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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Six cas de tuberculose à la prison de Villepinte

Deux détenus et quatre surveillants ont été contaminés et sont sous antibiotiques. FO-Pénitentiaire réclame un dépistage général.

Deux détenus de Villepinte soignés pour tuberculose, quatre gardiens en arrêt de travail, sous antibiotiques durant trois mois, et la crainte que d’autres soient contaminés. Avec 550 cas annuels, la Seine-Saint-Denis est le département le plus frappé par la tuberculose, une maladie infectieuse causée par le bacille de Koch. Il n’empêche, l’inquiétude est forte dans les rangs du syndicat FO-Pénitentiaire, qui réclame un « dépistage d’ampleur » au sein de la maison d’arrêt, depuis que ces cas ont été détectés, fin janvier.


« Les trois premiers surveillants contaminés escortaient un détenu à l’hôpital Ballanger, pour qu’il effectue une radio suite à des soupçons de tuberculose. Le détenu a été renvoyé à la maison d’arrêt avant d’être transféré le lendemain à l’hôpital de Fresnes (Val-de-Marne) et aucune mesure de précaution n’a été prise, notamment d’indiquer aux surveillants et au conducteur de porter des masques », déplore Samuel Dehondt, responsable régional de FO-SNP. Un second détenu a été dépisté positif début février. Et un autre surveillant dans la foulée. Les surveillants atteints ne seraient pas contagieux, mais considérés comme infectés par une tuberculose latente.

Des délais de détection trop longs


« Seul 14 surveillants sur 200 personnels ont été examinés, il faudrait un dépistage d’ampleur, auprès du personnel comme des 975 détenus », réclame Samuel Dehondt. François Bès, coordinateur régional Île-de-France de l’Observatoire international des prisons (OIP), souligne les « dysfonctionnements dans le dépistage qui devrait être fait plus rapidement, et la promiscuité avec un taux d’occupation de 156 % augmentant le risque de propagation ».

A la Ddass, on assure que tous les « sujets contacts », c’est-à-dire les personnes susceptibles d’avoir été contaminées, ont été dépistés. « Par ailleurs, note Hubert Valade, le directeur, le dépistage systématique n’est pas obligatoire et n’est pas recommandé par la Direction générale de la santé, au regard des risques liés aux rayons de la radio. On concentre le dépistage sur des sujets en contact avec les cas déclarés et sur les personnes qui arrivent de pays à risque, où la tuberculose est endémique. »
Il convient que les délais de détection de détenus tuberculeux sont trop longs, puisqu’ils atteignent cent vingt jours. Contre quarante-cinq jours en 2005, selon une enquête dans les prisons d’Ile-de-France publiée en 2007. « Notre objectif est de passer à trente jours dès qu’on le pourra, avec un renfort du dispositif qui sera permis par une nouvelle convention en passe d’être signée entre l’Agence régionale de l’hospitalisation, l’hôpital d’Aulnay et le ministère de la Justice. » En attendant, il faudra aussi trouver les arguments pour rassurer la population carcérale, détenus et professionnels. Les communautés médicales (Ddass, conseil général, médecine du travail, hôpital d’Aulnay) doivent se rencontrer prochainement.

Le Parisien
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