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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Robert Mugabe entend "rester aux commandes" au Zimbabwe

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, lors de la célébration de son 85e anniversaire à Chinhoyi, le 28 février 2009.
REUTERS/PHILIMON BULAWAYO
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, lors de la célébration de son 85e anniversaire à Chinhoyi, le 28 février 2009.

Alors que la majorité de ses compatriotes dépendent de l'aide alimentaire internationale et que 4 000 d'entre eux sont morts du choléra, le président Robert Mugabe a célébré, samedi 28 février, son 85e anniversaire par un somptueux festin dans sa ville natale de Chinhoyi, à 100 km d'Harare, la capitale du Zimbabwe.

Deux semaines après l'accession au poste de premier ministre de l'opposant Morgan Tsvangirai, la fête était destinée à montrer que le vieux dictateur, au pouvoir depuis 1980, conserve les rênes. "Je reste aux commandes et détiens le pouvoir exécutif, donc rien n'a changé", a proclamé M. Mugabe, jadis héros de l'indépendance de son pays, l'ancienne Rhodésie britannique, aux 2 000 militants de son parti réunis pour l'occasion.


LE "CROCODILE INTÉPIDE" FÊTÉ


La communauté internationale reste sceptique sur l'aptitude du président zimbabwéen, qui a perdu les élections législatives en 2008, à partager le pouvoir avec une opposition qu'il a combattue jusqu'à présent par la violence.

Baisers à des petites filles endimanchées, lâcher de ballons, messages de louanges au "crocodile intrépide" : rien ne manquait à ce 85e anniversaire pour lequel des dizaines de vaches, de chèvres et de porcs avaient été abattues et un gâteau de 85 kg préparé. L'espérance de vie est inférieure à 37 ans au Zimbabwe.

Robert Mugabe, qui a fait arrêter Roy Bennett, l'ex-fermier blanc que M. Tsvangirai a nommé secrétaire d'Etat à l'agriculture, a profité de la célébration pour répéter qu'il n'y aurait "aucun retour en arrière" dans la politique de confiscation de terres appartenant à des fermiers blancs. Le président a par ailleurs qualifié d'"insensée" l'action en justice entreprise avec succès par des fermiers auprès du tribunal d'arbitrage de la Communauté de développement des Etats d'Afrique australe (SADC). La confiscation de terres, décidée au nom de la justice foncière, est souvent opérée au profit de barons du régime qui les laissent en friches.

Invité à la fête, Morgan Tsvangirai ne l'a finalement pas honorée de sa présence. Le nouveau premier ministre, à la tête d'un pays dont 90 % de la population active est au chômage, peine à réunir les 4 milliards d'euros dont, selon lui, le Zimbabwe a besoin pour sa reconstruction. Vendredi 27 février au Cap (Afrique du Sud), il n'a pas obtenu d'engagement de la part de ses partenaires de la SADC pour l'aide d'urgence de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros) qu'il sollicitait. Seule la perspective d'un "sommet extraordinaire", en mars, sur les contributions au sauvetage du Zimbabwe, a été arrachée.

Alors que l'inflation, évaluée en milliards pour cent, réduit la population à la famine, l'usage du dollar américain tend à se généraliser et M. Tsvangirai a promis de payer les fonctionnaires en devises. Mais, les caisses de l'Etat étant vides, sa capacité à tenir ses promesses dépend de la bonne volonté des bailleurs de fonds internationaux.

 

Le Monde

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