclare pas de salariés, c’est facile de casser les prix », fustige-t-elle. Elle justifiait les 30.000 € de dommages et intérêts réclamés par la FMBTP. À titre d’avertissement, 1.000 € d’amende ont été réclamés à leur encontre; contre le « gérant de droit », 18 mois de prison dont un an ferme; contre le frère, un an avec sursis et contre le fils, six mois avec sursis, avec pour chacun de fortes amendes et des interdictions de gérer.

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