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Envoyé comme "émissaire spécial" à Cuba par Nicolas Sarkozy, Jack Lang s'est entretenu pendant deux heures avec Raul Castro mercredi soir. "Lorsque je peux être utile à mon pays (...) je n'ai aucune raison de ne pas apporter une contribution", a expliqué l'ancien ministre de François Mitterrand sur Europe 1. Assurant : "quoi qu'il arrive, je resterai socialiste". Une mission ponctuelle qui suscite beaucoup de questions, notamment sur la forme que prend l'ouverture à gauche.
Officiellement, Jack Lang est parti en mission à Cuba envoyé par Nicolas Sarkozy. Objectif : relancer les relations entre la Havane et Paris. Une mission ponctuelle donc pour le député socialiste qui suscite beaucoup de questions. Serait-ce là une nouvelle forme d'ouverture à gauche prônée par Nicolas Sarkozy ?
Postes moins exposés, missions plus discrètes. Après les ministres de gauche, l'ouverture semble évoluer de manière moins spectaculaire. La médiatisation du voyage de Jack Lang alors que le PS est en voie réconciliation, apparait aussi comme une technique de diversion. Le chef de l'Etat doit en effet résoudre de nombreux problèmes: crise aux Antilles, chômage ou encore l'affaire Pérol.
Une ouverture plus prudente mais qui passe toujours aussi mal auprès des députés. A l'Elysée, toutefois, on relativise. Pour certains, l'ouverture est plus technique que politique. Enfin pour le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, il n'y a pas de débats puisque "le chef de l'Etat choisit ses émissaires sur un seul critère : la compétence" et a souligné que "Jack Lang est nommé dans le cadre de ses compétences, notamment en matière internationale. Je rappelle qu'il a été président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale".
Jack Lang a de son côté assuré que " quoi qu'il arrive, je resterai socialiste." Avant d'expliquer : "lorsque je peux être utile à mon pays pour une cause d'intérêt supérieur qui est conforme à mes convictions et à nos convictions, je n'ai aucune raison de ne pas apporter une contribution".
Europe 1