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Conséquence, le département a dépassé depuis samedi le seuil d’alerte pollution préconisé par la préfecture.
Et là encore, le phénomène est exceptionnel puisqu’il faut remonter dix ans en arrière pour retrouver des taux de pollution aux particules aussi élevés que ceux relevés hier. Outre ce triste record, la pollution a pris une nouvelle forme hier. En plus des particules fines, deux autres types de pollution ont fait leurs apparitions.
Hier matin, aux alentours de 5 heures à Feyzin ont été relevés des taux de dioxyde de soufre au-dessus du seuil d’alerte, dûs à un dysfonctionnement industriel. Et dans l’après-midi, le niveau d’information de pollution au dioxyde d’azote (essentiellement due au trafic routier) a là encore été dépassé aux alentours de Gerland et de l’autoroute A7.
Résultat, l’indice ATMO qui mesure la qualité de l’air a atteint 10 (la valeur maximale qui indique un air de qualité très mauvaise).
La journée d’aujourd’hui ne devrait pas permettre d’amélioration, le froid, l’absence de vent et les conditions anticycloniques perdurant dans le bassin lyonnais. Il faudra attendre mercredi pour que la situation cesse d’empirer et que l’air devienne un peu plus respirable dans le Rhône (le taux de particules fines devrait cependant toujours être au-dessus du seuil d’information et de recommandation).
En attendant, le Coparly (comité de coordination pour le contrôle de la pollution atmosphérique dans la région lyonnaise) préconise de respecter les recommandations d’usage afin de réduire les émissions de particules (voir édition de samedi ou sur atmo-rhonealpes.org). La principale d’entre elles est d’éviter au maximum de prendre sa voiture et de privilégier les transports en communs.
Pour les particuliers, il est vivement conseillé de ne pas chauffer son domicile à plus de 19 degrés, et d'éviter le chauffage au bois. Réputé plus écologique, il rejette plus de particules dans l’air et pollue plus que les autres types de chauffage.
En Rhône-Alpes, les villes de Grenoble, Saint-Étienne et Valence connaissent le même phénomène de pollution. La seule manière de se rassurer reste donc de se dire qu’ailleurs la situation n’est pas meilleure.
Le Progrès