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La Première adjointe à la mairie du Ve arrondissement de Paris, Anne-Marie Affret, a reconnu lundi avoir participé à la fraude électorale mise en place dans l'arrondissement dans les années 1990, tout en niant en avoir été l'instigatrice.
"Je reconnais ce que j'ai fait. Je ne peux pas faire plus", a déclaré Mme Affret devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
"J'ai eu tort de le faire" et "je prends mes responsabilités", a ajouté l'élue, virant radicalement de bord par rapport à ses premières auditions.
En 2000, elle avait en effet vigoureusement contesté les accusations de fraude, traitant de "balance" l'ancien secrétaire général Raymond Nentien, depuis "repenti".
Mise face à ses contradictions et confrontées à de nombreuses preuves matérielles, elle avait reconnu a minima l'inscription sur les listes électorales de certaines personnes non domiciliées dans le Ve.
En dépit de ses dénégations, les magistrats instructeurs avaient, à l'issue de leur enquête, souligné "son rôle central" dans la fraude.
Lundi, devant le président Jean-Paul Albert, l'élue a été plus loin dans ses aveux. Toutefois, elle a refusé de porter la chapeau pour tous.
"Je prends mes responsabilités, mais je ne veux pas les prendre au-delà". "Ce n'est tout de même pas moi qui dirigeait la mairie", a-t-elle lancé, sans vouloir "accuser" ni "balancer" quiconque.
"Ce n'est pas moi qui est l'organisatrice de tout ça", a-t-elle renchéri, assurant ne "rien savoir" de "l'origine de tout cela": "la responsabilité, c'est pas à moi de la dire".
Elle n'en a pas moins très clairement désigné Raymond Nentien, qui selon elle "savait bien ce qu'il faisait", du temps où il était numéro trois de la mairie.
AFP