Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Loin de nous opposer dans nos particularismes,
les valeurs identitaires nous réunissent
dans la bonne intelligence
Dixièmes Rencontres de Coloma
le samedi 28 février 2009
sur le thème
LA FIN DES CAPITALISTES ?
Le système monétaire et financier a avoué sa faillite. Le système politique, qu’il tenait en otage, est pratiquement en vacance. Il solidarise aujourd’hui les déficits gigantesques des capitalistes, après avoir privatisé leurs profits
Réquisitoire contre le système : Hervé Van Laethem
Le capitalisme, mal nécessaire ou mal absolu ?
Table ronde animée par Robert Steuckers,
avec Eugène Krampon (Réfléchir & Agir), François-Xavier Robert (Le Bastion), Lionel Franc (Renaissance Européenne), Pascal Cums et Xavier Phlips (ID Magazine)
Projets d’hier et d’aujourd’hui :
Interviewes par Robert Steuckers qui questionnera :
Virgile Dernoncourt (T&P Flandre-Hainaut-Artois) sur Le Manifeste des Bas Pays :
Marcel Bas (Roepstem) sur le Comité Nouveau Benelux
Frederik Ranson (Nieuwe-Solidaristisch Alternatief) sur Le Manifeste des nouveaux solidaristes :
Conclusions pratiques et tactiques : Hervé Van Laethem
Conclusions idéologiques et stratégiques : Pierre Vial
Les actes du colloque seront publiés par les Editions de La Forêt dans sa collection Economie organique.
Accueil : 12h30 ; Ouverture de la séance à 14h00
au Château Coloma, 25 rue J. De Pauw à Sint Pieters Leeuw
Nombreux stands d’exposants, bar et petite restauration
Itinéraire : Sur le ring Ouest de Bruxelles, prendre la sortie 16 en direction de Leeuw Saint Pierre (le Château Coloma est fléché en blanc sur brun) ou, à la Gare du Midi, prendre le bus H (il arrête au coin de la rue J. De Pauw)
SYNTHESE DES COMMUNICATIONS
I. Réquisitoire contre le système capitaliste, Hervé Van Laethem
Le capitalisme est-il le mal absolu ? Je juge que oui, car je le crois responsable de la plupart des maux qui touchent notre monde. J’estime que seule une vision profondément sociale des choses pourra relever nos sociétés et libérer nos peuples des méfaits du capitalisme et de la société consumériste. C’est au nom des victimes du capitalisme et de toutes les valeurs auxquelles il a porté atteinte que je veux prononcer contre le système capitaliste un réquisitoire sans concession. Certains le jugeront excessivement unilatéral -il s’agit après tout d’un réquisitoire-, mais le plus grand nombre s’y retrouvera sans nul doute. C’est l’Histoire en fin de compte qui jugera.
II. Le capitalisme : mal nécessaire ou mal absolu ?
Xavier Phlips
Les politiciens et les économistes ne savent plus comment s’exprimer sur la gravité de la crise actuelle. Pas un secteur d’activité qui puisse se targuer d’être hors de portée de ce tsunami économique. On peut dire à propos du capitalisme qu’il est dévorant: il capte le profit partout où il est le plus important selon le moment. Il ne s’accommode pas de profits marginaux. Il les maximise, en constituant des monopoles. On ne peut pas parler du capitalisme sans parler de la mondialisation (globalization pour les anglo-saxons), qui est le processus d'ouverture de toutes les économies nationales sur un marché planétaire. La mondialisation est un moteur pour l'interdépendance des hommes, la déréglementation, la libéralisation des échanges, la délocalisation des activités, la volatilité des mouvements financiers, l’hypertrophie des moyens de transport, de télécommunication, le ‘nomadisme’, etc.
Pascal Cums
Nation est un mouvement politique qui ne trouve pas sa place dans la classification gauche-droite. Il n’est certainement pas à ranger dans la droite capitaliste, puisqu’il s’est déjà manifesté à de nombreuses reprises dans des actions de contestation du capitalisme. Ces actions n’étaient toutefois pas dirigées contre n’importe quel capitalisme, mais essentiellement contre le capitalisme international, apatride et spéculateur, le capitalisme néo-colonialiste des délocalisations de nos entreprises, le capitalisme des manipulations boursières. Mais Nation ne conteste pas la légitimité, et même reconnaît la nécessité du capitalisme qui s’investit dans la production et dans le développement de l’emploi, dans un esprit de solidarité communautaire. Nation place une confiance particulière dans l’esprit d’initiative et le sens de la responsabilité des PME, dont le dynamisme est la base de la richesse de l’Europe.
