Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Responsable de la campagne contre le traité au sein de la seule formation parlementaire à avoir appelé à voter "non" au référendum de juin, Padraig Mac Lochlainn a qualifié de "farce" le texte entériné vendredi par les dirigeants européens réunis à Bruxelles.
Cet accord prévoit que le gouvernement irlandais "s'engage à rechercher la ratification du traité de Lisbonne" d'ici à la fin du mandat de l'actuelle Commission européenne, le 1er novembre 2009, en échange de concessions comme le maintien de "son" commissaire.
Ce texte "est une farce qui non seulement ne s'attaque pas aux raisons pour lesquelles les gens ont rejeté le traité, mais qui représente un ensemble de propositions cherchant délibérément à arnaquer le peuple irlandais", a estimé M. Mac Lochlainn, cité sur le site Internet du Sinn Fein.
Il accuse le Premier ministre irlandais Brian Cowen de "sous-estimer la colère profonde envers l'arrogance du gouvernement et sa mauvaise gestion de la crise économique" et a averti que les Irlandais exprimeraient leur mécontentement aux élections européennes de juin 2009.
Le mouvement irlandais Libertas, fer de lance du "non" au traité de Lisbonne, a de son côté dénoncé un accord qui, estime-t-il, témoigne du "mépris" de l'Europe à l'égard du peuple irlandais.
"Nous trouvons cela déplorable", a réagi auprès de l'AFP Anita Kelly, directrice de la communication de Libertas. "Nous considérons que le gouvernement (irlandais) et les responsables, à Bruxelles montrent du mépris pour le résultat du référendum irlandais."
Pour poursuivre son combat, le millionnaire et fondateur de Libertas, Declan Ganley, a lancé jeudi à Bruxelles un parti qu'il veut paneuropéen, destiné à prendre part aux prochaines élections européennes.
"Désormais, nous allons nous concentrer sur l'élection de juin", a ajouté Mme Kelly. "En agissant ainsi, nous proposons aux Européens un référendum sur le traité de Lisbonne et la manière antidémocratique dont l'Europe avance."
Dublin a accepté à Bruxelles le principe d'un nouveau référendum pour la ratification du traité, censé faire fonctionner l'UE plus efficacement à 27 pays. Ce texte avait été rejeté par les électeurs irlandais au cours d'une consultation populaire en juin.
En échange de sa promesse, les partenaires de l'Irlande s'engagent à trouver des garanties juridiquement contraignantes pour assurer à l'Irlande que sa neutralité militaire, son autonomie fiscale et l'interdiction de l'avortement ne seront pas remises en cause.
Surtout, Dublin obtiendrait, en cas de ratification, l'assurance de conserver son commissaire européen à Bruxelles. Les 27 renonceraient pour ce faire à une réforme mettant fin au principe "un commissaire par pays" de l'UE, qui aurait dû entrer en vigueur en 2014.
AFP