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Les chefs de gouvernement russes et ukrainiens ont négocié pendant cinq heure la nuit dernière pour aboutir à un accord entre leurs deux pays sur la livraison de gaz du premier à la seconde. L'Europe, très concernée, a accueilli la nouvelle avec prudence.
AFP/Alexander Prokopenko
Ioulia Timochenko, Poutine et Alexei Miller (Gazprom) le 17 janvier à Moscou.
Les compagnies d'Etat russe Gazprom et ukrainienne Naftogaz signeront lundi un accord sur les conditions dans lesquelles le gaz russe sera livré à l'Ukraine et transitera vers l'Europe.
La première ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko, et son homologue russe, Vladimir Poutine, sont parvenus dans la nuit de samedi à dimanche, à Moscou, à un arrangement en vue de rétablir l'intégralité de l'approvisionnement, "sous peu" selon la Russie, en gaz russe de l'Europe via le territoire ukrainien.
A l'issue des négociations, "qui ont duré cinq heures (...) les dirigeants de Naftogaz et de Gazprom ont été chargés de préparer d'ici à lundi tous les documents nécessaires et de les finaliser en conformité avec les accords passés", a précisé le service de presse de la chef de gouvernement ukrainienne.
AFP/Alexander Nemenov
Mini-sommet sur le gaz au Kremlin le 17 janvier avec la participation de hauts responsables de plusieurs pays européens
L'accord de dimanche prévoit que la Russie vendra à l'avenir son gaz à l'Ukraine "à un prix fondé sur la formule européenne", mais avec un rabais de 20% pour l'année 2009 "à condition que les prix du transit restent au niveau fixé pour 2008", a expliqué Vladimir Poutine.
"A partir du 1er janvier 2010, l'UKraine et la Russie passeront à des prix européens pour le gaz et le transit", a-t-il précisé.
Interrogé sur "cette formule européenne", le porte-parole de Naftogaz a répondu que "ce sera intéressant de voir ce que cela va donner".
L'Europe, qui, échaudée par des accords précédents non aboutis a accueilli cette annonce avec prudence, ne reçoit plus du tout de gaz russe en provenance d'Ukraine depuis le 7 janvier.
L'Express