Lionel Franc
Le capitalisme est un modèle social et économique polymorphe. Il n’existe pas un mais différents ‘capitalismes’. Entre l’ultra capitalisme -qui laisse le champ libre aux multinationales en recourant à la dérégulation globale- et le capitalisme d’Etat, les variantes sont nombreuses. Il convient donc de les distinguer entre-elles et ce qui, en leur sein, serait ‘toxique’. Une de leurs caractéristiques est la possession des ressources et moyens de production. Faut-il être opposé à la possession privée des ressources ou seulement de certaines d’entre-elles ? Une autre caractéristique est la recherche du ‘profit’. Faut-il lui être opposé et, si oui, dans quelles limites ? Si non, quelle peut être l’alternative ? Cette critique permettra de conclure que ce sont les capitalismes libéral et ultra libéral qui sont nocifs.
Se pose la question de la finalité de l’économie. Sert-elle prioritairement l’enrichissement individuel ou les intérêts collectifs ? Pour nous, elle doit servir les intérêts des concitoyens, des compatriotes, du peuple, et non ceux des individus, de la population.
Eugène Krampon
La crise économique et financière actuelle nous démontre une fois de plus, combien le capitalisme libéral est notre ennemi prioritaire. Le fléau majeur du monde moderne, l’outil diabolique du mondialisme américano-sioniste, l’acide corrosif le plus puissant de dissolution de l’identité des peuples, de leurs libertés, de leur souveraineté, de leur prospérité et de leur cohésion. Même la vermine communiste n’avait pas, dans sa monstrueuse entreprise de destruction des âmes et des cultures, réussi à si efficacement atomiser les individus et à les réduire à l’état de simples producteurs et consommateurs interchangeables. Toutefois, avoir le libéralisme dans sa ligne de mire ne suffit pas. Si nous autres, identitaires européens, voulons apparaître crédibles aux yeux de nos peuples, il nous faut urgemment travailler à développer une alternative réelle et séduisante, moderne et offensive à ce système à tuer les peuples : une vaste politique ambitieuse d’autarcie continentale s’appuyant sur un marché protégé, relocalisé, ayant pour supports les principes de subsidiarité et de décroissance, et pour fonds structurels un gouvernement européen à vocation identitaire, mutualiste et social…Apparaissons demain comme les premiers révolutionnaires du XXIe siècle !
François-Xavier Robert
A plusieurs reprises, on a annoncé la fin du capitalisme. Marx la prédisait et, depuis, plusieurs personnalités non dès moindres l’ont annoncée. En Union Soviétique, Nicolae Kondratieff fut fusillé pour avoir démontré que le capitalisme reprenait son expansion après chaque crise, selon des cycles longs. Un autre économiste, américain d’origine russe, Hyman Minsky, affirmait, arguments à l’appui, que le capitalisme était instable par nature et que sa progression était jalonnée par des crises, dont il expliqua le mécanisme. Le monde ne sortit de la dernière crise majeure que par la seconde guerre mondiale. Un grand pays réussit à en sortir par lui-même, en appliquant une politique très éloignée du programme en 25 points de 1920. Le maître d’œuvre en fut Hjalmar Schacht, pur produit de la finance capitaliste. Il faut donc se demander ce qu’est au juste le capitalisme, mot forgé par l’économiste Werner Sombart en 1902. Il n’y a pas d’économie développée qui ne se fonde sur l’accumulation du capital, privé ou d’Etat, et d'autre part sur la division du travail. Il s'agit là des piliers du progrès économique. La question politique fondamentale est de savoir qui contrôle le capital et comment on utilise les fruits de la production. Il ne faut pas confondre capitalisme et libéralisme.
III Projets d’hier et d’aujourd’hui : Quelle solidarité ?
Virgile Dernoncourt
Dans la droite ligne de la pensée de l’abbé flamand de France Jean-Marie Gantois et du solidarisme de Joris Van Severen et de ses grands Pays-Bas, un groupe d’anciens du mouvement de la jeunesse thioise a pris l’excellente initiative de rédiger un manifeste pour l’unité de nos Bas Pays. La conjoncture est doublement opportune. Il y a d’abord la faillite actuelle du système à tuer les identités populaires, ébranlé par la crise mondiale qu’il a lui-même générée. Il y a ensuite l’expiration proche du traité du Benelux qui pose la question de son renouvellement, que d’aucuns jugent superflu. A nous autres Thiois de France, isolés hors des bas pays, cet appel au remembrement de notre grande patrie nous gonfle d’espérance. C’est avec joie que nous militons pour le faire retentir et nous avons commencé par le traduire dans la langue que la grande majorité de nos frères parlent aujourd’hui, en attendant de les familiariser à nouveau avec la langue oubliée de leurs ancêtres.
