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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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DOM-TOM : Larguons les amarres !

Ingratitude au pays de la négritude ? C’est la première impression que j’eus lorsque je vis étalé sur les murs martiniquais ce « sympathique » slogan Fwansé Déwo  qu’il n’était point besoin de traduire tant il était explicite. Ici ou là, à la Martinique comme à la Guadeloupe, flottent les couleurs indépendantistes, noire, verte, rouge, sans que l’on sache vraiment l’influence réelle de ceux qui les arborent. Toujours est-il que la crise guadeloupéenne aura eu  au moins  le mérite de remettre en perspective un certain nombre d’éléments et de souligner des évidences chiffrées. Si le chômage touche 55,7 % de la population active de la Guadeloupe et 47,8 % en Martinique, comment expliquer alors le fait que les employeurs aient de grandes difficultés à trouver de la main-d’œuvre ? Dans les plantations de bananes, les clandestins haïtiens sont plus nombreux que les travailleurs locaux. Trop d’aides tuent l’emploi. Ce constat universel est valable partout. De nombreux îliens sont des assistés : allocations familiales (l’« allocation braguette » comme on dit ici, dans un langage si imagé…), RMI devenant RSA, indemnités de chômage, aides aux parents isolés, aides aux transports, aides au logement, etc. Ces deux îles d’une grande beauté, qui devraient être des fleurons  touristiques de la France d’Outre-mer, coûtent au budget de l’État, respectivement 2,46 milliards d’euros pour la première et 1,84 pour la seconde. Sans compter les rallonges accordées par Nicolas Sarkozy le jeudi 19 février. À elles deux, elles ponctionnent près de 33% des aides de la métropole pour ses territoires ultramarins.


Le climat aidant, certains pourraient dire que l’on serait moins nerveux de la truelle et moins excité du balai aux Antilles qu’en Ardèche ou en Lozère ? On n’ose même pas y songer, tant une pareille idée serait insultante pour les locaux. Une image d’Épinal outrageusement déformée en quelque sorte… « La Guadeloupe, c’est à nous, la Guadeloupe, c’est pas à eux », font dire aux manifestants, sur un air de béguine, les leaders du collectif LKP et autre UGTG, centrale syndicale très… radicale. Même le clergé, par la voix de ses évêques à Basse-Terre et à Fort-de-France, Mgrs Jean Hamot et Michel Meranville, entonne un étrange cantique aux relents « anti-colonialistes » que l’on supporterait mieux dans le répertoire d’un Besancenot qui, soit dit en passant, s’est précipité là-bas, histoire sans doute de voir si l’on ne peut pas jeter un peu plus d’huile sur le feu. Idem pour José Bové.

 

Qu’ils prennent garde, ces dirigeants irresponsables, que le public métropolitain, lassé d’être insulté, suspecté de je ne sais quel racisme et fatigué de mettre la main au portefeuille, ne leur dise, un  jour : « Chiche, vous voulez votre indépendance ? Commencez par être autonomes financièrement » ! Le Royaume-Uni, dans les années soixante-dix et quatre-vingts, a eu moins de scrupules que la France « assimilationniste ». Tour à tour, Antigua, la Grenade, la Dominique, Saint Christophe et Nevis, Sainte Lucie et Saint Vincent sont devenus des micro États indépendants qui ne font la joie que des seuls philatélistes. Car allez demander aux Noirs des Caraïbes ex-anglaises ce qu’ils pensent de leur sort, comparé à celui de leurs voisins « Fwansés »… Et que dire de la République d’Haïti, indépendante depuis 1804, véritable cloaque à ciel ouvert ?

 

Du festin de l’Empire, il ne nous reste plus que des miettes qui font tout au plus office de poil à gratter ! La Polynésie et la Nouvelle-Calédonie accèderont probablement au statut d’État associé, c’est-à-dire l’antichambre de l’indépendance. Guyane et Réunion suivent la pente antillaise. Mayotte, musulmane à 100%, est envahie d’immigrés comoriens qui transitent par Moroni avant d’atterrir, par exemple, à Marseille, première ville comorienne au monde. Il reste les îles éparses et les Terres australes françaises, où les pingouins et autres éléphants de mer ne demandent rien ! L’enjeu des 200 nautiques et des incertaines promesses de riches fonds marins vaut-il que nous nous cramponnions, coûte que coûte, aux ultimes témoins de ce que fut la grandeur impériale de la France coloniale ? En période de crise, il faut se recentrer sur l’essentiel. Les petits rentiers de la IIIème République, ruinés par l’affaire de Panama ou les emprunts russes, n’entretenaient plus de danseuses ! Pour nos compatriotes d’Outre-mer vivant en métropole, il faudra peut-être un jour choisir : la certitude d’un avenir français ou l’aventure de l’indépendance. Sans le porte-monnaie de l’hexagone. Quant aux békés tant décriés, il leur faudra considérer que tout cela appartient au passé et songer à rentrer au bercail, la terre de leurs aïeux. Et comme dirait l’autre, icône d’une célèbre émission sur FR3 : « Bons vents ! »

George-Alexandre Sadrol

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