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ATHENES (AFP) — Les organisations d'immigrés et anti-racistes se préparaient samedi à manifester à Athènes tandis que les coordinations de lycéens et étudiants restaient mobilisées, selon la police, quinze jours après la mort d'un jeune de 15 ans lors d'une bavure policière.
Après deux semaines de manifestations inédites et quasi quotidiennes, déclenchées par la mort du jeune Alexis tué par un policier dans un quartier central d'Athènes, lycéens et étudiants devaient se réunir pour décider de l'évolution de leur mouvement après les vacances de Noël.
Selon eux, environ 700 lycées et plusieurs universités dans le pays restaient occupés samedi alors que le ministère de l'Education n'a fait état que d'une centaine de lycées occupés.
Un rassemblement des étudiants qui occupent l'école Polytechnique à Athènes, théâtre de plusieurs incidents violents, est prévu samedi soir sur les lieux où a été tué Alexis Grigoropoulos, 15 ans, le 6 décembre, par un policier à Exarchia, quartier du centre d'Athènes.
Les immigrés doivent de leur côté se rassembler devant l'Université d'Athènes, également au centre ville, pour protester contre "le pacte européen sur l'immigration et l'asile".
Vendredi, une manifestation à l'appel des syndicats et un concert organisé par des coordinations des lycéens et étudiants à Athènes, qui a duré jusque tard dans la soirée, s'étaient déroulés dans le calme.
Les étudiants qui occupent l'Ecole Polytechnique à Exarchia, fief traditionnel de la contestation, ont incendié des poubelles dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris de source policière.
Toutefois, un rythme d'activité plus normal semblait reprendre à Athènes et dans d'autres villes secouées par cette mobilisation, qui a aussi pris une tournure sociale, faisant descendre dans les rues les partis de l'opposition de gauche et les syndicats, critiquant "la mauvaise formation et organisation de la police".