Marcel Bas
Les grands pays bas sont une réalité vivante et le Benelux devrait en constituer la représentation institutionnelle. On est loin, bien sûr, de la vision solidariste de Joris van Severen. D’autant plus que le traité arrivant à expiration, les soutiens des grandes puissances dominantes ne voient aucune raison de le renouveler, au contraire. A l’inverse, nous ne nous en contenterons pas et, pour équilibrer tant que possible l’influence écrasante en Europe des six grands pays, nous voulons étendre notre entente, au-delà du Benelux, avec tous ceux de notre culture. Et nous pensons à la Flandre française. Et nous pensons aux Afrikaners d’Afrique du Sud, avec qui nous voulons également entretenir des relations privilégiées : n’ont-ils pas les mêmes ancêtres que ces Hennuyers et ces Brabançons (de langue romane ou germanique), ces Zélandais, ces Hollandais et autres Néerlandais, qui se sont installés au Cap de Bonne-Espérance par la lignes de la Compagnie unie des Indes Orientales ?
Frederik Ranson
La crise actuelle du capitalisme était écrite dans le ciel, du fait que l’économie américaine laissait apparaître, depuis plusieurs années déjà, des déficiences structurelles graves. Les Etats-Unis et leurs haute finance avaient conçu l’architecture financière internationale de l’après-guerre de telle manière que les profits soient pour eux-mêmes et les charges pour le reste du monde.
Le néo-solidarisme alternatif est une initiative tout à fait neuve et incomparable. Le solidarisme des années trente est mort entre temps. Le keynésianisme d’avant les années septante est mort lui aussi. Le consensus interne entre le travail et le capital, dont ces deux systèmes sont issus, n’était réalisable que dans un cadre national. Ce cadre national a aujourd’hui disparu. Le keynésianisme et toutes les anciennes recettes ont disparu. Pour affronter les conditions nouvelles, il est requis, non seulement de la N-SA mais de nous tous, mettre en œuvre un nouveau nationalisme et un nouveau solidarisme. La crise que nous vivons aujourd’hui ne s’inscrit hélas pas dans la phase terminale du capitalisme, mais dans une nouvelle phase. Toutefois, comme toute crise, elle offre une occasion de militer pour une renationalisation de l’Etat et de l’économie et pour une redéfinition radicale, entre autres de l’argent et de sa création, de la circulation des capitaux et des marchandises, des taux d’intérêt et de profit légitimes. C’est à tout cela que la NS-A entend apporter une contribution.
IV CONCLUSIONS TACTIQUES, Hervé Van Laethem
La droite nationale a-t-elle laissé passer sa chance historique ? Le FN de Le Pen comme le Vlaams belang sont-ils à la veille d’un recul électoral significatif ? Si oui, que peut-on encore faire et comment lutter efficacement contre le système libéral et capitaliste que nous dénonçons ? C’est cette attitude concrète que je veux évoquer à la lumière de près de trente années d’expérience et d’observation de très nombreux acteurs de la scène nationaliste et identitaire. Plutôt que s’en tenir au procès du passé, autant s’attacher à dégager des formules pour que toute notre mouvance change radicalement son fusil d’épaule, pour devenir, au lieu d’une arrière-garde, une force conquérante. Ces formules seront-elles plus efficaces que les anciennes ? Une traversée du désert peut-elle nous aider à retrouver nos fondamentaux ? C’est ce que nous allons examiner ensemble.
V CONCLUSION STRATEGIQUES, Pierre Vial
La faillite du modèle soviétique d’économie étatisée et la faillite actuelle du modèle américain d’économie libérale sonne pour nous l’heure d’ouvrir une troisième voie, celle de l’économie organique, laquelle rejette la vision purement mécaniste des deux premières. Elle mérite le qualifiant d’organique en ce qu’elle est au service des réalités vivantes que sont les communautés ethniques. A la différence des systèmes d’économie étatisée ou libérale, qui s’ordonnent suivant des présupposés idéologiques, l’économie organique se pilote selon un empirisme organisateur, en fonction des résultats obtenus dans l’intérêt de la communauté du peuple. Dans les limites des règles du jeu que fixe l’Etat, les entreprises sont libres. Les tricheurs sont punis. Fondé sur la solidarité à tous les niveaux, ce régime ne pourra s’instaurer qu’au prix d’une révolution culturelle. Mais, là où il y a une volonté, il y a un chemin.