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En Martinique, des voitures ont été incendiées au cours de la nuit de mercredi à jeudi.AFP / JEAN-MICHEL ANDRE.
Le climat s'alourdit en Martinique. Après trois semaines de mouvement social, la situation s'est encore un peu plus tendue . De nouvelles violences se sont produites dans la nuit de mercredi à jeudi. Tout au long de la soirée, des jeunes encagoulés ont pris possession des rues de Fort-de-France en jouant au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. Sur plusieurs artères de la ville, des barrages ont été érigés avec des poubelles, dont certaines étaient en feu. Comme la veille, des détonations ont résonné à intervalles réguliers dans Fort-de-France d'où montaient des fumées. D'après un responsable de la sécurité, les policiers sont parvenus à déjouer plusieurs tentatives de pillage de magasins, à l'exception d'un établissement de pièces détachées dévalisé et d'un magasin de pneus incendié.
Après une relative accalmie, les émeutiers se sont déployés à la sortie nord de la ville où une voiture a explosé après avoir été brûlée. Selon un témoignage diffusé sur RCI, l'immeuble abritant les locaux de la Sacem a été particulièrement visé, notamment un cybercafé. Situé au rez-de-chaussée, le Cyberdéliss connu des internautes foyalais a été saccagé avant d'être envahi par les flammes.
Plusieurs interpellations
L'arrivée des forces de l'ordre a donné lieu à des tirs de grenades lacrymogènes incommodant les habitants d'un immeuble voisin. Plusieurs interpellations auraient eu lieu. D'autres témoignages recueillis sur les ondes de RCI ont fait état de groupes de jeunes armés, braquant des automobilistes à l'aide de fusil à pompe ou à canon scié, avant de leur voler leur véhicule. Un caméraman de presse a par ailleurs raconté avoir été entouré par une trentaine de jeunes à moto qui s'apprêtaient à cambrioler un magasin de matériel hi-fi déjà visité dans la nuit de mardi à mercredi. Il a précisé s'être trouvé nez à nez avec un adolescent d'à peine 15 ans lui intimant l'ordre de quitter les lieux au plus vite.
Les négociations doivent reprendre jeudi entre patronat et syndicats. Lundi, faute d'avoir obtenu une réponse chiffrée à sa demande d'augmentation de "354 euros nets pour tous les salaires", le "collectif du 5 février", qui regroupe la plupart des syndicats, a quitté la table des négociations.
lepoint.fr (avec agence)