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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Les géants de l’intérim sévèrement sanctionnés

Adecco, Manpower et VediorBis écopent de 94,4 millions d’euros d’amende.


Le conseil de la concurrence a eu la main lourde. Il vient de sanctionner pour entente les sociétés d’intérim Adecco, Manpower et VediorBis. Elles se partagent une amende de 94,4 millions d’euros. Deux filiales de Manpower en France devront payer 42 millions d’euros, Adecco France 32,5 millions d’euros, sa filiale Adia 1,7 million d’euros et VediorBis 18,2 millions d’euros. Ces trois sociétés répondent à 90% de la demande des grandes entreprises qui font régulièrement appel à l’intérim.

Les faits qui sont reprochés au trio se sont déroulés entre mars 2003 et novembre 2004. À l’époque, ces trois sociétés se sont entendues «afin de limiter la compétition entre elles vis-à-vis de leurs clients importants», selon le Conseil de la concurrence. Ce dernier avait été saisi par le ministère de l’Économie à la suite d’une plainte déposée devant la Commission européenne. Il a estimé hier que «le surcoût pour les entreprises utilisatrices et les conséquences sur l’emploi intérimaire se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d’euros ».

 

Déjà condamnés en 1997

 

Les sociétés sanctionnées sont donc accusées de s’être entendues sur leur politique commerciale et tarifaire vis-à-vis d’une clientèle de grandes entreprises, entre autres : Eiffage, La Poste, Alstom, EDF, Servair, les Galeries Lafayette ou encore Alcan. En s’échangeant des informations sur les coefficients de facturation appliqués aux salaires des intérimaires, mais aussi sur les remises de fin d’année, le niveau des rétrocessions aux entreprises utilisatrices des allégements de charges et même le montant de leurs offres, ces trois sociétés ont abusivement gonflé leurs marges. Elles avaient déjà été condamnées en 1997 pour une entente visant à limiter les hausses salariales dans le BTP en Isère et en Savoie à l’occasion de la préparation des Jeux olympiques d’Albertville.

Cette amende est l’une des plus élevées que le Conseil de la concurrence a jamais infligée. C’est probablement l’une des dernières aussi. En effet, il devrait laisser prochainement la place à une nouvelle institution, l’Autorité de la concurrence, dotée de pouvoirs plus étendus et de sa propre équipe d’enquêteurs (Le Figaro du 13 janvier). Les affaires que le Conseil n’aura pas eu le temps de juger seront reprises par la nouvelle Autorité.

 

Le Figaro

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